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vendredi 22 septembre 2017
B2i

 

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Luc Sindirian
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Son et vidéo
 
 
 

Réalisation d’une vidéo support de formation
 

 Définition des objectifs   Notions essentielles   Etapes de la réalisation 

Si la vidéo, support de formation potentiellement très riche et efficace, suscite à ce titre beaucoup d’intérêt, elle effraie aussi par le caractère complexe, à la fois technique et chronophage, de sa réalisation.
Sans renier ce dernier aspect, cet article et ceux qui lui sont associés visent à fournir les informations essentielles qui permettront de réaliser de courtes vidéos support de formation, des façons les plus simples et rapides possible.


- Définition des objectifs

Définir précisément ses objectifs est essentiel dans la réalisation d’une vidéo support de formation pour deux raisons principales :

  • Mal ciblée, trop longue, une vidéo perd rapidement l’attention de l’auditoire et ainsi fortement de son efficacité.
  • Une vidéo, même simple, requiert le traitement d’une très grande quantité d’informations (des dizaines d’images par seconde, des millions de pixels à afficher, du son, ... et ainsi des millions de bits/seconde à traiter et stocker). Il est donc impératif d’anticiper la composition du film et les prises de vue que l’on souhaite réaliser avant même de démarrer le tournage, afin d’éviter ensuite de longues heures d’acquisition, visionnage, choix et traitement des séquences tournées.


- Notions essentielles

La qualité d’un film dépend a minima du respect de règles de base (cadrage, alternance et équilibre des plans, ...) qui s’appuient sur quelques notions essentielles (plans, mouvements de caméra, ...).
Ces éléments sont clairement synthétisés dans l’article "Le tournage pas à pas d’une vidéo" du site "gypsevidéo.fr", dédié à la photo et vidéo numérique.

Dans le cas d’une vidéo support de formation, plusieurs considérations méritent d’être prises en compte :

  • Présenter le contexte global de la situation (organisation/disposition de la classe ou du lieu de travail filmé, répartition des élèves et de leurs tâches (*), moment de passation des consignes ...
    (*) NB : Un "discrédit" est souvent jeté sur des situations filmées de travail en petit groupe pourtant reconnues comme particulièrement pertinentes, si la vidéo ne prend pas la peine, même brièvement, de montrer comment est organisée le reste de la classe, avec notamment un doute jeté sur la capacité de travail en autonomie des autres élèves. Ce qui fait perdre de sa force à la situation présentée, sous le coup d’ arguments du type : "Très bien, mais cette situation ne peut être mise en oeuvre que si on dispose dune personne supplémentaire pour la conduire ou s’occuper du reste des élèves".
  • Alterner les plans en fonction des étapes de la situation/séquence filmée
    Un exemple d’alternance :
    - Cibler l’enseignant et les supports qu’il présente au moment de la passation des consignes (plan moyen, plan américain) ;
    - Plan large sur la classe au moment de la reformulation des consignes par un ou plusieurs élèves ;
    - Gros plan ou plan de demi-ensemble sur un élève ou un groupe d’élèves au travail ;
    - Retour en plan large pour les moments de synthèse ;
    - ...
  • Privilégier des vidéos courtes


