Nos visites et nos découvertes

L'étang de Montady
L'Oppidum
Un vigneron éleveur
Carcassonne


L'étang de Montady

 


Cet étang, asséché depuis l'an 1247, se trouve à environ 10 kilomètres à l'ouest de Béziers. Actuellement, depuis l'Oppidum (ville fortifiée en hauteur) d'Ensérune, les touristes peuvent admirer le site pittoresque qui s'offre à leurs yeux. Les différentes cultures forment des figures géométriques triangulaires, ce qui attire la curiosité des promeneurs. Vu d'avion, l'étang historique ressemble à un disque.
Au 13ième siècle, les marais aussi bien que les étangs avaient mauvaise réputation car ils étaient responsables de maladies mortelles, comme le paludisme. Il fallait absolument s'en débarrasser ! Le diable n'aurait pas pu faire plus de dégâts ! Un
accord de l'archevêque de Narbonne (propriétaire de l'étang), a été donné dans une lettre datant du 13 février 1247. On a alors asséché l'étang en construisant des fossés qui vont directement au centre de l'étang, où se trouve un tunnel d'évacuation, sorte d'aqueduc souterrain long de 1364 mètres. Ces eaux se jettent ensuite dans l'Aude.

     

L'oppidum d'Ensérunes

 


Nous avons quitté la péniche pour nous rendre au musée de l'oppidum d'Ensérunes. Un oppidum, c'est une ville fortifiée située en hauteur.
Nous surmontions l'étang asséché de Montady qui nous faisait un panorama magnifique. A peu près au sud se trouvait la voie Dominitienne dite romaine.
Ce site a vécu trois phases d'occupations, pendant 700 ans. Ensuite, les habitants en ont eu assez de vivre sur la colline, pour des raisons qu'on ignore, mais on suppose que c'est qu'en bas dans la plaine, il y avait tout pour répondre à leurs besoins.
Nous avons parcouru une ruelle, et avons pu admirer ce qui restait des maisons Gallo-Romaines. Nous avons vu qu'une seule colonne avait survécu pendant toutes ces années. Elle servait à soutenir le toit d'une maison. Nous avons remarqué que les gens de l'Antiquité avaient beaucoup d'idées inventives. Par exemple, ils évacuaient les eaux usagées par de petits canaux. Ils construisaient aussi des réserves agricoles nommées " silos ", creusées dans du calcaire. Il y en a 72 sur le site. Ils utilisaient des dolia qui servaient à la même chose que les silos, sauf que c'était des grands vases en poterie enfoncés dans la terre.

Sur place, nous avons pu visiter le musée qui contient tout ce qui a été trouvé sur place. Nous avons pu observer des tas d'objets dans des vitrines : des pièces de monnaie,des mosaïques, des colliers et des perles en os, des têtes de statues qui servaient à brûler du parfum, des statuettes, des glaives, des petites toupies venant du sarcophage d'un enfant, des plats dans lesquels on mettait de la nourriture dans la tombe enterrée à la nécropole du défunt incinéré, on mettait les cendres dans une urnes funéraire qui elle-même était dans la tombe. Nous avons aussi vu un œuf de poule presque intacte couleur jaune moisi, il était tout fissuré…etc.

     


Un vigneron éleveur

 


Le mercredi, nous nous sommes rendus chez un vigneron-éleveur*, dans le domaine de Guéry, pas très loin de Capestang. Un grand hangar se dressait tout prêt des ravissantes lignées de vignes.
Il nous a raconté l'histoire du vin en France. C'est là que nous avons appris que le vin a été introduit dans le sud de la France par les Grecs, il y a environ 2 600 ans. Dans le nord, les Gaulois buvaient plutôt de la Cervoise (de la bière).
Il nous a aussi raconté toutes les étapes de la fabrication du vin.
1ière étape
Le vigneron récolte les raisins en septembre ; c'est le temps des vendanges.
2ième étape
Les raisins sont déversés dans un grande cuve, pour qu'ils fermentent* ; c'est à ce moment-là que le sucre se transforme en alcool. Il faut bien surveiller le contenu des cuves car le vin pourrait se transformer en " vin aigre " ( = vinaigre).
3ième étape
Le mélange est pressé dans de très grands pressoirs que le vigneron a bien voulu mettre en route pour nous. C'était impressionnant !
4ième étape
Le " jus " ainsi obtenu, qui est déjà du vin, est placé dans des foudres* en chêne pour que la décantation* se produise. La lie* se dépose au fond des foudres.
5ième étape
Les foudres sont vidées et le vin est versé dans des barriques avant d'être mis en bouteilles.
Pour nettoyer les foudres, le vigneron les vide grâce à une pompe, puis il rentre à l'intérieur de ses foudres par une toute petite porte qui lui permet à peine de passer. Le vigneron doit enlever la lie qui deviendra de la litière ; il retire aussi des plaques d'acide qui se sont formées sur les parois des foudres.
Avec le raisin, nous pouvons faire plusieurs boissons : du jus de raisin, du vin, du vinaigre, de l'huile de pépins de raisins et de l'eau de vie (alcool très fort).
Avant de quitter le domaine, nous avons eu la chance de déguster du jus de raisin fabriqué maison…. Un délice !