Lorsqu’un philosophe, Jean-Luc Nancy et une philosophe-psychanalyste, Anne Dufourmantelle traitent du "débat sur l’identité nationale "et du suicide dans les entreprises.... ça donne à réfléchir

vendredi 13 novembre 2009
par  Lydia COESSENS

Communauté nationale et communautés d’entreprise

Jean-Luc Nancy revient sur l’identité nationale, Anne Dufourmantelle quant à elle sur les suicides en entreprise.
Les livres  :
Jean-Luc Nancy, Le plaisir au dessin Galilée - oct. 2009
Ce texte reprend dans une nouvelle version celui du catalogue de l’exposition « Le plaisir au dessin », que Jean-Luc Nancy avait organisée en 2007 au musée des Beaux-Arts de Lyon. Il présente une réflexion sur le dessin qui considère ce dernier à la fois pour lui-même et comme un paradigme pour tous les arts de ce qu’on nomme « la forme », et plus précisément la forme dans son mouvement naissant, dans sa formation, dans son élan et dans le maintien de cet élan par-delà l’achèvement de l’œuvre.
Le « plaisir » dont il s’agit ne doit pas être compris comme satisfaction mais comme maintien ou reprise du désir dont la forme procède, ou mieux : que la forme « est » en quelque façon. S’engage ainsi une discussion avec la théorie freudienne du plaisir tant sexuel qu’esthétique.
Entre les sections du texte figurent des « carnets de croquis » qui rassemblent un grand nombre de citations d’artistes ou de philosophes comme autant d’esquisses pour multiplier les lignes de pensée.

Jean-Luc Nancy, Vérité de la démocratie Galilée - 2008
C’est à la politique en elle-même et au capitalisme en lui-même que s’adressait le mouvement profond de 68. C’est à la démocratie gestionnaire que s’en prenait sa véhémence et, plus avant encore, c’est une interrogation sur la vérité de la démocratie qui s’y ébauchait.
La vérité de la démocratie est celle-ci : elle n’est pas une forme politique parmi d’autres, à la différence de ce qu’elle fut pour les Anciens. Elle n’est pas une forme politique du tout, ou bien et à tout le moins n’est-elle pas d’abord une forme politique.
« Démocratie » est d’abord le nom d’un régime de sens dont la vérité ne peut être subsumée sous aucune instance ordonnatrice ou gouvernante mais qui engage entièrement l’« homme » en tant que risque et chance de « lui-même ». Ce premier sens n’emprunte un nom politique que de manière accidentelle et provisoire.
Ensuite, « démocratie » dit le devoir d’inventer la politique non pas comme ordre des fins mais des moyens d’ouvrir et de garder des espaces pour les inventer. Cette distinction des fins et des moyens n’est pas donnée, pas plus que la distribution des « espaces » possibles. Il s’agit de les trouver, voire d’inventer comment ne même pas prétendre les trouver. Cette politique doit être tenue distincte de l’ordre des fins - même si la justice sociale constitue d’évidence un moyen nécessaire à toutes fins possibles.
- 4ème de couverture-
Jean-Luc Nancy, Le poids d’une pensée, l’approche La Phocide - 2008
La pensée pèse exactement le poids du sens.
L’acte de la pensée est une pesée effective : la pensée même du monde, des choses, du réel en tant que sens.
Le poids d’une pensée, c’est très exactement l’inappropriabilité de l’appropriation, ou l’impropriété du propre. C’est le poids léger d’une approche - au plus près de ce qui ne se laisse pas saisir.
- 4ème de couverture-

Anne Dufourmantelle, En cas d’amour : psychopathologie de la vie amoureuse Manuels Payot - 21 janvier 2009
En cas d’amour : que faire ? Axe autour duquel tourne toute vie : aimer, être aimé. Avec toutes ses déclinaisons : reconnaissance, peur d’être abandonné, morsure de la jalousie, désir de possession, envie, délivrance, haine, détachement, paix.
L’événement de l’amour est au coeur de ce livre. Depuis les histoires imaginaires que l’on se forge quand on est amoureux jusqu’au désir de vengeance de celui qui est quitté en passant par la jalousie, la fascination, la fusion amoureuse, la relation fraternelle, la dispute, le livre explore différentes figures de la passion et des blessures de l’attente amoureuse.
On y rencontre l’écoute attentive et les désarrois d’une psychanalyste recueillant dans la chambre des secrets les mots de ceux qui viennent déposer là leur expérance. On peut y lire aussi une tentative de penser ce qui nous fait répéter le même scénario et souffrir en boucle des mêmes maux d’amour. - 4e de couverture -

Antonio Negri, Anne Dufourmantelle, Du retour : abécédaire biopolitique : entretiens avec Anne Dufourmantelle LGF, « Le Livre de poche. Biblio essais » - 2004. Abécédaire biopolitique : A comme... Arme, Attentat, Action, Attente, Avenir. B comme... Brigades Rouges. C comme... Champ. D comme... Déchirure. E comme... Empire, Eugénisme. F comme... Fascisme. G comme... Globalisation. H comme... Heidegger, Hybridation. I comme... Inconscient, Innocence, Invention. J comme... Jamais plus, Joie. K comme... Kant, Kairòs. L comme... Lombard. M comme... Multitude, Matière, Monstre. N comme... Nommer, Negri, Neutre. O comme... Oppression. P comme... Panique, Prière, Passion. Q comme... Que dire ? R comme... Résister, Retour. S comme... Sensualité. T comme... Tentation, Terre, Twin Towers. U comme... Unité. V comme... Venise. W comme... Wittgenstein. X comme... l’inconnue de l’équation. Y comme... Yeux. Z comme... Zénon d’Élée. - 4e de couverture -

Anne Dufourmantelle, La Femme et le Sacrifice : d’Antigone à la femme d’à côté Denoël - 1er février 2007
On a sacrifié les femmes au nom d’à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd’hui encore, malgré les discours d’émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations.
Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ?

En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d’amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médée, Iseut ou Jeanne d’Arc mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches...
De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle ?
De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient ?
Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D’une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d’une véritable érotique du sacrifice au féminin.
- Présentation de l’éditeur -


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