LGS_GEO : une étude thématique (2)

Lycée Marie Curie
dimanche 12 février 2006
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Deux groupes ont travaillé sur une approche thématique du projet. Les notions et concepts abordés : Aménagement du territoire ; flux ; enjeux ; développement durable ; environnement ; déséquilibres territoriaux ; contraintes ; multi scalaire (emboîtement d’espaces).

Comment la géographie physique influe sur la LGS ?

Le projet de liaison entre Grenoble et Sisteron se résume en quatre possibilités : un aménagement des routes nationales 75 et 85, une amélioration des voies et du trafic ferroviaire, ou la construction de deux autoroutes, l’une passant par l’Est de Gap, l’autre par l’Ouest. Le paysage que cette liaison doit traverser est très diversifié : il est composé de grands reliefs (les Alpes et en particulier le Dévoluy ou le Valgaudemar), mais aussi de zones de plaines (les terrasses de la Durance, le Champsaur et le Trièves). Ce paysage et ses reliefs fragiles sont donc à tenir en compte pour la construction ou l’aménagement de cette liaison afin de ne pas les dénaturer, car ils constituent un atout essentiel pour le tourisme, et sont très présents dans la culture régionale. Ensuite, le trajet prévu des autoroutes passe dans de grandes zones agricoles ou d’élevage comme dans le Champsaur, où la production laitière assure près de 75% de la production de lait de la région PACA, qu’il ne faut pas fractionner. De plus, dans le cas de l’aménagement des routes nationales, il faut remédier à certains virages réputés dangereux, car mortels, afin de renforcer la sécurité routière, et il faut éviter la traversée des villages, comme le précise la Coordination Associative dans son cahier d’acteur. Enfin les Alpes constituent une barrière difficilement franchissable, et la construction de tunnels s’avère indispensable, comme pour le tunnel prévu sous le Montgenièvre dans le cadre d’une amélioration du trafic ferroviaire qui nécessite de lourds travaux. De même, l’autoroute passant par l’Ouest de Gap et donc par le col de Lus la Croix Haute, pourrait avoir des portions de route assez raide, ce qui est désavantageant pour une autoroute à cause des véhicules lents comme les poids lourds, ou les caravanes.

La géographie physique influe donc la Liaison Grenoble-Sisteron, à cause des différents aménagements qu’elle amène.

Comment environnement et écologie influent sur la LGS ?

La protection de l’environnement est l’argument principal des écologistes contre la construction d’une autoroute pour aller de Grenoble à Sisteron. Elle va être une contrainte pour la réalisation du projet autoroutier, s’il aboutit, et va donc entraîner des solutions comme l’aménagement des routes nationales ou des voies ferroviaires.

Premièrement le territoire traversé par la liaison Grenoble Sisteron possède une faune et une flore très importante. Etant donné que la France contient la plus grande diversité biologique de l’Europe, l’aménagement d’autoroutes est une contrainte pour ces divers espaces naturels. De plus un gain de temps ou un bénéfice économique ne justifierait pas la pollution engendrée, car l’autoroute ne crée pas un développement économique par elle-même. L’idée d’autoroute est donc réfutée par rapport à ces espaces naturels mais aussi car elle peut être remplace par des nationales ou par une augmentation de la cadence des trains tout en respectant l’environnement. En effet L’autoroute isole les campagnes alors que les nationales ont un effet favorable au tourisme par exemple, de plus elle conserve l’attractivité et la beauté des paysages en gardant les atouts naturels de ces régions. On pourrait aussi parler des territoires agricoles qui pourraient être en danger si le projet d’autoroute était retenu. Les autoroutes font parti des grands facteurs de la pollution, ce qui pourrait prendre de l’ampleur comme à Chambéry, Lyon ou encore Grenoble. En effet la pollution est très gênante non seulement pour l’environnement mais aussi pour la santé publique, car celle-ci pourrait avoir de mauvais effets sur l’eau par exemple et engendrer de graves maladies et donc des coûts sociaux. Le trafic autoroutier crée donc plus de pollution qu’une route nationale ou les transports en communs comme par exemple la gare d’Echirolles qui par sa liaison Train Tram effectue une très bonne correspondance tout en polluant beaucoup moins.

En conclusion le respect de l’environnement, implique donc la santé publique mais aussi l’alimentation avec les terres agricoles, la pureté de l’eau ou encore de l’air, qui vont être de sérieuses contraintes dans la construction d’autoroutes et vont donc faire pencher ce tracé vers un aménagement des routes nationales ainsi que des voies ferroviaires tout en continuant à améliorer les transports en communs comme les tramway et les bus pour ne pas endommager les espaces naturels de cette région.

Comment les données économiques influent sur la LGS ?

L’économie est un des plus importants facteurs moteurs de la liaison entre Grenoble et Sisteron.