- Etapes de la réalisation

  • Ecriture du scenario et, au besoin, création d’un storyboard
    Dans le cas d’un film de fiction, l’écriture du scenario consiste en la rédaction de l’histoire (narration, dialogues) - ou en l’adaptation d’une histoire, roman, déjà écrit(e) -, qui sera ensuite tournée en film.
    Dans le cas d’une vidéo support de formation, il s’agira plus d’une prise de notes relatives au déroulement et aux différentes phase de l’activité/séance que l’on désire filmer/diffuser.
    Les éléments à prendre en compte dans le tournage de chaque scène d’une vidéo étant toutefois nombreux (lieu, lumière, personnes filmées, action(s), plans de cadrage, dialogues, éléments sonores ou musicaux, ...) , il peut s’avérer extrêmement utile de consigner tous ces éléments de façon synthétique et visuelle dans un document communément nommé storyboard, ou scénarimage en français.
    Deux exemples de storyboard :
    - Un exemple en ligne
    - Un exemple à télécharger
    Conseil :
    Hormis selon la technique du tourné-monté (voir paragraphe suivant "Le tournage de la vidéo"), le tournage des séquences ne se fera pas forcément de façon chronologique (par exemple : tournage enchainé de toutes les scènes d’un même lieu, ou prises depuis un même positionnement de la caméra, même si elles ne s’enchainent ensuite pas de façon chronologique et seront déplacées/réagencées au montage).
    En conséquence, il peut être très utile de créer une page ou fiche par scène dans le storyboard (clairement numérotée au regard du repérage chronologique), afin de faciliter l’organisation du tournage.
  • Tournage de la vidéo
    • La technique du tourné-monté
      La technique du tourné-monté consiste, une fois le scenario écrit, à enchainer chronologiquement le tournage de chaque plan prévu, en une seule prise. Le tournage achevé, la vidéo produite constitue ainsi directement le produit fini, sans besoin d’en passer par une phase de montage.
      Cette technique a l’énorme avantage de la simplicité et du gain de temps.
      Elle a par contre l’inconvénient de produire un résultat pas forcément excellent.
      Dans le cas de films de fiction par exemple, un travail de répétition des scènes avant la prise de vue unique et définitive peut permettre de garantir un rendu minimal.
      Dans le cas d’une vidéo support de formation consistant à filmer une réalité en action, ceci n’est pas possible ; la technique du tourné-monté risque donc de se révéler rapidement limitative. Il est donc conseillé, dans la mesure du possible, de s’orienter plutôt vers une stratégie de tournage suivie de montage.
    • Le tournage avec montage
      Le tournage associé à du montage autorise plusieurs choses que ne permet pas le tourné-monté, dont deux essentielles :
      - Réaliser plusieurs prises d’un même plan, jusqu’à ce que le résultat attendu soit obtenu ;
      - Ne pas respecter la chronologie des plans si cela peut se révéler utile/efficace (exemple : enchaîner le tournage de toutes les scènes se jouant dans un même lieu, ou filmées d’un même point de vue).
      Conseils :
      Cette technique de tournage étant susceptible de générer une quantité importante de matériaux (plusieurs prises de chaque plan), qui plus est sans respect de la chronologie finale du film (prises - rushes - qu’il faudra ensuite revisionner afin de choisir celles retenues et de les ré-agencer au montage), il est fondamental d’assurer l’identification précise de chacune de ces prises de vue afin de savoir où les replacer dans le déroulé final.
      Ceci se réalise au moyen d’un clap.
      Le clap présente en outre l’intérêt de permettre un calage précis de l’image et du son lorsque l’enregistrement de ce dernier est réalisé à partir d’une source distincte du microphone de l’appareil de prise de vue lui-même (micro, enregistreur numérique, ...)
    • La prise de vue ; les matériels ... à disposition
      La prise de vue peut se faire à partir de différents matériels.
      Les suivants peuvent être à disposition des enseignants et formateurs de l’Isère auprès de leur circonscription ou ATICE (types de matériels et modèles selon circonscription) :
      • Caméscope numérique (à cassette mini-DV ou à disque-dur)
      • Mini-caméscope USB "Flip"
      • Appareils photo-numériques dotés de la fonction "film" (avec enregistrement sonore ou non selon les modèles)
      • Webcam
      • Voire votre téléphone portable (selon modèle)
    • Le travail et la prise du son
      Le rôle du son est au moins aussi important que celui de l’image, dans un film.
      Le travail du son est maintenant facilité par les outils et logiciels disponibles actuellement.
      Le fait de composer une bande son originale permet de s’affranchir des problèmes de droits liés à l’utilisation de musiques ou d’interprétations existantes.
      Une très bonne synthèse est disponible sur le site "Carrefour Education", dans le dossier "Musique et TIC"
      • Les matériels ... à disposition
        La prise de son peut également se faire à partir de différents matériels.
        Les suivants peuvent être à disposition des enseignants et formateurs de l’Isère auprès de leur circonscription ou ATICE (types de matériels et modèles selon circonscription) :
        • Le micro intégré du caméscope ou à l’appareil photo-numérique utilisé pour la prise d’images
        • Un micro additionnel
        • Un enregistreur numérique H2 ou H4
  • Acquisition / stockage
    Une fois enregistrés dans l’appareil utilisé pour le tournage, les plans doivent êtes "acquis" (opération dite d’acquisition) par le logiciel de montage présent sur l’ordinateur qui servira à réaliser ce dernier.

