Quelques mots qu’on utilise souventimagination : capacité de créer une ou des images mentales originales à partir d’images déjà existantes et engrangées dans la conscience ou l’inconscient. imaginaire: s’oppose au réel. créativité capacité à produire des œuvres originales, nouvelles dans le champ de l’art. création : c’est l’œuvre de l’artiste. esthétique : au sens étymologique du terme : explorer le monde à l’aide de tous ses sens avec émotion, intelligence et sensibilité. le beau : |
Et si nous parlions des artistes avant de parler de l'art ?Des artistes qui, de la terre ocre recrachée sur les murs des cavernes
aux oeuvres les plus contemporaines, redonnent à voir une réalité que
chaque spectateur, qu'il soit simple observateur, adorateur, dénigreur
ou analyseur, recompose à sa manière en suivant sa sensibilité et sa culture.
Finalement, l'art est déjà dans le regard du spectateur. |
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L'art a un rôle d'intermédiaire entre une réalité permanente : la réalité extérieure qui reste sensiblement la même à travers le temps et l'espace et une réalité intérieure qui, elle, est diverse, instable, changeante. Elle diffère selon les individus, leur caractère, leurs tendances propres ; elle varie aussi selon les collectivités auxquelles appartiennent ces individus, puisque les collectivités, par l'éducation, l'action du milieu qu'elles constituent, impriment leur marque et leur conception sur les individus qui leur appartiennent. Dès lors, il devient naturel et inévitable que, non seulement chaque société, chaque époque, chaque groupe humain et chaque génération, mais également chaque individu, propose une version différente des mêmes objets. Elle se traduira dans les moyens de transcription, en premier lieu dans l'interprétation de la forme, puisque c'est par elle que l'esprit humain appréhende et rend intelligible le spectacle enregistré par les yeux. C'est la fonction même de l'art. |
| L'art existe depuis que l'homme existe même s'il
n'a pas toujours été l'objet d'une prise de conscience égale. Il a quelques
fois, au cours des âges, été confondu avec la technique de l'artisan en
particulier lorsque l'artiste n'était considéré que comme l'exécutant, la
main d'un Dieu-créateur qui lui seul avait le génie. C'est la pensée grecque
qui donne à l'art sa première dignité réelle qu'il reperdra au Moyen- Age. C'est au XVème siècle en Italie, lors de l'avènement de l'Humanisme que l'on reprendra conscience de la supériorité de l'artiste et de l'homme tout simplement. Ainsi, dans une Cène rebaptisé par lui-même " Le repas chez Lévi ", Véronèse se représente dans un per-sonnage au centre du tableau, devant Jésus ; ainsi, Charles Quint ramasse le pinceau que Titien a laissé Choir ! |
Et les contrats passés entre les commanditaires des tableaux et l'artiste
tiennent compte, non seulement des matériaux utilisés (bleu de lapis-lazuli,
feuilles d'or) mais de plus en plus de la bella maniera, c'est-à-dire
du savoir-faire, du talent, du génie de l'artiste. Aujourd'hui, l'oeuvre d'art n'échappe pas, comme tant de domaines, à l'emprise de l'argent, en étant aussi un objet de spéculation. |