"Joyeux Noël", travaux du groupe 6.

Adeline, Lucie, Mélanie et Claire.
vendredi 16 décembre 2005
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Critique(s) du film

Adeline

Joyeux Noël, un énième film de guerre pourrait-on dire, mais est-ce vraiment le cas ? Je ne pense pas. Certes la guerre est très présente, on voit des morts, des bombardements, des coups de feu, des pleurs, mais c’est n’est qu’une petite partie du film, quelques minutes pour être plus précise. Ainsi, on ne peut le caractériser de « violent », « sanglant » ou même « cruel » !

Ce qui est particulièrement appréciable, c’est qu’on a à faire a des hommes plus qu’a des soldats, qui n’ont pas forcément envie d’être là, ils ont laissé femmes et enfants derrière eux, et ont pour mission de rendre veuves et orphelins ceux des adversaires. Ils sont tous égaux et dans la même galère, et c’est ça qui les rapproche.

Dans ce film sont réunis plusieurs anecdotes réelles comme le match de foot, le chat Nestor (ou Félix ?) qui porte des messages, la messe commune et bien d’autres encore qui ne font qu’ajouter au réalisme de ce film.

J’ai beaucoup aimé ce film, tant par l’histoire et la mise en scène que par ce qu’il dégage : un événement historique bien plus important qu’une guerre a mes yeux, qui montre un des bons cotés de l’humanité, contrairement a cette derniere.

Claire

Christian Carion réussit ici le pari risqué de réaliser « encore » un film sur la guerre. A quoi ce succès est-il dû ? Sûrement bien entendu au thème original de ce film, qui ne raconte pas seulement l’horreur de la guerre (certains diront d’ailleurs qu’il ne la montre pas du tout, reprochant au film son manque de réalisme) mais aussi un événement original de celle-ci qui, pour nous Français, demeurait inconnu. Bien que forçant parfois le trait sur l’aspect tragique (pouvant donner lieu à un trop-plein de sentiments) et utilisant quelque peu les lieux communs des films de guerre (l’héroïsme, le patriotisme...) le réalisateur propose là un film authentique, où le travail de recherche et la volonté de coller à la réalité des faits sont nettement visibles.

Saluons également le talent de l’ensemble des acteurs (notamment Guillaume Canet, Gary Lewis et Daniel Brühl, les commandants des 3 armées) qui allient avec brio plusieurs sentiments complexes : la lassitude de la guerre, l’horreur de celle-ci, la crainte permanente mais aussi la sensation de se trouver dans la « même galère » que l’ennemi.

Remarquons la beauté des premières scènes du film mettant en avant des enfants, futurs soldats, tous élevés dans l’attente d’une guerre synonyme pour eux de vengeance. Félicitations également à Philippe Rombi qui réalise ici une musique des plus émouvantes. Les raisons d’apprécier ce film sont donc nombreuses, à chacun de choisir la sienne...

Mélanie

Bon film, illustrant assez bien la fraternisation pendant le premier Noël de la première guerre mondiale.

La scène tournée dans les tranchées évoque que les soldats, aussi bien Allemand, Écossais que Français n’expriment pas de haine entre eux, mais envers le commandement à l’arrière. Elle démontre alors que cette guerre était complètement absurde et inutile.

Les auteurs, jouaient bien leurs rôles : Dany Boon arrivait à nous faire sourire dans ces circonstances horribles.

L’histoire d’amour entre les deux chanteurs était un peu trop banal.

Ce film essaye donc de faire prendre conscience de l’absurdité de cette guerre car les soldats sont tous des êtres humains qui expriment des sentiments et sont obligés de tuer leurs compatriotes.

Film très réaliste car tout ce qui a été filmé est tirés de faits réels.

Lucie

J’ai plutôt bien aimé ce film. Il était intéressant puisqu’il montrait la guerre, la mobilisation ainsi que d’autres aspects. Son aspect comique a permis de prendre un peu de recul par rapport à la situation de guerre, de même que les différentes langues utilisées et le fait d’être romancé (avec la femme )qui crée une histoire. Les fraternisations constituaient un énorme contraste avec l’horreur de la guerre même si quelques faits semblaient quand même invraisemblables ("Venez vous réfugier dans nos tranchées, nous allons vous attaquer dans dix minutes ") J’ai trouvé dommage que l’histoire s’arrête si brusquement car on ne sait pas ce qu’il est advenu au couple qui s’est fait prisonnier. Seule la partie des fraternisations est relatée et le reste comme la fin de la guerre n’est pas mentionné. C’était donc un film intéressantqui rendait bien compte de la guerre, centré sur les fraternisations et leurs suites mais toutefois un peu invraisemblable.


