| Un objet rituel | Les ancêtres | L'alibi | L'école | L'écolier | L'enfant | Conclusion |
A
la fin du XIXème siècle, l'enfant se trouve placé au
coeur de multiples préoccupations : par les grandes lois sur l'enseignement
primaire enfin mises en place, par le stade de maturité atteint par
la révolution industrielle, par le développement - non pas encore
de la société de consommation - mais de la consommation tout
court.
Dans ce contexte, on ne sera pas étonné qu'en un temps où
l'école de la république est l'épicentre d'enjeux de
société fondamentaux, l'écolier soit placé au
coeur de stratégies d'appropriation et d'influences.
C'est par son intermédiaire que l'idée d'un bonheur individuel
organisé autour de la consommation se diffuse.
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Déjà depuis les années 1870 les objets publicitaires font partie de l'univers quasi quotidien de l'écolier.
Le pionnier en la matière ayant été Aristide Boucicaut (1810-1877), fondateur des magasins "Au Bon marché" en 1869. En offrant tous les jeudis une nouvelle série de six images chromolithographiées aux enfants de ses clients, il avait compris quelle "force de vente" pouvait représenter un enfant désormais de plus en plus écouté de ses parents.
Vont apparaître des séries d'objets et ce, de manière massive jusque vers 1960, destinées à l'enfant et plus précisément à l'écolier. Buvards, protège-cahiers, découpages, chromos ou découpis, jeux de poche... : autant de vecteurs publicitaires dont l'écolier est la cible. L'astuce des industriels du temps de la "réclame" étant d'accompagner leur stratégie commerciale d'un enrobage philanthropique. "Amis" des enfants, ils veulent faire dans l'utile tout autant que dans l'agréable.
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