Très vite, la danse s'est emparée des outils que les technologies numériques mettent à sa disposition. |
comment représenter les différents états de l'eau ? comment toucher l'air ? - varier les éléments constitutifs de l'espace : ..les directions : avant/ arrière… ..les orientations : côté droit, côté gauche, face, dos… par rapport à un point de repère (spectateurs, mur…) ..les niveaux : positions du corps : niveau haut (en l'air), niveau moyen, niveau bas (au sol) ..les tracés :sous forme de lignes droites, courbes, angulaires, sinueuses… ..les dimensions :grand espace, petit espace à parcourir et puis travailler sur les qualités de mouvement : par exemple l'eau permet de travailler sur la fluidité, la résistance, le jaillissement… mais aussi le mouvement des vagues, évocations poétiques liées à cet élément… après l'observation d'insectes… comment ça se passe dans une fourmilière ? - rechercher des occupations d'espace multiples, des mobilisations du corps variés pour construire progressivement un désordre organisé. - varier les positions du corps (en l'air, au sol, ..) pour ramper, voler… être un objet, fabriqué, monté et démonté machines et robots (seul, à deux puis en petits groupes) - jouer sur la variété des surfaces d'appui offertes : mains, dos, pieds... - jouer sur les tensions : tonique/ relâché - jouer sur la répétitivité, la régularité et la coordination comment je perçois la lumière ? les jeux de lumières - avec le regard de l'autre: " quand je suis regardé je bouge , et l'inverse " - avec une lampe de poche, jouer avec l'ombre projetée quand deux aimants se rencontrent... - jouer sur les différentes actions pour mobiliser le corps du partenaire : repousser , tirer, pousser… - mouvement fort / faible-mouvement rapide/ lent chaos, atomes,… - en variant les rythmes, les contacts, les trajectoires, les déplacements vers la convergence de combinaisons multiples. - à partir d'un jeu de cartes (avec des propositions rythmes, contact et trajectoire pour aller vers un aléatoire : par exemple, piocher une carte " rythme lent "+ " contact main " + " trajectoire en zig zag " et " déplacement arrière ") |
Quel univers des chorégraphes peuvent créer autour du questionnement entre l'individu et les sciences ? La compagnie Michel Hallet Eghayan de danse contemporaine a travaillé autour du thème des origines de l'homme, (création "En attendant l'autre"), travail chorégraphique à partir du mythe de Gilgamesh. La Compagnie 47.49 (François Veyrunes) s'intéresse à la notion d'entropie. " En physique, il existe une fonction qui permet de mesurer le niveau de désordre d'un système : l'entropie.(…) Le temps conduit tout un chacun, de façon inéluctable et irréversible vers le chaos et la mort. Par ailleurs, le temps ne peut en aucun cas altérer la force de l'imaginaire, le rêve et la poésie de tous ceux qui sont ouverts à ces dynamiques créatives. (…) j'ai envie d'interroger l'homme face à cette dualité. La force de vie qui foisonne, la mort qui guette. " (François Veyrunes) . Entropie, c'est " du faux désordre construit " . La Compagnie Scalène / Youtci Erdos, Manuel Chabanis et Dominique Rauly (enseignant chercheur) interroge le champ scientifique à l'aune du mouvement dansé. Dans la création " Grands froids et corps en mouvement ", il y a un échange sur les imaginaires respectifs des chorégraphes et du scientifique. Les uns utilisent le langage du corps comme médiateur de leur perception du monde, l'autre cherche une interprétation scientifique de l'univers des " corps " solides et froids qui lui sont extérieurs ; l'expérience du corps créant une formulation innovante de la physique, et cette dernière devenant un vecteur de sensations nouvelles au sein du corps. Que fait naître un texte scientifique (sur l'infiniment petit à très basse température !) dans l'esprit et le corps des danseurs. Inversement, quel va être le discours scientifique , en lecture instantanée d'une chorégraphie ? Deux formes d'imaginaires se croisent et donnent chacun une lecture différente de son propre univers. |
Propositions : |