Vocabulaire message nerveux et plasticité cérébrale

vendredi 7 avril 2006.
 

afférent ou sensitif : Qualifie un nerf, un neurone, un message nerveux qui "va" du récepteur sensoriel au centre nerveux.

aire corticale : surface du cortex cérébral, caractérisée par sa structure et sa fonction (sensitives : aire visuelle, auditive... ; motrice...)

aire motrice : surface du cortex cérébral, caractérisée par sa structure et sa fonction dans la réalisation de mouvements.

aire sensitive : surface du cortex cérébral, caractérisée par sa structure et sa fonction (aire visuelle, auditive, gustative...). Voir la représentation sous forme "d’homonculus".

antagoniste : qualifie des muscles dont la contraction entraîne des mouvements contraires : il y a coordination de l’activité de ces muscles.

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artéfact de stimulation : petit signal électrique qui représente le moment de la stimulation.

axone :long prolongement issu du corps cellulaire d’un neurone et participant à la formation d’un nerf . Peut être synonyme de fibre nerveuse lorsque celle-ci n’est pas myélinisée.

corps cellulaire : partie du neurone contenant le noyau et située dans la substance grise d’un centre nerveux ou dans les ganglions rachidiens.

cortex cérébral : partie superficielle du cerveau (5 mm d’épaisseur) constituée de substance grise et formée de 6 couches superposées de neurones interconnectés.

cortex sensoriel : ensemble d’aires corticales traitant les informations provenant de la surface du corps, des muscles, des tendons et articulations. Voir aires sensitives.

délai synaptique : temps nécessaire au franchissement d’une synapse, voisin de 0,5 ms. Permet de déterminer si un circuit nerveux est mono- ou poly-synaptique.

effecteur :organe réalisant la réponse au stimulus. Dans le cas du réflexe myotatique, il s’agit du muscle stimulé (également récepteur) et de "son" antagoniste.

exocytose : littéralement : "sortie de la cellule". Fusion d’une vésicule intracellulaire avec la membrane plasmique et rejet de son contenu dans le milieu extracellulaire. Ex : dans le cas d’une synapse, fusion d’une vésicule de neurotransmetteurs et libération de ces neurotransmetteurs dans la fente synaptique.

fente synaptique : espace entre le neurone présynaptique et l’élément post-synaptique (neurone ou muscle) infranchissable par un message de type électrique.

fibre nerveuse : prolongement cytoplasmique d’un neurone composé d’un axone, entouré ou non d’une gaine de myéline.

fuseau neuro-musculaire : récepteur sensoriel du muscle, sensible à l’étirement. Il s’agit de fibres nerveuse (neuro) sensitives, enroulées autour de fibres musculaires.

ganglion rachidien : renflement de la racine dorsale de la moelle épinière dans lequel sont situés les corps cellulaires des neurones sensitifs.

homonculus : silhouette du corps représentant les tailles respectives des projections des différentes régions dans le cortex somatosensoriel (sensitif ici).

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inhibiteur : qui empêche le fonctionnement. Dans le cas d’un interneurone, l’action inhibitrice est permise par la libération de neurotransmetteurs qui, après fixation sur leurs récepteurs, donnent naissance à un PPSI c’est à dire une hyperpolarisation.

innervation réciproque : circuit nerveux dont le fonctionnement entraîne une inhibition d’un des deux muscles antagonistes lorsque l’autre se contracte.

intégration neuronale : traitement simultané par un neurone des différentes informations afférentes (signaux d’entrée) permettant l’élaboration de messages efférents (signaux de sortie).

interneurone :neurone intercalé entre un neurone sensitif et un neurone moteur. Il a une action inhibitrice, qui s’exerce sur le muscle antagoniste au muscle stimulé.

moelle épinière : centre nerveux impliqué dans tout réflexe.

Coupe tranversale de moelle épinière

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monosynaptique :se dit d’un circuit neuronal ne faisant intervenir que 2 neurones : un neurone sensitif et un neurone moteur, il y a donc une seule synapse.

motoneurone : neurone conduisant un message nerveux moteur du centre nerveux au muscle (plaque motrice).

myéline : substance lipidique blanche entourant la plupart des fibres nerveuses sous forme d’une gaine interrompue au niveau des noeuds de Ranvier. Celles qui en sont dépourvues sont dite amyéliniques. Assure une conduction plus rapide du message nerveux.

myofibrille : constituant contractile de la fibre musculaire, constituée de sarcomères.

nerf : formé d’éléments allongés et parallèles : les fibres nerveuses.

Coupe transversale d’un nerf

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neurone : cellule nerveuse constituée d’un corps cellulaire, d’un long prolongement ou axone et de nombreux fins prolongements ramifiés : les dendrites.

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neuroplasticité : capacité de réorganisation de certaines structures nerveuses et de leur fonctionnement.

neurotransmetteur : substance chimique produite et libérée dans la fente synaptique par un neurone pré-synaptique, en réponse à l’arrivée de potentiels d’action , qui assure la transmission du message au neurone post-synaptique ou au muscle.

nociceptif : relatif à la douleur.

plaque motrice : ou synapse neuro-musculaire, lieu de "contact" entre un neurone moteur et une cellule du muscle strié squelettique.

post-synaptique :qualifie un constituant situé après la fente synaptique (fibre musculaire au niveau d’une plaque motrice par exemple)

posture : position particulière du corps, maintien, assuré par un certain tonus musculaire faisant intervenir la contraction de certains muscles simultanément au relâchement des muscles antagonistes.

potentiel d’action = PA : dépolarisation passagère de la membrane plasmique d’une cellule excitable (neurone), correspondant à l’inversion du potentiel de repos. Il est généré de proche en proche. C’est une activité de type "tout ou rien" (si la stimulation est insuffisante, on n’enregistre rien ; si elle est suffisante, on enregistre un PA qui présente des caractéristiques de durée et d’amplitude invariables).

