ablation : action d’enlever un organe. Elle permet de mettre en évidence l’action d’un organe sur des organes cibles dont il modifie l’activité. Ex : pancréatectomie (ablation du pancréas)pour la régulation de la glycémie. Si l’ablation de l’organe étudié perturbe l’activité d’un organe cible, alors on peut dire qu’il agit sur ce dernier.
acinus : masse arrondie de quelques cellules sécrétrices autour du canal d’une glande exocrine. Pour le pancréas, cellules fabriquant des enzymes digestives aboutissant dans l’intestin grêle.

adipocyte : cellule du tissu adipeux c’est à dire des graisses de l’organisme, renfermant des triglycérides. alpha cellules situées sur le pourtour des îlots de Langerhans du pancréas, produisant du glucagon.
auto-anticorps : molécule normalement fabriquée par l’organisme à la suite de l’introduction d’un antigène mais ici dirigée contre les propres cellules de l’individu. Les anti-64K apparaissent dès le début de la maladie chez tous les diabétiques de type 1, ils détruisent les îlots de Langerhans (en particulier les cellules bêta).
auto-immunité :fabrication d’Anti-corps et de LymphocytesT contre les cellules de l’organisme. Dans le cas du diabète de type 1, contre les cellules β.
cellules bêta : cellules situées au centre des îlots de Langerhans du pancréas, produisant de l’insuline.
capillaires : plus petits vaisseaux sanguins de l’organisme, aboutissant à un organe ou en partant. Leur faible diamètre fait qu’ils peuvent se boucher lors de la formation d’une plaque d’athérome en cas d’abus de graisses, de sucres...
capteur : qualificatif associé aux cellules sensibles aux variations d’un paramètre physiologique (ici la glycémie) : ce sont des détecteurs d’écarts par rapport à une grandeur de consigne (ici la glycémie).
cellules alpha : cellules situées à la périphérie des ilôts de Langerhans et produisant le glucagon
cellules bêta : cellules situées au centre des ilôts de Langerhans du pancréas et produisant l’insuline.
cible : qualifie une cellule qui possède des récepteurs spécifiques (conformation spatiale complémentaire) à une substance précises, une hormone par exemple. Les cellules hépatiques sont les seules cellules possédant des récepteurs au glucagon.
codage : c’est la concentration hormonale dans le sang qui constitue le message (système de transmission) envoyé aux organes effecteurs, régulateurs de la glycémie.
corrélation : dépendance réciproque de deux phénomènes qui varient simultanément. Ex : Le diabète de type I est une maladie qui ne peut être qualifiée d’héréditaire sinon des jumeaux monozygotes (vrais) auraient le même génotype et donc le même phénotype. Néanmoins, il existe une prédisposition génétique, car des études épidémiologiques ont montré une corrélation entre la présence de certains gènes (DR3 et DR4 du système HLA) et les phénotypes diabétiques. Ces gènes sont qualifiés de gènes de susceptibilité.
effecteur : nom ou adjectif qualifiant un organe réalisant une action suite à une stimulation. Dans le cas la régulation de la glycémie, ce sont le foie, les muscles et le tissu adipeux.
endocrine : qualifie un organe, un tissu, une cellule libérant une substance (hormone) dans le sang.
éthique : qui concerne les principes de la morale. La médecine prédictive repose sur les études épidémiologiques. Or ces dernières se font sur des enquêtes dans des groupes et des familles, ce qui nécessite d’entrer dans la vie personnelle des individus. La découverte de l’appartenance à un groupe peut perturber une personne (savoir que l’on va développer une maladie dans un avenir plus ou moins proche...) Cela peut être un outil de discrimination à l’embauche, pour les assurances...
étude épidémiologique : étude des rapports entre les maladies et les facteurs susceptibles d’exercer une influence sur leur fréquence, leur distribution, leur évolution. Pose des problèmes éthiques.
exocrine : qualifie un organe, un tissu, une cellule libérant une substance (enzyme par exemple) dans un canal.
facteurs environnementaux : virus, certains constituants alimentaires (certaines protéines du lait de vache ; certains polluants des aliments) représentant pour l’organisme des antigènes déclenchant une réaction immunitaire. Si ces antigènes possèdent des ressemblances de structure avec des composants des cellules β, la réaction immunitaire peut être dirigée contre les propres cellules de l’organisme : on parle d’auto-immunité.
facteurs génétiques : De nombreux gènes sont impliqués dans le développement des diabètes. Ils sont plus ou moins impliqués dans les diabètes (type 1 et type 2). On peut avoir une prédisposition génétique à un phénotype diabétique. Les diabètes résultent de l’interaction entre ces gènes et des facteurs de l’environnement, en particulier l’alimentation.
gènes de susceptibilité : informations portées par l’ADN, prédisposant un individu à développer un diabète (de type 1 notamment) mais ne suffisant pas seuls. Les facteurs environnementaux sont ici les "déclencheurs".
glucagon : hormone synthétisée par les cellules alpha des îlots de Langerhans et qui se fixe aux récepteurs des cellules hépatiques, provoquant la synthèse d’enzymes nécessaires à la libération de glucose par glycogénolyse notamment.
