"Joyeux Noël", travaux du groupe 8

Juliette, Mathieu, Florian et Margot.
mardi 13 décembre 2005
popularité : 6%

Critique(s) du film

Sorti deux jours avant la Toussaint, le film « Joyeux Noël » de Christian Caron raconte l’histoire des fraternisations de Noël 1914, quand les soldats du front ont pour une soirée oublier les horreurs de cette guerre.

La scène d’entrée, une vue aérienne sur les lands écossaises, est tout simplement somptueuse, tout comme le film en général. La représentation du moral des soldats est bien interprétée notamment leur désespoir, leur incompréhension ou encore leur pacifisme durant la nuit, sans pour autant négliger l’aspect comique du film, comme avec l’acteur Dany Boon. Nous avons été surpris par le non parti pris du réalisateur, qui reste objectif et ne cherche pas à trouver le responsable de cette guerre, fait assez rare dans les productions d’aujourd’hui . On peut cependant regretter un certain manque de réalisme, notamment l’histoire d’amour entre les deux ténors allemands. De plus, il aurait peut-être fallu insister d’avantage sur les conditions détestables qui régnaient dans les tranchées, ce qui n’est pas encore assez apparu à l’écran selon nous. Enfin on peut dire que la musique joue un rôle majeur dans le film en accompagnant avec justesse chaque scène-clef.

Ce film est donc un hommage à tous les soldats des tranchées de cette Grande Guerre, sans distinction de nationalité.

La dimension idéologique de la guerre

Le sermon de l’évèque écossais est l’une des scènes importantes du film. En effet, le clerc y fait un éloge de la guerre, et justifie celle-ci par une idéologie religieuse, à l’inverse même des fondements du christianisme. C’est un parti pris qui n’est pas du tout chrétien, il considère les Allemands comme des créatures de diable alors qu’ils adhèrent à la même religion. Ainsi l’Eglise prône un appel à la violence « pour la liberté », car selon elle les Allemands ne sont pas des « enfants de Dieu ». Pour l’évêque, c’est un devoir de combattre les ennemis, il dit même «  tuer les tous  ». Cela devient une guerre sainte, une croisade contre des êtres impurs. Or on sait qu’ à l’époque de la première guerre mondiale, l’Eglise joue un rôle fondamental et reste toujours présente pour soutenir les soldats. Ici, le prêtre utilise ce pouvoir pour conditionner les soldats à envisager l’ennemi comme une entité malfaisante et non comme un groupe d’hommes semblables à eux.

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l’évèque prononçant son sermon

sources : www.joyeuxnoel-lefilm.com


La propagande par l’affiche (la France)

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une affiche de propagande française

La propagande durant la guerre est un moyen essentiel de maintenir le moral des Français. Pour cacher l’horreur de la guerre, la propagande, généralement sous forme d’affiche, doit susciter des comportements patriotiques . Elle insiste surtout sur le fait que l’Allemagne représente la barbarie, la violence et qu’elle est à l’origine de la guerre, contre la France, qui se bat pour la liberté et la défense de l’humanité. Ces affiches appuient aussi le côté sensible du lecteur en mettant en scène la veuve ou l’orphelin. Comme les affiches modernes, elles sont courtes, simples mais percutantes. Elles reposent

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une affiche pour l’emprunt

sur trois principes : le premier est le fait que l’armée française est meilleur que celle allemande, le second est que les pertes sont minimes côté français puis le dernier que l’Allemagne est barbare, capable de toutes les violences. Elles font apparaître différentes valeurs comme le patriotisme mais aussi la solidarité afin de financer l’effet de guerre ou le civisme car elles s’adressent plus au cœur qu’à la raison. Ces affiches ont donc eu un rôle important durant cette guerre car elles ont permis de la financer, de cacher son horreur mais aussi de faire oublier les 1.4 millions de français morts pendant le conflit.

sources :

http://propagande1418.free.fr/acceuil.htm http://crdp.ac-amiens.fr/historial/soldat/aff_pres_presentation.html



Remarques du prof : les critiques sont intéressantes et semblent "personnelles". L’approfondissement est pertinent : il fallait justifier votre affirmation "à l’époque de la première guerre mondiale, l’Eglise joue un rôle fondamental et reste toujours présente pour soutenir les soldats". A propos des affiches : c’est bien mais votre dernière phrase est discutable.


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