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On peut dénombrer aujourd'hui une trentaine de musées qui exclusivement
ou partiellement, s'intéressent à l'école. Établissements animés dans leur
plus grande majorité par des enseignants, conservateurs de l'histoire de leur
propre profession, gardiens d'une mémoire.
Ils ont par le biais des solidarités associatives ou professionnelles, réuni
des collections dignes du plus grand intérêt. Si l'on excepte le Musée National
de l'Éducation de Rouen la création de la plupart d'entre eux est récente,
les célébrations anniversaires de l'oeuvre de Ferry ayant parfois joué comme
un déclencheur.
D'une certaine façon, cet intérêt accru pour le passé de l'école participe
aussi du regard nouveau que nos sociétés portent sur leur patrimoine et qui
se traduit concrètement par une expansion sans précédent du musée. Le séminaire
que nous organisons est une première occasion de rencontre significative;
19 établissements y participeront .
Les problématiques traitées se situant au coeur d'un double constat, plus
précisément d'un double achèvement. Fin d'un type de musée, fin d'un type
d'école.
Crise du fonctionnement, redéfinition des rôles et des missions, émergences
et rationalisation des politiques culturelles et éducatives, élargissement
de l'aire de la conservation, prise en compte de la réception.
Autant de points de contacts placés au coeur des débats. Points de contacts
et non exacte superposition des problématiques. Le musée n'est pas, ne peut
pas et ne doit pas être une "école-bis".
En, revanche, le tandem école-musée peut transactionnellement démultiplier
les effets d'un meilleur accès aux savoirs et à la culture.
Dans le cas très spécifique des musées de l'école l'on devine aisément l'extraordinaire
richesse de l'enjeu et de la responsabilité. Au coeur de l'enjeu, l'enfant.