Ceux qui s’intéressent à la sociologie, ceux qui aiment l’affrontement ou la polémique : Réécoutez Répliques de ce samedi 14 novembre sur le site de France-Culture...

Critique sociale et sociologie
dimanche 15 novembre 2009
par  Lydia COESSENS

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/index.php?emission_id=14

émission du samedi 14 novembre 2009 Critique sociale et sociologie


Avec les sociologues Nathalie Heinich et Luc Boltanski
les livres  :
Nathalie Heinich, Le bêtisier du sociologue( Klincksieck - 13 octobre 2009)
Nous autres sociologues sommes payés pour être intelligents. Ce qui ne nous empêche pas, à l’occasion, de dire des bêtises...
Ce livre tente d’en répertorier les raisons : depuis le goût pour les généralités jusqu’au souci de défendre ses opinions, qui fait parfois déraper les « intellectuels engagés », en passant par la croyance aux arrière-mondes complotant dans notre dos, les erreurs de raisonnement, voire les manipulations rhétoriques qui embrouillent leurs auteurs autant que leurs lecteurs. Il y a même, paradoxalement, le désintérêt pour le réel, qui fait détourner pudiquement les yeux au passage des faits ; et aussi, plus profondément, la peur d’être seul, qui incite à penser « comme nous »...
Le lecteur intéressé par les chausse-trappes de la pensée trouvera dans ce petit répertoire beaucoup d’exemples, mais pas de noms, du moins d’auteurs vivants : car on peut éviter d’être bête sans pour autant devenir méchant.
- 4ème de couverture-

Luc Boltanski, De la critique : précis de sociologie de l’émancipation
Gallimard - 24 septembre 2009
Le rapport que la sociologie entretient avec la critique sociale n’a cessé de hanter cette discipline depuis les origines. La sociologie doit-elle être mise au service d’une critique de la société, ce qui suppose de rendre compatibles description et critique ? La critique détourne-t-elle la sociologie de son projet scientifique ou en est-elle la finalité sans laquelle la sociologie ne serait qu’une activité vaine, détachée des préoccupations que nourrissent les personnes en société ? Cette question a déterminé les couples d’oppositions fondateurs - entre faits et valeurs, idéologie et science, déterminisme et autonomie, structure et action, approches macro et micro sociales, explication et interprétation, etc. Elle dicte deux des principaux programmes qui aujourd’hui configurent la discipline : la sociologie critique des années 1970, particulièrement dans la forme que lui a donnée, en France, Pierre Bourdieu ; la sociologie pragmatique de la critique, développée dans les années 1980-1990.
Dans la sociologie critique, la description en termes de rapports de forces met l’accent sur la puissance des mécanismes d’oppression, sur la façon dont les opprimés les subissent passivement, allant, dans leur aliénation, jusqu’à adopter les valeurs, intériorisées sous la forme d’idéologies, qui les asservissent.
La sociologie pragmatique décrit les actions d’hommes révoltés mais dotés de raison, porte l’accent sur leur capacité, dans certaines conditions historiques, à se lever contre leur domination, à forger des interprétations nouvelles de la réalité au service d’une activité critique.
Luc Boltanski propose ici un cadre permettant d’articuler ces deux approches, apparemment antagoniques - l’une déterministe et réservant le beau rôle à la science éclairante du sociologue, l’autre soucieuse de se tenir au plus près de ce que disent et font les personnes. Ce travail d’unification le conduit à réélaborer des notions centrales pour la sociologie comme celles de pratique, d’institution, de critique et, finalement, de « réalité sociale ». Il a pour ambition de contribuer au renouvellement actuel des pratiques de l’émancipation.
- 4ème de couverture-

Luc Boltanski, Rendre la réalité inacceptable (Démopolis - oct. 2008)
Dans l’effervescence des années 1970, de jeunes sociologues créent autour de Pierre Bourdieu une nouvelle revue : Actes de la recherche en sciences sociales. Dans un des premiers articles de la revue, Pierre Bourdieu et Luc Boltanski s’attaquent à la question centrale de « La Production de l’idéologie dominante ». Trente ans plus tard, Luc Boltanski ouvre à nouveau le dossier. Riche d’anecdotes personnelles, son récit nous livre la genèse de ce texte. Il débouche sur une critique radicale des formes actuelles de l’idéologie dominante. Véritable manifeste, il vise à nous rendre la réalité inacceptable.

- 4e de couverture-


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