Tout d’abord, le but de ce débat est de parvenir à un moyen de « désenclaver » les Alpes du Sud, afin de permettre la croissance des entreprises préexistantes, mais aussi d’en attirer d’autres, pour relancer le marché de l’emploi. En effet, bien que le taux de chômage y soit de 8%, la plupart des emplois restent saisonniers et donc fortement instables, alors que dans le cas d’implantation de grandes entreprises, les emplois sont fixes et donc contribuent à une croissance de l’économie locale. Ce désenclavement permettrait aussi une meilleure accessibilité aux stations de sport d’hiver, grands pôles touristiques, et donc la venue d’un plus grand nombre de touristes. Rappelons que le tourisme représente 80% des emplois Hauts-Alpins, ce qui n’est pas négligeable, et que ces stations sont soumises aux rudes concurrences étrangères comme celles de l’Italie et de la Suisse, il ne faut donc pas négliger ces accès.

Cependant, les différents acteurs sont partagés sur la forme de liaison à choisir quant-aux différentes données économiques. En effet, la SAPN (Société Alpine de Protection de la Nature) stipule que le train sera plus économique dans les temps à venir, car il consomme moins de pétrole que les voitures (jusqu’à 10 fois), la Coordination Associative pense que l’autoroute fragiliserait les acteurs économiques installés au bord des routes nationales ou dans les villages, alors que la Chambre de Commerce et d’industrie des Hautes Alpes assure que l’autoroute permet un transport massif d’hommes et de marchandises, ce qui est essentiel au développement économique d’une région. Ensuite, les coûts des différents projets peuvent être décisifs, car celui de la construction d’autoroutes est relativement élevé (1.8 Milliard d’euros), sans compter les péages, en comparaison avec l’aménagement des Routes Nationales 75 et 85 (plus de 600 millions d’euros), ou du réseau ferroviaire.

L’économie peut donc être le facteur décisif dans ce débat, car elle représente un énorme enjeu local qui peut avoir des impacts nationaux.

Comment les sciences et technologies influent sur la LGS ?

Plusieurs projets d’infrastructures routières ont été étudiés dans le cas de la construction de la liaison Grenoble-Sisteron. Ils correspondent à deux principes d’aménagement différents. D’une part, l’amélioration de deux routes nationales existantes, les RN75 et RN85, faisant l’objet d’investissements pour améliorer leurs capacités de trafic et leurs niveaux de sécurité. Dans ce cas, les investissements peuvent aller jusqu’à la construction de voies nouvelles notamment pour le contournement des agglomérations. D’autre part, d’autres projets consistent à la création de nouveaux réseaux de type autoroutier. Dans ce cas, les échanges avec le réseau routier existant sont limités à des échangeurs. Ce principe d’aménagement est prévu à deux endroits : l’un passant par Lus la croix Haute (à l’ouest de Gap) et l’autre par l’est de Gap. Ce projet de construction de voies autoroutières permettrait l’écoulement du trafic dans des conditions satisfaisantes de sécurité. De même, une solution autoroutière améliorerait de façon significative, une meilleure accessibilité des territoires concernés aboutissant à un gain de temps pour les usagers d’une des deux voies autoroutières. Outre par un réseau routier, certains projets résident à relier Grenoble et Sisteron par une voie ferroviaire, cette option pourrait les joindre en peu de temps pour les voyageurs et permettraient des échanges entre ces deux villes. De même, pour améliorer la liaison Grenoble-Sisteron, on envisage le lancement de lignes fluviales (navettes fluviales Chalon, Lyon, Marseille).

Ainsi, l’exemple de la liaison Grenoble-Sisteron dévoile la signification de l’aménagement du territoire permettant un développement durable en France. Ces aménagements permettent en effet des échanges entre ces deux villes notamment par une meilleure accessibilité entre elles grâce à un flux de transit plus important.

En conclusion, les sciences et technologies (voies routières, autoroutières, fluviales) influent sur la LGS d’un point de vue d’aménagement de voies de transport reliant Grenoble et Sisteron donnant certains avantages à ces deux villes (échange, commerce...).

Comment la politique influe sur la LGS ?

En premier lieu, la LGS fait partie de la politique de développement du gouvernement actuel (celui de Mr Chirac). Le parti politique majoritaire (UMP) influe directement sur la décision entre les projets. Mais de nombreux autres partis politiques, notamment l’UDF et les Verts, ont pris part aux discutions et animés les débats locaux. Ils ont participées à l’oral mais aussi grâce au cahier d’acteur. La politique de l’union européenne en matière de transport est dédaillé dans le livre blanc et bien que l’U.E n’intervienne pas directement dans les débats le livre blanc est cité ou expliqué dans des cahiers d’acteurs.

Comment la répartition de la population influe sur la LGS ?

La répartition de la population agit directement sur la LGS. En effet celle-ci est au service des hommes et de la société ainsi, si la répartition de la population était-elle que Grenoble n’existait pas pour une raison diverse (comme la présence d’énorme marais au Xeme siecle) et bien la liaison grenoble-sisteron serait inutile.Mais la population tel qu’elle est actuellement répartie influe sur l’envie de la désenclaver, et d’éviter un effet tunnel. De plus même si l’autoroute, pour des raisons suffisantes, peut faire changer de lieu de vie certain habitant elle évite de traverser des villages entiers ou des espaces urbains.



Le travail est assez inégal : assez bien au début ; moins bien sur les 3 derniers aspects.

Note : 12/20


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