Lorsqu’une visite à la galerie d’exposition du théâtre suscite de la poésie !

vendredi 27 novembre 2009
par  Lydia COESSENS

L’oiseau sur la colline

A califourchon sur la vie, je m’en vais au loin,

Le cœur joyeux, l’âme plein d’entrain.

Je ne sais ni où, ni pourquoi, ni comment,

Mais je vais, confiant, comme un enfant.

Une foule colorée de d’intentions folles m’embrase, j’ai mis le cap droit sur

le bout du monde, qu’on se le dise ! Bien sûr, parfois la chaleur sèche du

désert m’affaiblit, jusqu’à ronger mon cœur de rudes remords... Mais j’ai

mis le cap droit sur le bout du monde,

et je le garde.

A califourchon sur la vie, je m’en vais au loin,

Le cœur joyeux, l’âme plein d’entrain.

Je ne sais ni où, ni pourquoi, ni comment,

Mais je vais, confiant, comme un enfant.

Les pays défilent, et les cultures, et les visages, et les foyers, et les

accueils, et les regards, et les passions, et les rythmes de la vie se donnent

et s’abandonnent ! Dans ces moments-là, je sens couler en moi une sève

chaude et ambrée, la sève de la vie.

A califourchon sur la vie, je m’en vais au loin,

Le cœur joyeux, l’âme plein de feu.

Je ne sais ni où, ni pourquoi, ni comment,

Mais je vais, confiant, comme un enfant.

Soudain, avec une vitesse foudroyante, une terreur sans nom me jette

violemment à terre. Je hurle contre mon impuissance, la révélation est

atroce... il ne s’agit plus de simples obstacles surmontables, non, cette

fois-ci, la limite, c’est moi-même !

Aucun échappatoire...

Aucun doute...

Mon tour viendra.

A plat ventre, contre la terre rance,

Je souffre en silence.

Je ne sais ni où, ni pourquoi, ni comment,

Mais je sais que la mort m’attend.

Maintenant, la tempête est passée, mais un noyau noir et dur pèse au fond

de mon être. Le vent souffle étrangement sur la colline, comme s’il voulait

me parler. Je me retourne vers le ciel.

Un oiseau passe.

Avec bienveillance, il se pose à côté du noyau dur de mon âme jusqu’à ce

que doucement, celui-ci se résorbe.

Puis il se tourne vers moi et nous discutons ensemble. Au bout d’un

moment, il me dit : « Fais l’effort de t’imaginer comme un être immortel.

Que ressens-tu ? »

Silence

« Maintenant, tu sais que la mort est une bonne chose. Ne sois plus effrayé. »

Et il s’envola.

*******************

Vie

Ce simple et si doux rêve dû à mon incurie

A laquelle j’aspire tant contre mon insomnie

Contrairement me rebute, attire mon attention

Dans les sombres méandres de la méditation.

Je l’ai eue sans la voir, je l’ai d’abord gardée

Je l’ai été, aveugle, m’en suis moi-même privée

Alors tu as parlé, ô Toi, qui me donnes vie

Toi qui m’as fait muet, depuis tu m’as occis

De son cruel attrait, de son éclat menteur

Pour l’inhumanité, j’ai cédé ma douceur

Mes actes pour le Mal, devenus assassins

Ma raison pour morale, persistant dans le Bien.

Réveillé par un bruit, je me dresse effrayé

Mes souvenirs atroces, rappels cauchemardeux

Pour l’apaisant oubli, mon pardon délicieux.

Dans la nuit silencieuse, je m’étends rassuré.


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