LGS_GEO : les acteurs de l’aménagement (3).

Lycée Marie Curie
dimanche 12 février 2006
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Trois groupes ont travaillé sur une approche par les acteurs du projet. Les notions et concepts abordés : Aménagement du territoire ; flux ; enjeux ; développement durable ; environnement ; déséquilibres territoriaux ; contraintes ; multi scalaire (emboîtement d’espaces).

La liaison entre Grenoble et Sisteron concerne de nombreux acteurs à des échelles différentes et variées. On peut donc en effet se poser la question sur le rôle et la place qu’occupe chaque acteur. Ce projet concerne directement les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), Rhône-Alpes et quatre départements, l’Isère, la Drôme, les Hautes-Alpes et les Alpes de Haute Provence. Il concerne aussi les communes de ces départements, les acteurs économiques, et les citoyens. A plus grande échelle, l’état et l’union européenne ont un rôle important dans ce projet.

Quelle est la place / le rôle de l’Union européenne ?

On peut dire que la liaison Grenoble-Sisteron est une réponse à la politique européenne des transports et au Livre Blanc.

Cette politique des transports et ce Livre Blanc ont pour objectifs de favoriser le développement économique, l’attractivité des territoires européens tout en tenant compte de l’environnement. De plus ils souhaitent un développement durable des transports en équilibrant par exemple les différents modes de transports, en renforçant la sécurité routière et en luttant contre la pollution, le changement climatique...Ils proposent aussi de rationaliser les déplacements en revitalisant le rail, améliorant la qualité du transport routier de marchandises, valorisant le transport fluvial et maritime... Il montre la volonté des états membres de l’UE de créer un véritable réseau transeuropéen.

La liaison Grenoble - Sisteron est donc un projet issu de cette politique européenne de création d’un réseau de transports variés. Il est une étape du processus de densification du réseau. Par ailleurs, le projet de l’amélioration du transport ferroviaire témoigne d’une volonté de tenter de trouver des alternatives à l’autoroute et donc de montrer que le Livre Blanc n’est pas oublié.

De même, l’union européenne accueille de nouveaux états. Les déplacements d’hommes et de marchandises risquent d‘augmenter, c’est aussi pour cela que cette liaison peut être considérée comme nécessaire et comme constituant une réponse aux futurs besoins de l’union.

D’un point de vue financier, l’union peut avoir un rôle. En effet les fonds structurels peuvent peut-être être utilisés pour le désenclavement des espaces isolés.

L’union a aussi une influence sur le choix entre les quatre projets proposés. En effet, le projet de l’amélioration du transport ferroviaire, bien qu’il soit en parfait accord avec l’idée de varier les modes de transports, ne peut pas vraiment constituer une ouverture sur l’Europe comme la liaison Lyon - Turin par exemple. En revanche, l’autoroute, très utilisée par les touristes et pour les transports de marchandises constitue une option préférable pour ce qui est de l’ouverture sur l’Europe.

L’Union dans ce projet semble être pour une autoroute car ce qu’elle souhaite avant tout c’est la densification du réseau pour les échanges économiques.

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Cette carte centrée sur la France montre l’existence d’un axe Nord Sud national qui permet d’échanger avec L’Angleterre, l’Allemagne et d’accéder à la méditerranée. De plus il constitue une ouverture sur la mégalopole européenne et permet d’accéder à un axe méditerranéen intéressant dans la mesure où il permet d’échanger et de communiquer avec l’Espagne et l’Italie. La liaison Grenoble Sisteron permettra de réaliser et de terminer véritablement cet axe Nord-Sud, surtout s’il s’agit d’une autoroute.

Quelle est la place / le rôle de l’état ?

