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Maternelle : le langage oral
doc Groupe 73 Maternelle
M.Bernon, A.Cappoen, F.Evtouchenko, M.Pajean
06/2011

* Résumé : De nombreux conseils pour travailler le langage oral à l'école maternelle : activités langagières, des rencontres pour parler, organiser l'école et la classe, évaluer le langage, des fichiers à télécharger, des comptes-rendus de séquence... ainsi que la FlashMat n°1, spécial 'langage oral'

* Signalé comme article prioritaire sur le thème



le Flash Mat n°1, spécial "langage oral"


Penser chaque activité comme activité langagière :

Pour les moments de langage collectif , s'appuyer sur le vécu collectif des enfants

Organiser des groupes de langage : - petits parleurs - moyens parleurs - grands parleurs

Se donner le droit d'être plus avec certains enfants en qualité et en quantité : adapter l'étayage.

Avant 3 ans surtout, privilégier la communication l'enseignant / un élève autour de l'action (en cours) de l'enfant

Très important : s'assurer que la situation est bien propice à faire s'exprimer les enfants avoir toujours un support à l'échange (on parle de quoi, sur quoi, pourquoi…)

Varier les situations langagières pour multiplier les types de langages : Narration, argumentation, justification, questionnement, description…

Penser à la dimension langage dans les rencontres inter-classes.

 

A - avec le grand groupe : à partir du vécu collectif

Ancrer les échanges oraux sur le vécu collectif, fait que chaque enfant se sent concerné et comprend de quoi on parle. Ainsi, les enfants silencieux seront tout de même dans la communication (en tant que récepteurs).

1. Parler du projet de la classe, de l'école, en cours ou à venir, pour répondre à un certain nombre de questions de type anticipation ou régulation :

· Cerner la "production finale" : pourquoi ? à quoi va-t-elle ressembler ? quand, où, comment, avec quels moyens… sera-t-elle réalisée ?
· Dégager les tâches à faire : faut-il écrire (quoi, à qui…), y a-t-il une expérience à faire ?
· Réguler au fur et à mesure : valider, préciser, ajouter, compléter… au niveau des actions, des réalisations, des tâches en général.
· …

2. Parler des activités habituelles :

· Annoncer, présenter, commenter les ateliers, le déroulement de la journée.
· Après les ateliers, commenter, valider, mettre en valeur les productions qui viennent d'être réalisées.

3. Restituer oralement le déroulement d'une activité collective du passé récent :

· Verbaliser un vécu collectif en vue de le revivre (énoncé de type narratif).
--> importance du vocabulaire juste, de la chronologie, des sensations, des anecdotes
Exemples : séance à la piscine, à la patinoire.
· Verbaliser du vécu collectif "réfléchi" en vue de mieux comprendre ce que l'on a observé et/ou de produire une trace écrite (énoncé de type explicatif).
-->importance du vocabulaire spécifique, de la chronologie à deux niveaux (celle du vécu des enfants, celle du "thème" observé), de l'emploi correct des formes du passé, de la hiérarchisation des observations, des sensations.
Exemples : visite d'un château, d'une boulangerie, d'un musée…
N.B. : penser à filmer ou à photographier.

 

B - en demi-classe ou groupe de 4 à 6 élèves : à partir d'un inducteur

L'enseignant introduit la situation de communication avec quelque chose qui va interpeller les enfants.

1. Une question que l'on se pose, un problème à résoudre

Exemples : "Pourquoi les oiseaux s'approchent-ils des maisons depuis qu'il neige ?"
"Comment pourrait-on améliorer telle ou telle condition de vie dans l'école ?"
"Que faut-il dire aux parents pour les sorties piscine ?" …

2. Un support illustré de grand format (affiche, couverture d'album, œuvre d'art, photo, poster…)

On favorisera le questionnement des enfants en utilisant des caches pour, par exemple le titre, le slogan, un élément majeur…
-->Varier les contenus pour varier les types de discours produits (descriptif, narratif, injonctif…)
· Deux images de grand format ayant des caractéristiques communes et différentes. Là, on obtient une situation de langage propice à la prise d'indices et à la comparaison.
· Plusieurs images présentant des ressemblances et des différences.
-->Un enfant en choisit une "en secret", la titre ou la décrit afin que les autres devinent son choix. Selon le degré de ressemblance et différence, c'est plus ou moins aisé. Là, en plus de la prise d'indices et de la comparaison, on a des déductions. Les enfants sont amenés à trier, classer, argumenter son choix.
Ces deux activités peuvent constituer un atelier dirigé afin d'optimiser le taux de participation individuelle.

3. L'objet caché, le paquet-cadeau, la lettre cachetée…

-->Les enfants effectuent une "lecture" externe et formulent des hypothèses. On pourra si besoin découvrir un morceau de l'objet pour amener à valiser ou à réfuter l'hypothèse formulée. On pensera à solliciter tous les sens.

