A NE PAS MANQUER SUR FRANCE CULTURE

dimanche 13 septembre 2009
par  Lydia COESSENS

Du 14 au 18 septembre, les nouveaux chemins de la connaissance présentés par Raphaël Enthoven, consacrés au libéralisme :
Lundi : Adam Smith
Aucune société ne peut prospérer et être heureuse, dans laquelle la plus grande partie des membres est pauvre et misérable.
Adam Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations.
Mardi : Tocqueville
Mercredi : Libéralisme et socialisme
Jeudi  : Néolibéralisme
Vendredi  : Libéralisme contre capitalisme ?

Le 14-09, à 14h00 , CONTINENT SCIENCES
L’histoire de l’évolutionnisme
par Stéphane Deligeorges
Avec : Cédric Grimoult Professeur agrégé d’histoire, enseignant en classe
Quelles sont les dates charnières de l’histoire des idées évolutionnistes ? Quel en sont les différents acteurs, des balbutiements à nos jours ? Tout semble commencer dans l’année 1749, date du débat mal connu entre les grands naturalistes des Lumières, que ce soit Buffon, Maupertuis ou Diderot)et cela au sujet des liens de génération supposés entre les espèces actuelles. Puis arrive les véritables chocs conceptuels occasionnés par les textes de Lamarck en 1809 et, bien sûr, de Darwin et 1859. Ce rendez-vous de Continent Sciences traite des moments clés de l’histoire de la théorie de l’évolution.
Réalisation : Brigitte Alléhaut

Le 15-09, à 15h, PROUDHON (classé parmi les ANARCHISTES) :
Proudhon (1809-1865), un penseur inconfortable
Par Anne Argouse, Hugues Peyret et Gilles Davidas

Aujourd’hui, Proudhon a pour beaucoup l’image poussiéreuse et subversive d’un penseur que l’on croit extrême..., l’auteur d’une citation aussi célèbre que mal comprise : « la propriété, c’est le vol ».
Ce penseur encyclopédique fut tour à tour imprimeur, écrivain, homme de presse, banquier, député puis prisonnier politique.
Antidogmatique, socialiste individualiste, libertaire et moraliste, il a été attaqué par la droite comme par la gauche et reste aujourd’hui encore inclassable.
À l’occasion du bicentenaire de sa naissance, l’émission revient sur la pensée de celui qui fut parfois désigné comme « l’homme terreur » ou le père de l’anarchisme.
L’impertinence d’hier peut-elle être la pertinence d’aujourd’hui ?

Le 16-09, LES MERCREDIS DU THEATRE par Joëlle Gayot. Tartuffe, rôle mythique Avec Stéphane Braunschweig, metteur en scène, Hélène Cinque, metteuse en scène de Tartuffe, dans une version afghane de la pièce par la théâtre Aftaab de Kaboul, Juliana Carneiro da Cunha, actrice dans la mise en scène d’Ariane Mnouchkine
Réalisation : Françoise Camar

Tous les jours de la semaine, à 20h35, Feuilleton Du 14 au 18-09, "Ma voix, c’est moi" de MICHEL LEIRIS choisis et montés par Pierre-Etienne Heymann.
Réalisation : Etienne Valles.

«  J’aime la bouche fardée des mots » écrit Michel Leiris dans Grande fuite de neige. Explorateur du langage aussitôt qu’il entreprend de s’immerger dans l’écriture ; explorateur des sociétés africaines jusqu’à devenir un professionnel de l’ethnologie ; explorateur de lui-même, pendant un demi-siècle il fera de ses expériences quotidiennes, de ses souvenirs, de ses rêves, de ses fantasmes, le matériau d’une œuvre littéraire unique au XXème siècle.

Du magma de l’alchimie autobiographique de Leiris sourd de manière quasi obsessionnelle, depuis Glossaire (1925) jusque A cor et à cri (1988), le culte de la matière sonore : la parole bien sûr, mais aussi le cri (dont il souligne « l’obscénité »), la voix chantée, tous les bruits et les silences du monde. Jeux phonétiques, proférations des possédées éthiopiennes, gémissements de la femme comblée, rumeurs urbaines et agrestes, chant sublime des divas d’opéra (une de ses grandes passions, tout au long de sa vie), mélopée du muezzin… Aucune émission de la voix ne lui est indifférente.
Analysant son travail d’écrivain, il déclare « vivifier l’écrit en quelque sorte par son timbre, autrement dit rendre patent que ces pages que nos yeux lisent sont sous-tendues par une voix (…) qui non seulement conte volontiers ma vie mais est intrinsèquement comme ma vie même… » (Langage tangage). Lorsqu’il se contemple au seuil de la vieillesse, il va jusqu’à se comparer à « un chanteur dont la voix s’est à tel point perdue que s’éteint jusqu’à son envie de chanter » (Frêle bruit).
L’ambition de MA VOIX C’EST MOI est de rendre compte de cette facette fondamentale de l’œuvre de Michel Leiris ; de proposer un support concret à l’imaginaire des auditeurs : « dire le Dit », rendre sa voix au Leiris « écrivant », et prolonger ainsi le double mouvement de la poésie et du sens à l’affût l’un de l’autre. Se mouvoir entre introspection et jeux poétiques, terreur et dérision, qui sont le terrain de jeu de son écriture, jongler avec les contradictions, recréer l’éparpillement, le morcellement de l’œuvre en cours. C’est l’incommensurable, l’infini, qui doivent apparaître, par toutes les fentes.
Avec : Laurent Cléry ; Nicolas Raccah ; Hélène Lausseur ; Violaine Schwartz et les voix de Ingrid Donnadieu ; Anne Gouttenoire ; Magali Léon ; Franck Lorrain ; Didier Sandre ; Audrey Santacrocce ; Pierre Val
Benoît Giros ; Pauline Moingeon. Bruitages Sophie Bissantz. Prise de son et mixage : Bernard Lagnel. Assistance technique et montage : Jean-Pierre Pellegeay. Assistante : Laure Egoroff. Réalisation : Etienne Vallès.
Crédit musical :
« D’art et d’amour » extrait de Tosca de Giacomo Puccini. Interprété par Suzanne Juyol/Orchestre de l’Opéra de Paris sous la direction de Louis Forestier (VSM, 1947).
Extraits des String Quartets de Béla Bartók interprétés par le Belcea Quartet (EMI).
Quatuor numéro 5 - II « Adagio molto »
Quatuor numéro 2 - III « Lento »


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