A bord de la péniche Carabosse

La description de la péniche
La conduite de la péniche
La signalisation fluviale
La vie à bord

La description de la péniche

 


Une péniche, c 'est une embarcation à fond plat.
Ce fond plat s'appelle la sole. Comme sur les autres bateaux, l'avant de la péniche, c'est la proue, l'arrière, la poupe. A la proue, il y a la fargue qui protège des vagues et sur laquelle est inscrit le nom du bateau. Si vous rencontrez une péniche qui montre un drapeau orange à l'avant, cela veut dire qu'il transporte des passagers et qu'il aura la priorité pour passer les écluses. Ce drapeau s'appelle une flamme. Sur notre péniche Carabosse, le pont supérieur se trouve à l 'avant du bateau, en plein air : pour ne pas tomber à l'eau, il y a des barrières. Les tôles qui recouvrent la partie habitable de la péniche, ce sont les écoutilles. Autrefois, chaque écoutille pouvait se retirer pour charger la marchandise.
Pour amarrer la péniche, on utilise les boulards. Ce sont un peu comme des bittes d'amarrage, mais les boulards sont placés sur le bateau.
A la poupe, on trouve la timorerie. C'est la cabine de pilotage. Le capitaine tient une barre à roue, appelée aussi "macaron" dans certains régions de France.
Chaque péniche porte un numéro d'immatriculation composé des quelques lettres et d'une suite de chiffres ensuite. Pour la péniche Carabosse, les deux lettres étaient BX, ce qui veut dire "Bordeaux".
Un peu partout, le long de notre embarcation, il y a des hublots : ce sont de petites fenêtres rondes.

Impression
Une péniche, c'est une maison qui se déplace sur l'eau. Elle glisse légèrement. C'est agréable d'y vivre. Le soir, par nos hublots, nous voyions les reflets de l'eau sous la lumière des réverbères et nous rêviez de visions sous-marines.

     
  Dessin de la Carabosse  
  Plan intérieur de la Carabosse  
     
Lundi 29 mai 2006

Aujourd'hui, c'est le grand jour ! Nos parents nous accompagnent à la gare avec tristesse (tu parles !). Ils vont s'là couler douce pendant notre petit séjour scolaire ! Je les connais ! La dernière fois, quand on est partis en classe de mer, ils m'ont envoyé une lettre comme quoi ils étaient allés au restaurant, puis au cinéma ! Non mais !
Bon, reprenons ! Nous avons voyagé dans deux T.E.R. (Train Express Régional). Nous avons regardé paisiblement le paysage par la vitre du train en imaginant avec fantaisie la triomphante péniche " Carabosse " ! Nous sommes enfin arrivés à Béziers, les membres tout engourdis de notre long voyage. Première impression de la péniche : pas mal, pas mal ! Nous sommes entrés dans notre maison flottante, complètement émerveillés… Tout était parfait !!!

Lisa Jaud

Le jour tant attendu arrive enfin. A sept heures précises du matin, nos parents nous ont accompagnés à la gare de Moirans. L'excitation était à son comble. Un joyeux brouhaha s'élevait. Après avoir fait au minimum dix bises à nos parents, nous sommes montés dans le Train Express Régional. Nous n'en pouvions plus d'agiter la main. Le trajet était long. Nous admirions le paysage. Nous avons pris un autre TER. Nous sommes enfin arrivés à Béziers, et nous trépignions d'impatience. Nous tendions le coup de toutes parts pour tenter d'apercevoir la péniche. Nous y sommes ! Super ! Fatigués mais contents, nous avons franchi la passerelle avec majesté, puis nous sommes entrés dans la " Carabosse ", émerveillés, comme s'il s'agissait d'un palais.
Céline Guette

 

La conduite de la péniche

 


Ce qui était bien quand on conduisait la péniche, c'est que la droite et la gauche ne sont pas inversées. Quand nous voulons aller à droite, c'est à dire à tribord, nous tournons la barre à droite... Pour aller à bâbord, c'est à dire à gauche, il faut tourner à gauche.
C'était difficile de manoeuvrer la barre à roue. Il fallait vite la relâcher car le nez de la péniche doit rester bien droit, dans l'axe au milieu du canal.
C'était très amusant de parler dans le micro pour avertir les copains qui étaient sur le pont, 25m devant. Nous les prévenions lorsque nous allions corner ou lorsqu'il y avait quelque chose de particulier à voir sur les berges.
Nous avons tout de même trouvé la conduite assez facile, même si la péniche est un énorme engin flottant.

   
   