glycémie : concentration sanguine de glucose.
glycogène : grosse molécule glucidique de formule (C6 H10 O5)n constituée par l’enchaînement de très nombreuses molécules de glucose : c’est un polymère de glucose (C6 H12 O6). Une substance peu ou pas soluble, capable de libérer du glucose en cas de besoin.
glycogénogenèse : transformation du glucose sanguin en glycogène réalisée par le foie et le muscle, organes possédant à la fois des récepteurs cellulaires à l’insuline et les enzymes nécessaires à ces transformations, activées par la liaison spécifique de l’hormone avec son récepteur.
glycogénolyse : restitution de glucose au sang, en hydrolysant une partie des réserves de glycogène. Cette réaction n’est réalisée que par le foie, seul organe possédant des récepteurs au glucagon et synthétisant les différentes enzymes nécessaires aux transformations chimiques (notamment celle qui catalyse l’enlèvement d’un groupement phosphate au glucose, condition indispensable à la sortie de glucose. Le muscle, ne possédant pas cette enzyme, possède une réserve « privée » de glycogène).
glycosurie : présence de glucose dans les urines. Elle apparaît à partir d’une concentration sanguine en glucose de 1,8 g/L.
grandeur de consigne : valeur "normale" d’une variable régulée. Quand cette valeur est dépassée, un mécanisme de régulation négative se met en place ; quand cette valeur n’est pas atteinte, un mécanisme de régulation positive se met en place.
greffe : opération chirurgicale consistant à implanter un organe chez un individu receveur. Pour comprendre le mode d’action d’un organe, on réalise souvent une ablation puis on replace l’organe ailleurs. Elle ne rétablit que la circulation sanguine sans les connexions nerveuses. Elle permet donc de confirmer le rôle de l’organe étudié et de préciser le mode de communication entre cet organe et les organes cibles : en effet, si la transplantation annule les effets de l’ablation, on démontre que l’organe étudié a bien une action sur les organes cibles, et que cette communication se fait par voie sanguine et non par voie nerveuse.
hépatique : relatif au foie.
homéostasie : maintien de la constance du milieu intérieur (taux d’hormones, de différentes molécules comme le glucose mais aussi les ions ..., pression artérielle ...).
hormone : molécule (= substance chimique) produite par une cellule spécialisée (endocrine), excrétée puis transportée par le sang et qui modifie à distance le fonctionnement d’autres cellules (cellules cibles).
hyperglycémie : glycémie à jeun supérieure à 1,26 g/L.
hypoglycémiant : qualifie une substance, un organe, dont l’activité aboutit à une baisse de la glycémie par utilisation accrue du glucose et mise en réserve. Le pancréas a globalement cet effet (plus de cellules bêta que de cellules alpha).
hypoglycémie : glycémie à jeun inférieure à 0,65 g/L.
îlot de Langerhans : ensemble de cellules alpha et bêta constituant la partie endocrine du pancréas c’est à dire responsable de la synthèse et de l’excrétion d’hormones régulatrices de la glycémie (respectivement glucagon hyperglycémiant et insuline hypoglycémiante).
immunofluorescence : technique de marquage fondée sur la coloration par une substance fluorescente d’anticorps (Ac) reconnaissant spécifiquement ce que l’on cherche à localiser. On peut par exemple utiliser cette technique pour localiser les cellules alpha productrices de glucagon (Ac anti-glucagon) ou les cellules bêta productrices d’insuline (Ac anti-insuline).
insuline : hormone produite par les cellules bêta du pancréas et transportée par voie sanguine jusqu’aux effecteurs composés de cellules cibles : foie (glycogénogenèse), muscles (utilisation accrue de glucose et glycogénogenèse) et tissus adipeux (stockage de triglycérides).
insulinémie : taux d’insuline dans le sang responsable du codage du message hormonal. Si la perturbation est forte, le taux d’insuline sera fort (tout est relatif ! les quantités d’hormones sont toujours très faibles !) de manière à rétablir rapidement la valeur de consigne.
insulinorésistance : pathologie consistant en une mauvaise réponse à des taux "normaux" d’insuline. On peut l’expliquer par un nombre insuffisant de récepteurs à insuline sur les cellules cibles ou par une mauvaise conformation spatiale de ces derniers.
interaction : influence réciproque de deux phénomènes. Dans le cas des phénotypes diabétiques, il y a influence des facteurs génétiques et des facteurs environnementaux.
lésion : modification pathologique ou expérimentale de la structure (d’un tissu) d’un organe. Permet de comprendre l’utilité voire le mode d’action d’un organe.
lymphocyte T ou LT : globule blanc intervenant dans la reconnaissance et l’élimination d’éléments étrangers ou antigènes. Dans le cas du diabète de type 1, ils s’attaquent aux propres cellules de l’organisme : c’est une maladie auto-immune.
médecine prédictive : partie de la médecine préventive axée sur le diagnostic d’une maladie avant sa survenue. Pose des problèmes éthiques : garder un foetus prédisposé ? s’assurer alors qu’on va développer une maladie dans l’avenir ? être embauché ?