4. L'invité, l'intervenant.

Pendant la présence de la personne, on favorise le travail de l'écoute et du questionnement.

5. La peluche, la marionnette de classe :

C'est un personnage à part entière qui a sa place, qui participe aux activités, qui a des états d'âme, à qui on demande son avis, de qui on prend soin… avec tout le lexique et toutes les situations de communication qui vont avec (de l'ordre de la vie quotidienne et de la camaraderie).

 

C - la séance de motricité : un moment privilégié pour le langage oral, surtout chez les deux-trois ans

Lors de la mise en place du matériel

Selon l'âge des enfants, ils peuvent soit aider les adultes, soit se charger eux-mêmes de l'installation des ateliers (appui sur une fiche représentant l'installation). C'est alors un moment privilégié d'interactions orales entre enfants dans le but de s'accorder pour respecter les indications.

Juste avant d'agir

Les enfants expriment oralement ce qu'ils vont faire. L'enseignant veille à l'emploi juste des verbes d'actions et du vocabulaire notamment spatial.

Pendant l'activité

L'enseignant "met en mots" l'action de l'enfant au moment où il la fait (essentiel surtout avant 3 ans). L'enseignant demande à l'enfant de verbaliser lui-même la réponse motrice qu'il a fournie (surtout après 3 ans). Les enfants formulent une observation sur sollicitation de l'enseignant (organisation de la classe en "acteurs" et "observateurs"). Un enfant de G.S. explique à un enfant plus jeune l'activité à faire.
En séance en ateliers, on laissera se dérouler les interactions entre enfants qui visent à s'organiser, à respecter la consigne. Après la séance En salle de jeu ou en classe, on restituera régulièrement le déroulement de la séance.

* si on a un objectif d'ordre chronologique, on pourra portera l'attention sur :
- l'enchaînement des activités qui ont fait la séance (ateliers)
- l'enchaînement des actions dans l'ordre du parcours (circuit)

* si on a un objectif d'ordre spatial, on pourra travailler :
- d'après le réel = disposition du matériel, placement des enfants
- d'après le représenté = dessin de l'installation puis verbalisation (nommer et positionner) en recherchant les erreurs. Toujours on sera attentif à l'emploi correct non seulement du lexique mais aussi des organisateurs temporels et spatiaux.

 

 


Des rencontres pour parler

Objectif de la rencontre

C'est de communiquer par le langage oral pour améliorer les compétences de l'enfant dans ce domaine. En effet, communiquer d'un collectif à un autre collectif crée le besoin d'expression orale au sein du groupe :
- pour se mettre d'accord, argumenter ses choix, structurer sa pensée, donc son langage.
- pour créer collectivement.

Echanger des jeux et des danses en EPS : grande section et CP d'un même groupe scolaire

Chaque classe a inventé une danse collective, a préparé et joué un jeu d'orientation :
- les GS, un parcours en étoile à partir d'un plan qu'ils ont élaboré collectivement, les objets étant décrits sans être nommés par la maîtresse,
- les CP ont inventé un jeu de l'oie avec épreuves sportives.
La rencontre se déroule sur 2 jours, les 2 classes étant mélangées par moitié pour former 2 nouvelles classes mixtes GS-CP. Le 1er jour, les GS apprennent leur danse aux CP et les CP font jouer les GS. Le 2ème jour, on fait l'inverse.

La moitié des enfants seulement explique la danse, chacun une petite partie : ce sont ceux qui n'ont pas proposé de formulation lors du travail collectif pour préparer les explications, qui tiennent ce rôle.

Pendant le parcours en étoile, on joue en binôme : les GS expliquent aux CP le chemin sur le plan où rien n'est écrit (un plan par enfant), et décrivent à voix basse sans le nommer, l'objet à trouver ; au retour, les CP doivent nommer l'objet.
Pour le jeu de l'oie, chaque CP fait jouer un GS en lui expliquant les règles choisies collectivement et lui faisant passer les épreuves; on joue sur un jeu de l'oie en carton géant construit et dessiné par les enfants.

Démarche proposée pour préparer ce type de rencontre :

1) Déclencher ou identifier le besoin réel de cette rencontre chez les enfants, c'est- à dire vérifier la pertinence de la rencontre pour échanger. Déclencher signifie que l'on crée le besoin chez les enfants; identifier suppose une demande venant de ceux-ci. L'enseignant fait émerger par la communication orale en groupe classe, le projet et les motivations de celui-ci.

2) Construire le projet avec ses différentes étapes pour arriver à la rencontre : les différents apprentissages dans les différents domaines d'activité (cf grille : organisation de la classe autour du projet) les problèmes d'organisation matérielle par rapport à la rencontre: échanges en groupe puis répartition des tâches.