L’état a un rôle très important dans ce projet. En effet, c’est le gouvernement qui a décidé dans un comité interministériel de réaliser un projet qui permettrait de mieux connecter Grenoble et Sisteron. De plus, l’état est le maître d’ouvrage du projet, pour des raisons de proximités ou autres, il a désigné un maître d’ouvrage plus « proche » de cette liaison. Pour la LGS, c’est la direction régionale de l’équipement de PACA. Cependant il demeure quand même le maître d’ouvrage « suprême » et se réserve le droit de « geler » le projet s’il estime que c’est utile comme se fut le cas le 9 juin, 1997.

Par ailleurs, l’état a aussi pour rôle de proposer le projet pour lequel il a une préférence sans pour autant l’adopter automatiquement et de manière officieuse avant la décision finale. Il finance aussi environ 75 % au moins du projet qui sera adopté. Enfin, le gouvernement à une place capitale dans la mesure où il détient la décision finale, décision qu’il doit prendre après avoir consulter les cahiers d’acteurs et prit en compte les échanges effectués. L’état a aussi pour rôle de nous permettre à nous, citoyens... de nous exprimer. Par exemple, en 1983, la loi « Bouchardeau » démocratise les enquêtes d’utilité publiques, en 1995, la loi « Barnier » permet la création de la Commission Nationale du Débat publique. De plus, il doit fournir des éléments aux citoyens avec un souci de transparence pour qu’ils puissent se forger eux même une opinion. Enfin, il doit faire une saisine de cette commission et tenir compte de son compte-rendu.

D’un point de vue géographique, l’état a une place importante dans cette liaison qui sert à terminer un axe de communication Nord-Sud déjà apparent qui permettrait de renforcer les flux de marchandises et l’économie même au niveau national.

L’état donc l’autoroute passant par l’est de Gap car c’est économiquement le projet qui lui semble le plus intéressant. Non pas par le coût du projet lui-même mais par les échanges que cette nouvelle voie de communication permettra au niveau national (axe nord-sud, rapidité échanges....)

Le rôle et la place des régions

Les régions ont un rôle important dans la LGS et une place importante.

Premièrement, ces régions ont le rôle d’organiser le débat qui a été demandé par le gouvernement pour prendre l’avis des citoyens et des collectivités locales. Ce débat permettra de montrer les opportunités du projet, ses fonctions et ses principales caractéristiques aux citoyens et collectivités qui se sentent préoccuper par cette liaison. Ce débat permettra de faire parler les citoyens pour qu’il fasse valoir leur droit de paroles bien que ce débat n’a qu’un titre indicatif pour le gouvernement qui prendra la décision. Les régions font aussi valoir leur droit de parole. Par exemple, la région PACA a voté à 3 reprises pour choisir son tracé le plus adapté qui est l’autoroute par l’Est de Gap.

Deuxièmement , la place que porte ces régions est importante car ce projet permettra à cette région de se développer économiquement plus facilement. En effet, nombres des territoires de ces régions sont isolées freinant l’attractivité touristique de ces territoires dû à une concurrence de plus en plus efficace. Ce projet permettra de réduire le temps de trajet pour les touristes donc améliorer l’attractivité. Mais aussi, il permettra d’élaborer un réseau routier solide dans les Alpes améliorant la condition de ces régions.

En conclusion, le rôle des régions, bien qu’indicatif, est important car elles sont les organisatrices du débat public permettant de prendre l’opinion des citoyens mais aussi elles donnent leur avis sur ce projet les concernant. La place est importante car leur développement dans l’avenir repose essentiellement sur la LGS tel qu’elle soit dans son genre

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Cette carte montre ce qu’aura pour effet le tracé Ouest autoroutier de la LGS. En effet, nous pouvons observer que ce tracé améliorera les échanges vers le Nord, vers l’Italie et vers le Sud méditerranéen. Mais aussi les desserte locale et permettant de découvrir des zones de potentialité de développement économiques et d’extension urbaine. Il permettra aussi d’améliorer le parc touristique des Alpes du Sud.

