Jeudi 15 octobre : L’EUTHANASIE : COMPTE RENDU

jeudi 15 octobre 2009
par  Lydia COESSENS

Tous ceux qui souhaitent dialoguer, échanger peuvent rejoindre le Cercle de Philosophie qui se réunit le jeudi de 13 à 14h au CDI et cela tous les quinze jours
Parce que réfléchir ensemble permet d’avancer !

Tous ceux qui se posent des questions sur la mort, la fin de vie, le choix de mourir peuvent nous rejoindre au CDI : élèves , professeurs de toute discipline, toute personne intéressée
Le jeudi 15 octobre le thème retenu : l’euthanasie. Venez nombreux !

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Étymologie :
euthanasia "mort douce et facile", bonne mort : du grec eu "bien" thanatos, "la mort"

définition :
Fait de provoquer la mort d’un être de telle sorte que cette mort advienne rapidement et sans souffrance, soit en agissant à cette fin = euthanasie active ; soit en s’abstenant d’agir (=euthanasie passive)

Distinction entre euthanasie volontaire avec consentement de celui qui la subit
euthanasie non-volontaire : celui qui la subit est dans l’incapacité de prendre la décision
euthanasie involontaire : contre la volonté du malade.

l’euthanasie c’est la mort qui advient facilement ,celle qui est douce ; c’est celle qui permet à l’auteur de sa mort de mettre ses affaires en ordre.

La séance a porté sur l’euthanasie pour en venir à la question de la liberté : peut-on empêcher quiconque d’exercer sa liberté y compris celle de mourir ? Nous nous sommes posés la question relativement au suicide.
Auparavant nous avons posé la question de savoir comment l’on considérait la vie pour la présenter comme ce que l’on peut se résoudre à perdre ou à ne pas perdre. Est-elle sacrée ? Ne faut-il pas distinguer entre vie et existence ? qu’est-ce qu’une existence digne ? La question est morale et peut aussi être religieuse.
Discussion sur l’âme, la mort du corps, la transmigration de l’âme.
Nous savons ce qu’est la vie mais nous ignorons ce qu’est la mort : c’est là un des éléments qui pèsent dans notre réflexion.
Nous avons aussi traité du problème juridique de l’euthanasie, de la question de la responsabilité, de la capacité de choisir en raison.

La question de l’euthanasie se pose surtout parce que nous avons des moyens élevés de soigner ; elle va se poser différemment selon la richesse et les possibilités de soins des pays concernés. L’euthanasie : une question des pays riches ?
Une dimension économique se pose : faut-il s’acharner thérapeutiquement sur des patients dont on sait qu’il vont mourir alors même que l’on manque de moyens et de lits pour soigner les autres curables ?
Les soins palliatifs ne sont guère développés ; la question se poserait-elle autrement si tel n’était pas le cas ?
Une dimension juridique a également été posée : la question de la responsabilité du médecin (lequel médecin connaît le développement à venir de la maladie...) : celui qui pratique l’euthanasie, celui qui fait une injection létale à son patient qui l’a demandé et/ou avec l’accord de la famille a commis un acte illégal il peut donc être juridiquement condamné.
Les proches peuvent signer une décharge. Question : cela ôte-t-il le risque de poursuites judiciaires ?

Vous lirez avec profit l’article "euthanasie" du dictionnaire d’éthique et de morale qui se trouve au CDI.