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potentiel de repos : différence de potentiel enregistrée de part et d’autre de la membrane du neurone non stimulé, l’intérieur étant polarisé négativement par rapport à l’extérieur.

potentiel global : dépolarisation passagère d’un nerf c’est à dire de l’ensemble des fibres nerveuses qui le composent. Ses caractéristiques varient en fonction de l’intensité de la stimulation et donc du recrutement des différents types de fibres nerveuses (n’obéit donc pas à la loi du tout ou rien).

pré-synaptique :qualifie un constituant situé avant la fente synaptique (axone du neurone moteur par exemple). Contient des vésicules remplies de neurotransmetteurs.

propagation :"conduction" du message nerveux le long de la membrane du neurone, sans atténuation.
-  Elle résulte d’une succession d’excitations : la zone membranaire excitée dépolarise les zones voisines qui à leur tour vont dépolariser les zones voisines...

-  Si la dépolarisation est suffisante et si la zone voisine est excitable (pas en période réfractaire), un nouveau PA., identique à celui qui est en train de disparaître, est engendré.

-  Dans une fibre myélinisée, les zones excitables sont situées au niveau des noeuds de Ranvier, un PA. « saute » de noeud en noeud. cette conduction saltatoire est plus rapide que la conduction de proche en proche des fibres amyéliniques.

rachidien : relatif au rachis ou colonne vertébrale. S’applique aux nerfs qui "partent" de la moelle épinière (31 paires chez l’Homme) et aux ganglions situés sur la racine dorsale de ces nerfs.

racine dorsale ou postérieure ou sensitive : lieu d’entrée dans la moelle épinière des neurones sensitifs. Comporte un renflement appelé ganglion rachidien.

racine ventrale ou antérieure ou motrice : lieu de sortie de la moelle épinière des axones des neurones moteurs dont le corps cellulaire se trouve dans la moelle épinière (substance grise) et les terminaisons synaptiques au niveau d’une plaque motrice.

récepteur sensoriel : organe qui détecte une variation de l’environnement appelée stimulus et génère un message nerveux sensitif. Ne pas confondre avec une molécule réceptrice sur une cellule cible.

réflexe :réaction motrice stéréotypée, rapide et involontaire en réponse à une stimulation déterminée.

réflexe myotatique : mouvement involontaire dû à la contraction d’un muscle suite à son étirement. C’est un réflexe de "protection" de l’organisme (sinon les muscles ou tendons se déchireraient fréquemment !). En clinique, le médecin teste le réflexe achilléen ou le réflexe rotulien.

seuil de dépolarisation : intensité minimale de la stimulation d’une fibre nerveuse au dela de laquelle un PA prend naissance. On dit que la fibre nerveuse obéit à la "loi du tout ou rien".

somesthésie :sensibilité corporelle assurée par deux grandes catégories de récepteurs :
-  des récepteurs superficiels (sensibles au stimuli externes : corpuscules de Pacini, terminaisons nerveuses...) ;
-  des récepteurs profonds au niveau des muscles par exemple (propriorécepteurs comme le fuseau neuro-musculaire).

stéréotypé :qualifie toute réponse réflexe, répondant à un "schéma global" à condition que la stimulation soit identique.

stimulus : événement (choc électrique, pincement...) susceptible de déclencher l’émission d’un message nerveux par un organe récepteur.

substance blanche : zone d’un centre nerveux formée de fibres nerveuses majoritairement enveloppées de myéline (d’où la couleur).

substance grise : zone d’un centre nerveux riche en neurones et en fibres nerveuses "grises" car dépourvues de myéline (axones "nus").

synapse : Ce terme, proposé par Sherrington (1897), désignait au départ les zones de contact entre neurones, spécialisées dans la transmission de l’information. Mais les synapses ne sont pas uniquement interneuronales ; elles lient également les cellules réceptrices aux neurones et les neurones aux cellules effectrices (jonction neuromusculaire). C’est à ce niveau que s’effectue la transmission de l’information d’une cellule à une autre : la transmission synaptique.

microscope électronique

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tonus musculaire : contraction partielle et permanente de certains muscles, qui règle les attitudes du corps dans les différentes positions (debout, assis, couché...).

train de PA : succession de dépolarisations constituant le message nerveux. Leur fréquence code l’intensité du stimulus.

transmission synaptique : ensemble des étapes assurant le franchissement de l’espace synaptique par le message nerveux, se réalisant grâce à une communication chimique :
-  l’arrivée du message nerveux (train de PA) déclenche la migration des vésicules de neurotransmetteur vers l’extrémité de l’axone présynaptique ;
-  les vésicules fusionnent avec la membrane plasmique et libèrent leur contenu par exocytose dans l’espace synaptique ;
-  les molécules de neurotransmetteur se fixent à leurs récepteurs spécifiques, situés sur la membrane post-synaptique :
-  la fixation entraîne la dépolarisation ou l’hyperpolarisation de la membrane post-synaptique.