Le rôle et la place des départements

Les départements jouent un rôle moindre dans la LGS mais la place qu’elle y tient est d’autant plus importante qu’elle en définira plus tard son développement humain et économique

Tout d’abord, les conseils régionaux ne prennent aucune décision quand au tracé de la LGS et au moyen employé. En effet, ceci ont seulement à donner leur opinion quand au moyen de transport à adopter et au tracé. L’avis qu’il ont donné lors des débats publics a été voté lors de leur assemblée. Par exemple, le Conseil Régional des Alpes de haute Provence a adopté lors d’une séance le tracé autoroutier passant par l’Ouest de Gap.

Les départements ont une place importante dans ce projet car il permettra de désenclaver ces deux départements qui ont l’air d’être lésés par rapport aux autres départements français et italiens situés autour de ces deux-ci qui sont plus développés et plus irrigués en matière de transport. Ces départements espère ce projet car il permettra de relever la concurrence par rapport aux nouveaux pays attractifs en matière de tourismes car ces départements dépendent à 90% des activités touristiques proposées. De plus, 80% de leurs entreprises comptent moins de 10 employés dû à une accessibilité médiocre et un dynamisme freiné par le manque de communications entre ces départements et les autres avoisinant.

En conclusion, les départements concernés n’ont pas un rôle majeur dans la LGS donnant simplement leur avis sur le projet mais ils tiennent une place importante car leur développement économique et humain est en jeu dans ce projet qui est discuté depuis plus près de 20ans.

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Nous voyons ici le nombre d’habitants par départements dans le Sud-Est de la France et deux régions dominantes en Italie le Piémont et la Ligure. Nous observons que les deux départements des Hautes-Alpes et des Alpes de Haute-Provence sont entourés de département extrêmement peuplés tel que les Bouches du Rhône avec une population de plus de 2milions d’habitants ou encore le Piémont avec aussi plus de 2millions d’habitants mais aussi de départements moyennement peuplé comme l’Isère. Les deux départements concernés eux sont les moins peuplés du Sud-Est de la France. Cela montre un retard probable sur le développement de ces régions.

Quelle est la place / le rôle des communes ?

Les communes ont un rôle plus local. N’étant pas traversées par la liaison entière, elles s’intéressent plutôt à ce qui passera sur leur territoire et aux avantages et inconvénients engrangés. Par ailleurs, ils ne peuvent qu’aider à la décision publique par l’intermédiaire des cahiers d’acteurs par exemple et doivent connaître l’avis de la population communale. Leur rôle est de plaider pour le projet qui les avantagerait le plus.

Ainsi, certaines communes qui ont pour priorité l’ouverture et le développement de l’économie souhaiteront être desservies par une autoroute et participeront au débat public en faveur de l’autoroute qui passe par la commune, tandis que d’autres voudront préserver leur environnement qui est leur source de revenus (tourisme vert...). Certaines peuvent aussi être contre une autoroute qui dévitaliserait une nationale et donc les commerçants avoisinant cette nationale... Les positions occupées par les communes sont donc plus variées car tout n’est plus qu’avantage et désavantages locaux

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Ce document, issu du cahier d’acteur de Gap, nous montre que sa position est très claire et que ses intérêts sont grands et qu’elle s’intéresse principalement à l’économie élément dominant dans les points de vue des grandes villes.

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Ce document, issu du même cahier d’acteur, montre qu’en s’intéressant à l’avis de la population de Gap, une très grande majorité est pour l’autoroute passant par l’est. Ce document donne à Gap encore un poids plus grand à son argumentation, car elle semble représenter réellement l’avis général de la population.

Quelle est la place / le rôle des citoyens ?