    Cette opération d’acquisition nécessite une connectique particulière :
    - Soit un câble de connexion dit Firewire ou IEE1394, si l’ordinateur utilisé est doté de la prise du même type ;
    - Soit un boîtier de conversion permettant le traitement de cette opération en connectique USB.

    Par défaut, le logiciel Windos MovieMaker sur PC, et iMovie sur Mac, permettent de réaliser l’acquisition des vidéos tournées.
    Toutefois, sous PC, si la connectique FireWire est absente et qu’il est nécessaire d’utiliser un boîtier d’acquisition (en raison de l’utilisation d’un camescopre à cassettes mini-DV pour le tournage, par exemple), Windows MovieMaker ne sera pas capable de réaliser cette dernière.
    Un logiciel simple et efficace permet de réaliser l’acquisition afin de générer des fichiers importables ensuite dans Windows MovieMaker : AVCUtty (partagiciel paramétrable en français)

    A noter que le traitement de la vidéo dans son ensemble nécessite également une machine dotée d’un mémoire vive élevée, ainsi que d’une grande capacité de stockage (ou de disposer d’un disque dur externe).

    Voir également les conseils utiles donnés au sujet de l’acquisition sur la page intitulée "Le montage vidéo pas à pas" du site déjà référencé à propos du tournage : gypsevidéo.fr ; (paragraphe : "Etape 2 : acquisition").
    • Les matériels à disposition
      Les matériels suivants peuvent être à disposition des enseignants et formateurs de l’Isère auprès de leur circonscription ou ATICE (types de matériels et modèles selon circonscription) :
      - Ordinateurs portables PC ou Mac (Macbook réservés à l’usage des formateurs de circonscription et départementaux)
      - Câbles IEE1394
      - Boîtiers d’acquisition de type "MovieBox"
  • Montage
    Le montage consiste au choix et au réagencement chronologique des différents plans tournés, ainsi qu’à l’agencement des différents matériaux utilisés (plans vidéos, images fixes, commentaires, sons, musiques, titres, transitions, ...)
    Une synthèse claire ainsi que plusieurs conseils relatifs au montage sont disponibles, toujours sur le même site référencé : gypsevideo.fr, sur la page "Le montage vidéo pas à pas".
    • Les matériels à disposition
      Les matériels suivants peuvent être à disposition des enseignants et formateurs de l’Isère auprès de leur circonscription ou ATICE (types de matériels et modèles selon circonscription) :
      - Ordinateurs portables PC, dotés par défaut du logiciel de montage intégré à Windows : Windows MovieMaker
      - Ordinateurs Macintosh dotés du logiciel de montage iMovie (matériels réservés à l’usage des formateurs de circonscription et départementaux)
  • Enregistrement final de la vidéo / diffusion
    Le mode de diffusion envisagé (CD audio, DVD vidéo, Web, présentation multimédia) conditionne la qualité et le format du média à enregistrer : Diffusion
 
 
Publié le mardi 10 mai 2011
Mis à jour le mardi 17 mai 2011

 
 
 
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