   
Lundi 29 mai 2006 - l'après-midi

Périne, Katherin et Véronique, les trois animatrices très sympathiques de la péniche, nous ont concocté un repas tout à fait alléchant. Nous nous sommes installés dans le dortoir, histoire de marquer notre territoire. Nous sommes sortis pour digérer et observer un peu les alentours. Nous nous sommes baladés sur la rive gauche de l'Orb, le fleuve qui alimente le canal. A quatre heures trente sonnantes, Katherin a embrayé. La " Carabosse " a fait progressivement demi-tour, pendant que Jacques, notre reporter spécial, ne perdait pas une miette de la manœuvre, aux côtés de son inséparable camion à vélo. Nous avons franchi avec excitation les sept écluses de Fonsérannes, " les premières et peut être les dernières de notre longue vie ". C'était impressionnant ! Et dire que des gens en traversaient tous les jours, et étaient blasés face aux tonnes d'eaux qui s'écoulaient lentement mais sûrement.
Ensuite, après le repas et la douche, nous sommes allés nous blottir dans nos lits douillets respectifs. Pas la peine de mettre les sacs de couchage ! Il régnait une chaleur intenable ! Nous avions eu du mal à nous endormir, et c'est normal, c'était le premier jour et les bavardages fusaient de toutes parts. Mais le sommeil a tout de même vite eu raison de nous… Nos paupières se sont fermées peu à peu, et les rêves commencèrent à fleurir dans nos têtes, nous berçant comme une petite mélodie pour chasser la fatigue. Demain, il faudra être d'attaque pour vivre pleinement la journée qui nous attendait.

Céline Guette

Après s'être rassasié, nous avons entamé une sympathique petite balade le long de l'Orb (fleuve), histoire de digérer un peu. L'Orb alimente le canal du midi.
C'était génial ! Notre excursion commençait à merveille ! Seul problème, le vent du nord était au rendez-vous… En fin d'après-midi, notre majestueuse péniche a démarré, effectuant une manœuvre parfaite. J'allais passer la première écluse de ma vie, puis 2, 3, 4, 5, 6, 7 ! Pour cette première écluse, je serrais fort la main de mon amie Céline car la peur et l'excitation m'envahissaient. Je la relâchais peu à peu car sa main transpirait trop devant cette admiration suprême. Jacques, notre reporter, faisait des va-et-vient entre le chemin de halage et la péniche et sa caméra ne perdait pas une miette de nos exploits.
Après avoir pris une bonne douche et un repas divin, nous nous sommes glissés dans nos sacs de couchage, impatients de tester nos lits provisoires (qui étaient bien douillets d'ailleurs). C'était incroyable : à sept heures du matin, nous étions sur le quai, dans les bras de nos parents et là, à neuf heures du soir, nous étions dans un paradis flottant…Les bavardages étaient présents mais cela n'empêchait pas les rêves de nous engloutir peu à peu en nous berçant comme une charmante petite mélodie composée par Mozart.
Lisa Jaud
 

La signalisation fluviale

 


Sur les canaux, les pilotes de péniches ou de bateaux de plaisance doivent respecter des règles de circulation comme les automobilistes le font sur les routes.
Voici quelques exemples de panneaux :

 
Des panneaux d'interdictions
 
Interdiction de stationner
Interdiction de faire des vagues
Interdiction de s'amarrer
Interdiction de jeter l'ancre
Interdiction de doubler
     
 
Des panneaux d'avertissements
 

Attention !
Hauteur limitée

Attention !
Profondeur limitée

Attention !
Largeur limitée

     
 
Des panneaux d'obligations
Vitesse limitée
à 12 km/h
Sens obligatoire Obligation de corner
(=klaxonner)
Faire attention :
DANGER!!
     
     
     
     
     
     
 
 

La vie à bord

 


Le dortoir
Dans le dortoir, il y avait 24 places. Nous dormions sur des lits superposés à 2 ou 3 étages. Les filles et les garçons étaient un peu séparés. Ceux qui parlaient entre eux devaient changer de lit. C'était amusant de dormir tous ensemble.
Le soir, certains s'endormaient facilement car ils étaient très fatigués de leur longue journée ; d'autres s'endormaient plus difficilement car ils étaient un peu excités et avaient envie de bavarder avec les copains.

Les services
Comme service, nous devions mettre la table, la débarrasser, balayer et faire la vaisselle. C'était un bon apprentissage. Certains ont appris là-bas à faire la vaisselle.

La nourriture
Notre chef, en cuisine, c'était Véronique. Elle nous a concocté de très bons plats. Voici quelques menus qui ont plu :

*maquereau, pizza, fromage et compote
*saucisson à l'ail, épinard/œuf, fromage et yaourt
*pâté, purée, steak haché, fruits
*couscous géant, fromage et fruit
*soupe, gratin de pommes de terre au lard, poires au chocolat
*salade verte, pâtes, poisson pané, yaourt

Les douches
Dans la salle de bain, les deux douches étaient un peu en hauteur. Il fallait monter sur une sorte d'escabeau pour y accéder. C'était drôle ! Les garçons se douchaient deux par deux entre eux et les filles aussi. Parfois, les frères et les sœurs se douchaient ensemble. Sous les douches, il y avait une réserve de boîtes de conserve ! Pratique non ? Et oui, dans une péniche, il ne faut pas perdre de place .….
Tous les soirs, on se douchait.

Le WC
Quand nous allions aux toilettes, il fallait jeter le papier dans une poubelle et non dans la cuvette des WC... pour ne pas trop polluer l'eau du canal.

Le pont supérieur
Nous aimions bien passer du temps sur le pont supérieur car c'est là qu'on voyait le mieux le paysage. Quand nous voulions y aller, il fallait attendre qu'il y ait un adulte présent.

Les horaires
Le matin, nous nous levions vers 7h30 et le petit déjeuner était servià 8h00. Ensuite, nous partions faire des activités ou du travail scolaire. Le repas de midi était servi vers 12h30 et le souper, à 19h30. Le soir, nous nous couchions aux alentours de 20h30, 21h00.