Les citoyens ont une place et un rôle dans ce projet même s’ils n’ont pas la décision finale entre les mains. En effet, ils constituent une aide à la décision publique. Ils ont pour rôle de s’informer, à l’aide des études mise à disposition par la DRE PACA, de vérifier l’information puis de se forger une idée et une opinion sur le projet. Ensuite ils peuvent plaider en faveur de l’un des projets sachant qu’ils sont seulement consultés. Ils peuvent s’exprimer par l’intermédiaire d’Internet, le courrier ou dans les cahiers d’acteurs... Certains, ayant des opinions communes, s’unissent en une association avec l’espoir d’être réellement écouter par l’état...Leurs opinions sont plutôt variées. Les modes de transports souhaités sont différents et le train retrouve tout ses intérêts chez des citoyens qui veulent véritablement préserver l’environnement. Les citoyens s’expriment généralement à l’aide d’un représentant et bénéficient tous, au niveau des cahiers d’acteurs, de la même place pour argumenter. L’ensemble des échanges lors des débats publics aboutira à un comte rendu dont l’état doit tenir compte.

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On remarque dans ce cahier d’acteur que le thème principal de cette association est l’environnement, thème qui n’apparaît jamais en gros titre chez des acteurs autres que des citoyens.

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On retrouve de même rarement une position aussi négative sur le projet dans d’autres cahiers d’acteur

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Ce document issu du premier cahier d’acteur qui présente le débat montre bien le rôle et la place des citoyens, qui peuvent en effet, débattre, en cherchant et vérifiant des informations... Mais qui sont au final seulement consulté.

Le rôle et la place des acteurs économiques

Les acteurs économiques ont un rôle minime dans la décision de la Liaison Grenoble-Sisteron mais ils ont une place essentiel. Effectivement, les acteurs économiques des régions peuvent seulement influencer sur cette décision que le gouvernement français prendra lors d’un comité interministériel. Chaque acteurs économiques défendra son choix pour le trajet de la LGS soit la meilleur possible pour lui économiquement car ce projet permettra aux endroits les plus enclavés des régions alpines de s’ouvrir à l’Europe du Nord mais aussi d’avoir une ouverture sur la Méditerranée. Bien qu’il existe déjà un réseau routier pour parvenir à ces endroits mais il est malheureusement très peu sûr et n’absorbe pas le trafic actuel, et on prévoit le pire pour le futur. Ce projet permettra donc d’améliorer les conditions d’échanges entre les entreprises et d’améliorer l’accessibilité aux stations de ski alpines pour les touristes. Leur opinion s’est notamment exprimée lors du débat dans les régions concernées grâce à leurs intermédiaires qui sont la CCI ou encore une union des entreprises.

Malgré leur incapacité à réellement choisir le projet qui sera préféré par le gouvernement, ils ont une place essentielle dans ce choix. Aussi, leur activité économique et touristique dépend de ce projet dans les années à venir. C’est pour cela qu’ils ont tous retenu la proposition de faire une autoroute . En effet, selon eux, le ferroutage proposé ne permettra d’absorber tout le trafic routier et touristique qui se fera dans quelques années malgré l’économie de pollution et d’énergie qu’il engendre. Il est de même pour l’aménagement des routes nationales qui semblerait inutiles à long terme. L’autoroute pourrait désenclaver réellement les stations de sport d’hiver et les entreprises isolées, sécuriser les transport, réduire le temps pour parcourir le trajet, améliorer les échanges entre régions et pays et produire moins de pollution. Mais il perdure un désaccord sur le tracé de la LGS. En effet, les acteurs économiques de la région PACA pencherait plus pour une autoroute passant par l’Est qui, pour eux, désenclaverait plus de ville et ouvrirait plus d’horizon sur les pays de l’Europe. La région Rhône-Alpes, elle, opterait pour une autoroute passant par l’Ouest car elle est mois cher à court et à long terme et présenterait les mêmes atouts que celle passant par l’Est.

En conclusion, les acteurs économiques ont un rôle mineur dans le choix du mode et du tracé de la LGS ayant seulement de dire leur opinion se situant au même niveau que les citoyens. Pourtant, la place qu’ils tiennent est primordiale car la décision influera directement sur l’économie de ces régions isolées pour les prochaines années à venir.



Le travail est dense et riche. Parfois c’est trop long et en limite du sujet (Q1) ; parfois des oublis (Q2). Mais c’est souvent bien (Q3 - Q4).

Note : 15/20.


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