3) La rencontre : première évaluation du projet.

4) Le bilan :
- Par rapport à l'objectif,
- Par rapport à l'enrichissement.

Parallèlement, il y a échange et rencontre entre les enseignants, donc du temps à y consacrer

Pistes possibles pour des rencontres :

- Accueil des futurs "petits" de l'école en juin (visite de la classe, de l'école, un jour où l'école n'est pas pleine…)
- Rencontre avec une personne extérieur à l'école pour s'informer sur…
- Rencontre avec les parents pour raconter ce qu'on fait à l'école, sous forme de moments "portes ouvertes" avec le support d' expositions photos.

 

VIVRE UN ALBUM AU CYCLE 1
Compte-rendu d'un projet conduit avec quatre classes maternelles.


Un projet associant :
- la lecture et la production d'albums
- une pratique signifiante de l'Education Physique
Organisation du projet :

- durée du projet : travail envisagé sur trois mois
- lecture d'albums : les quatre classes impliquées travaillent au départ sur le même album choisi pour sa structure ; cet album sera l'album référent : Max et les maximonstres.
- écriture d'albums : chaque classe impliquée dans le projet doit produire un album présentant la même structure que l'album référent.
- éducation physique : chaque classe met en place une unité d'apprentissage d'environ 15 séances dans le but de construire une prestation traduisant la fête décrite dans l'album produit.
- la rencontre : elle réunit les quatre classes dans une salle d'EPS ou dans une salle polyvalente. Elle permet à chaque classe de présenter sa prestation et d'inviter, à un moment donné, tous les élèves présents à entrer dans la danse.

Travail autour de l'album :
Objectifs
Situations pédagogiques

- Donner à l'élève l'envie de feuilleter un ouvrage agréable associant texte et images : l'album.

- Faire émerger la structure spécifique de l'album référent.

 

- Produire collectivement un album présentant, comme l'album référent, une invitation à la fête et à la danse.

- lire collectivement l'album référent.


- lire, manipuler, comparer la structure de plusieurs albums.
- Définir la structure propre de l'album référent.
- Trier , classer des albums en fonction de leur structure.

- choisir collectivement les personnages, les phases successives de l'histoire, l'organisation de la fête….
- Rédiger les textes et les illustrer.
- Monter l'album.
- Echanger les albums

Modules d'apprentissage en Education Physique :
Objectifs
Situations pédagogiques

- Dynamiser une pratique en Education Physique.

- Enrichir son vocabulaire moteur.

- Développer sa sensibilité.
- contrôler ses émotions.
- Développer le pouvoir expressif du corps.

- Prendre les autres en compte : les autres danseurs, les spectateurs.
- communiquer

- Connaissance de soi.

Conduire un module d'apprentissage proposant de travailler à la fois :

- des situations diverses permettant à l'élève d'enrichir son vocabulaire moteur, d'explorer l'activité en mettant l'accent sur les différentes variables ( temps, espace, corps, les autres, l'expression, le matériel).

- La création d'une chorégraphie traduisant partie de l'histoire consignée dans l'album produit

La rencontre :

Chaque classe invitée présente son album :
- le héros est un adulte ou un élève ; le maître est le conteur.
- Au moment de la fête, la danse est présentée par l'ensemble de la classe. Les classes spectatrices, à un moment donné, peuvent être invitées à entrer dans la fête …et dans la danse.

 

 

 


Organiser l'école et la classe

Différents moments de communication tout au long de la journée

1) Dans l'école :

Accueil : dans les classes (favorise les relations enfant / enseignant / ATSEM / famille)
Favoriser des moments d'accueil inter-classe dans une classe différent de l'accueil habituel avec une gestion de différents coins.
Moment privilégié pour établir une relation famille / école (présence de tous les enseignants de l'école).
Circulation de l'information dans l'école : messages divers par les enfants pour les adultes ou d'autres enfants.
Récréation : savoir s'exprimer, se faire comprendre (raconter comment il s'est blessé, demander un jeu, expliquer un événement), moment privilégié de relation duelle.
Vestiaire, toilettes : importance du rôle de l'Atsem (attitude, langage).
Activités en décloisonnement : établir des relations avec d'autres enfants et enseignants.

2) Hors de l'école :

Au moment des sorties, échange avec les accompagnateurs et les intervenants extérieurs.

3) Dans la classe :

Accueil individualisé.
Goûter : échange, convivialité, vocabulaire, règles de vie.
Au lever de la sieste.
Dans les coins jeux.
Saisir l'imprévu pour organiser une "vraie" discussion.

4) En classe unique ou à plusieurs niveaux :

Toutes les formes de tutorat et d'aide des grands aux petits (ateliers hétérogènes, binômes...).
Gestion en succession des temps d'autonomie et dirigés, implication des enfants dans la conduite d'activités.


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