Louis Barthas

En réalisant Joyeux Noël, Carion a manifesté une volonté hardie de coller à la réalité des faits. Pour cela, il a réalisé de nombreuses recherches dans les archives de guerre françaises, allemandes mais aussi anglaises. Il s’est également servi de récits de poilus, et notamment sur les carnets de guerre de Louis Barthas, caporal à Narbonne lors de la Grande guerre. Celui -ci commença sur le front à rédiger tout ce qu’il pouvait voir ou ressentir. De retour de la guerre, il rédige le tout sur 19 cahiers d’écoliers, à l’encre violette. Il y parle entre autres des mutineries de 1917, de l’offensive du Chemin des Dames, des batailles de Verdun et de la Somme mais aussi, et ce fut l’un des premiers à en parler, des fraternisations. Son ouvrage sera publié en 1978, avec l’aide de ses petits-enfants et de la Fédération audoise des oeuvres laïques. Voici un des passages de l’œuvre de Louis Barthas qui a servi au réalisateur de Joyeux Noël, puisqu’il s’agit d’un des premiers témoignages sur le sujet sensible des fraternisations : « Le (...) 10 décembre (1915) en maints endroits de la première ligne les soldats durent sortir des tranchées pour ne pas s’y noyer ; les Allemands furent contraints d’en faire de même et l’on eut alors ce singulier spectacle : deux armées ennemies face à face sans se tirer un coup de fusil (...) Français et Allemands se regardèrent, virent qu’ils étaient des hommes tous pareils. Ils se sourirent, des propos s’échangèrent, des mains se tendirent, on se partagea le tabac, un quart de jus ou de pinard (...). (Et en été 1916) ... sentinelles françaises et allemandes assises tranquillement sur le parapet en train de fumer la pipe et d’échanger de temps en temps un bout de conversation (...) il ne tombait jamais une grenade en ce point privilégié (...). Quelquefois il y avait échange de politesses, c’étaient des paquets de tabac de troupe de la Régie française qui allaient alimenter les grosses pipes allemandes ou bien des délicieuses cigarettes « Made in Germany » qui tombaient dans le poste français. On se faisait passer également chargeurs, boutons, journaux, pain. »

Source : dossier pédagogique de Joyeux Noël


L’horreur des combats

On peut réellement parler de brutalisation du conflit au cours de la première guerre mondiale en raison notamment les moyens de combats utilisés. En effet, de nouvelles armes ont été spécialement mises au point pour éliminer l’ennemi : elles engendrent des blessures typiques de la Grande Guerre, comme les célèbres "gueules cassées"( dues aux éclats d’obus). Les armées combinent à un armement traditionnel de nouvelles techniques telles que des mitrailleuses, lance-flammes, chars d’assaut et gaz asphyxiants (utilisés à partir d’avril 1915 et ayant eu des répercussions sur les survivanst même après guerre : troubles nerveux, perte de la vue...).

De plus, l’observation aérienne par les avions et les ballons a permis aux armées de connaître avec précision la configuration du terrain ennemi, si bien que les tirs d’artillerie ne tombaient jamais au hasard, les obus pleuvaient de jour comme de nuit en faisant le maximum de dégâts. Les soldats ne se trouvaient en sécurité qu’à une dizaine de kilomètres derrière les ligne, quand ils étaient hors de portée de l’artillerie lourde.

Bien sur l’horreur de cette guerre est aussi présente dans les mémoires à travers l’image des tranchées dans lesquelles les conditions de vie furent particulièrement pénibles.Celles-ci furent notamment racontées par les poilus rescapés, tel Louis Barthas, contribuant à faire connaitre la vérité sur l’horreur de cette guerre, souvent cachée par la censure.



Remarques du prof : les critiques —> Adeline très sensible ; Claire, plus "pro" ; Mélanie un peu trop descriptive et laconique ; enfin Lucie, plus critique mais sans assez développer. A propos de Louis Bathas, c’est bien, mais il faut reconnaître que le livret pédagogique aide bien... Enfin la partie sur l’horreur des combats est bien documentée mais ignore les comportements et l’état d’esprit qui ont contribué aussi à la brutalisation du conflit.


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