LGS_GEO : une étude multiscalaire (3)

Lycée Marie Curie
dimanche 12 février 2006
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Trois groupes ont travaillé sur une approche multi scalaire du projet. Les notions et concepts abordés : Aménagement du territoire ; flux ; enjeux ; développement durable ; environnement ; déséquilibres territoriaux ; contraintes ; multi scalaire (emboîtement d’espaces).

Là où, il y a encore 30 ans, l’organisation d’un espace se pensait à l’échelle nationale, il faut aujourd’hui prendre en compte l’échelle régionale et l’échelle européenne au sein d’une économie mondiale ouverte. Ainsi, l’étude de la liaison Grenoble - Sisteron doit s’envisager à plusieurs niveaux d’étude.

Quelle place la LGS occuperait dans le système de transport européen ?

La croissance économique des pays européens devrait se traduire par une forte augmentation des besoins de déplacements et des échanges au cours des prochaines années, c’est pourquoi le projet de cette nouvelle liaison a été élaboré.

Tout d’abord, la liaison Grenoble - Sisteron permettrait de créer un nouvel axe européen. En effet l’un des principaux axes pour les transports terrestres de marchandise à l’échelle européenne se situe à proximité de l’axe Grenoble - Sisteron. Il va de l’arc méditerranéen à Londres en passant par la vallée du Rhône, l’Italie, la Suisse, et l’Autriche, c’est la mégalopole européenne. Ce nouvel axe de communication faciliterait donc les échanges entre cette dorsale européenne et le sud de la France.

Carte de la mégalopole européenne et des flux majoritaires européens

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Mais aussi, le projet d’améliorer le transport ferroviaire permettrait d’augmenter les flux frontaliers avec l’Italie, il faciliterait les liaisons avec ce pays, tout en désenclavant les Alpes du Sud. Ce désenclavement permettrait également à la clientèle italienne de Milan et Turin de mieux profiter du terrain Briançonnais. Cependant, l’infrastructure ferroviaire est de capacité modeste, et les accès routiers alpins restent délicats du fait de l’altitude des caractéristiques de route, de coupures de circulation dues aux intempéries...C’est pourquoi le projet ferroviaire a pour but de construire un tunnel sous le Montgenèvre et d’améliorer la ligne Lyon - Turin. Ce projet, le seul où la liaison est envisagée avec un pays étranger, permettrait de transporter 300 000 à 400 000 voyageurs supplémentaires chaque année et surtout de faire circuler les marchandise en dehors des axes de communication routiers à l’aide du système de ferroutage. De plus, l’autoroute de montagne par l’ouest de Gap apporterait un meilleur accès au Nord de l’Italie et permet ainsi d’ouvrir les portes de l’Europe centrale. La liaison Grenoble - Sisteron qui améliora le transit entre le Nord et le Sud de l’Europe, permettra aussi de maintenir une certaine cohésion des territoires européens, c’est-à-dire un rapprochement des régions pour obtenir des convergences d’intérêt.

Enfin, grâce à ce nouvel axe, on obtiendra une économie de temps de parcours, Briançon ne sera plus qu’à une heure de Turin et quatre heures de Paris, avec une plus grande sécurité de voyage.

Quelle place la LGS occuperait dans le système de transport national ?

Le projet de la liaison Grenoble - Sisteron répond à des enjeux régionaux et nationaux. Effectivement, la LGS permettrait d’augmenter la capacité routière du Sud-est de la France et donc de fluidifier durablement le trafic. La construction d’une autoroute ou l’aménagement des routes nationales 75 et 85 aura pour conséquence de désenclaver les routes déjà existantes. De plus, la création d’une liaison entre Grenoble et Sisteron amènerait un gain de temps considérable des trajets. Par exemple, depuis Grenoble, les gains sur les liaison avec Sisteron et Marseille seraient très significatifs (respectivement un gain de 36 et 24 minutes). Ces nouvelles infrastructures permettraient aussi de relier plus rapidement la région grenobloise à la région Aix-Marseille et à la côte d’Azur. Une autre solution de passage entre le nord et le sud de la France serait ainsi créée afin de désengorger la vallée du Rhône.

Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Rhône-Alpes constituent les premières régions touristiques de France. Au nord il s’agit plutôt d’un tourisme de montagne et au sud il s’agit principalement d’un tourisme balnéaire. C’est durant les vacances que les flux touristiques vers ces zones sont les plus importants ce qui entraînent des conditions de circulation particulièrement difficiles et de nombreux embouteillages. Grâce à ces nouveaux axes de communication, les accès à ces zones seront plus fluides et sans contraintes avec un renforcement des conditions de sécurité.

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Quelle place la LGS occuperait dans le système de transport alpin ?

Dans le système de transport alpin, la liaison Grenoble Sisteron permettrait de relier la région Rhône Alpes et la région PACA par les Alpes. Elle aurait aussi pour caractéristique d’irriguer les parties les plus faibles de ces deux régions : les Alpes du Sud et le Sud Isère. Elle pourrait desservir le département des Hautes-Alpes de façon équilibrée en son milieu, valorisant ainsi les 90 % de son économie qui se situe à l’Est de Gap. Elle desservirait également Gap, préfecture des Hautes-Alpes et métropole des Alpes du Sud. Cette autoroute assurerait une liaison plus rapide et plus sûre entre le pôle scientifique grenoblois et le pôle Cadarache-ITER. La LGS amènerait une amélioration des transports routiers Nord Alpes et Sud Alpes. Elle donnerait un accès plus rapide aux stations de sport d’hiver, ce qui engendrait des flux touristiques importants provenant de l’Europe du Nord. Ces flux seraient possibles car des gains de temps se feraient sur le parcours. De plus, dans quelques vallées, le problème de l’engorgement serait résolu. Le projet ferroviaire envisagé à cause des nuisances et des trafics permettrait de les atténuer. Un ferroutage pourrait diminuer la circulation des camions et des nuisances sonores. En outre la LGS redonnerait de l’élan et du dynamisme aux flux commerciaux et touristiques. Elle amènerait une viabilité hivernale pour les transports. Enfin, les Alpes possédant le plus grand domaine skiable équipé au monde, la LGS permettrait une augmentation du tourisme de montagne lié aux stations de ski, à son patrimoine. Ce tourisme engagerait donc des emplois.

Quelle place la LGS occuperait dans le système de l’agglomération grenobloise ?

La liaison Grenoble Sisteron donnerait une place de premier choix à Grenoble. Elle serait alors la capitale de toute les Alpes française et pas seulement des Alpes du Sud. On assisterait alors à une revitalisation de Grenoble, de part son développement économique et touristique.

Le trajet Gap Marseille deviendrait plus rapide. Les bouchons se feraient moins nombreux.Cette LGS favoriserait un aménagement équilibré. Elle donnerait un meilleur accès à l’industrie notamment dans le domaine de l’énergie (nucléaire, hydrocarbures...).

Ce grand pôle de haute technologie (Grenoble) entraînerait un pôle de service ; d’où l’aménagement de voies de communications.

Dans l’hypothèse d’un tracé autoroutier par Gap, quelle place la LGS occuperait dans le système de transport local ?

Dans l’hypothèse d’un tracé autoroutier par Gap, liaison Grenoble-Sisteron permettrait de boucler la liaison autoroutière direct entre Genève et le littoral méditerranéen. Avec le tracé par l’Est, le temps de transport diminuerait pour les usages locaux, ce qui permettrait de meilleurs dessertes locales comme pour les régions de Dévoluy, de l’Ubaye, de l’Embrunais, du Champsaur, du Briançonnais puisque les routes nationales seraient délestées. Ce tracé faciliterait aussi l’accès de Gap qui est le pôle urbain des Alpes du sud, et ainsi renforcerait la puissance de ce pôle et aussi son attractivité qui serait alors plus grande. La région de Gap et un territoire mal desservi, dans lequel aucun développement ne peut se faire. Le seul moyen de développer cette région est le tracé par l’Est, il faciliterait ainsi l’échange avec les grandes villes périphériques et revitaliserait cette région. Cette liaison permettrait également une diminution des bouchons sur l’autoroute du soleil et faciliterait ainsi la circulation de transit qui est aujourd’hui éloignée du cœur de l’agglomération. Les routes nationales 75 et 85 serait alors délestées ce qui améliorerait les petits trajets sur ces routes comme pour les transports scolaires, les transports à la demande et une meilleur accessibilité aux services tel que CHU, universités, unité de soin...alors que cela pose problème en ce moment.

Une autoroute de montagne par l’est de Gap

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C’est un bon travail, bien mené et complet.

Note : 17/20.


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