monozygotes : se dit de jumeaux issus d’un même oeuf ou vrais jumeaux. L’étude du deuxième jumeau lors de l’atteinte du premier par le diabète permet de connaître la part de l’hérédité et de l’environnement dans la survenue de la maladie.
nécrose : mort d’un groupe de cellules dans corps vivant.
néoglucogenèse : réaction chimique que seul le foie est capable de réaliser. Il peut produire du glucose à partir d’autres métabolites comme des acides aminés (provenant des protéines), des acides gras (provenant des réserves de graisses), et l’acide lactique (provenant de l’activité musculaire).
obésité : excès de masse corporelle par augmentation de la masse adipeuse de l’organisme (lorsque la surcharge dépasse de 20 % la masse idéale).
pancréas : glande abdominale située chez l’Homme en arrière de l’estomac, et qui assure à la fois la sécrétion d’un suc digestif (action exocrine) et de deux hormones (action endocrine) régulatrices du métabolisme des glucides : l’insuline et le glucagon.
pancréatectomie : ablation du pancréas. Dans l’étude de la régulation de la glycémie, permet de découvrir le rôle "global" de l’organe.
pathologie : science des causes, symptômes et de l’évolution des maladies. Valeur pathologique = anormale (= morbide).
physiologie : science qui étudie le fonctionnement de l’organisme. Valeur physiologique = "normale".
plasma : liquide clair dans lequel les cellules sanguines (globules rouges, globules blancs, plaquettes) sont en suspension.
polydipsie : augmentation excéssive de la soif.
polygénique : qualifie une maladie dont l’origine peut-être expliquée par la déficience de plusieurs gènes. Les diabètes de type 2 sont rarement (5 %) monogéniques.
polyurie : élimination urinaire importante, supérieure à la normale, accompagnant les deux type de diabète.
prédisposition génétique : gènes qui augmentent les "chances" de développer une maladie, par interaction avec les facteurs environnementaux.
récepteur : molécule de conformation spatiale précise, située sur la membrane d’un type de cellules appelées cellules cibles et assurant l’action du messager (ici une hormone).
système de régulation : système qui assure la constance des paramètres du milieu intérieur en dépit des variations du milieu extérieur. Comporte un système réglé et un système réglant le contrôlant.
système de transmission : ensemble des organes et/ou substances assurant la communication entre capteurs (cellules beta et alpha dans la régulation de la glycémie) et effecteurs (foie, muscles et tissu adipeux). Il s’agit pour la régulation de la glycémie des hormones : insuline ou glucagon.
système réglant : ensemble des organes et molécules intervenant dans la régulation d’un paramètre physiologique pour revenir à la valeur de consigne. Dans la régulation de la glycémie, il s’agit des capteurs, hormones et effecteurs.
système réglé : paramètre de l’organisme dont la constance (homéostat) est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme (ici la glycémie).
tissu adipeux : nom scientifique donné à la graisse. Formé d’adipocytes, c’est à dire de cellules contenant des lipides : les triglycérides.
triglycéride : lipide formé par l’estérification du glycérol par 3 acides gras. Forme de stockage des lipides dans le tissu adipeux.
type 1 : diabète dû à un déficit en insuline causé par la destruction des cellules beta des îlots de Langerhans : c’est une maladie auto-immune qui se déclare généralement pendant l’enfance. Les personnes atteintes doivent surveiller leur alimentation, s’injecter de l’insuline selon les besoins journaliers. Les facteurs héréditaires sont peu influents (gènes de susceptibilité ou de prédisposition), les facteurs environnementaux (virus, certaines molécules) sont prédominants car ils déclenchent la réaction auto-immune. Phénotype moléculaire (métabolique ou biologique) :Glycémie > 1,26g/L à jeun ou 2 g/L dans la journée.
CARACTERISTIQUES : Phénotype cellulaire et plasmatique : Insulinémie très faible Destruction des cellules des îlots de Langerhans : β en particulier. Cellules cibles normales.
Phénotype macroscopique : Polyurie, polydipsie, atteintes rétiniennes, rénales, infections. Amaigrissement.
Traitement : Injection d’insuline (Insuline efficace). (DID)
Age d’apparition ::Jeune (avant 20 ans)
type 2 : diabète aussi appelé gras ou de l’adulte car les 1° signes apparaissent généralement vers l’âge de 40 ans (même si de rares cas sont signalés chez des enfants). Dans la majorité des cas ce diabète se développe à la suite d’une obésité.
CARACTERISTIQUES :
Phénotype cellulaire et plasmatique : Glycémie > 1,26g/L à jeun ou 2 g/L dans la journée Insulinémie d’abord normale puis faible. Cellules pancréatiques normales Cellules cibles captant mal les hormones.
Phénotype macroscopique : Peu ou pas de signes particuliers. Evolution très discrète. (hypertension, surcharge pondérale)
Traitement : Insuline inefficace au moins les 10 premières années après le début de la maladie. Médicaments pour réduire l’insulinorésistance.
Age d’apparition : Après 40 ans
variable à régler : paramètre physiologique du milieu intérieur dont la constance (valeur de consigne) est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme.