Vincent d’Indy, musicien ardéchois

mercredi 3 mai 2006
par  Christophe ROSSIGNOL

Compositeur, organiste, pianiste, chef d’orchestre, né le 27 mars 1851 à Paris, il est issu d’une famille de hobereaux musiciens d’origine cévenole. Dès 6 ans, élevé par sa grand mère qui lui donne le goût de la musique, il écrit pour elle " Ode à Mémé ". A partir de 1864, il séjourne en Ardèche au manoir de Chabret, berceau de la famille d’Indy, où il fait la connaissance de ses cousins et en particulier de sa cousine Isabelle de Pampelonne qu’il épousera en 1875. Vincent d’Indy devient ardéchois.

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Il conçut très tôt une fervente admiration pour le génie musical allemand. C’est Wagner rencontré à Bayreuth en 1870 qui lui conseille d’utiliser le patrimoine folklorique. Il rencontre la même année Brahms et Liszt qui resteront ses amis. En 1871, engagé volontaire, il est légèrement blessé et démobilisé. Grand voyageur, c’est comme chef d’orchestre qu’il se fera connaître par le monde (il dirigera le Philadelphia Orchestra). Reconnu comme maître de l’école française, il préside en 1890 la Société nationale de musique et s’installe au château des Faugs, commune de Boffres, à quelques centaines de mètres du manoir de Chabret, où il reçoit ses amis musiciens. C’est là qu’il se livrera à la composition et qu’il terminera sa puissante épopée Ferwwal (1895). Vincent d’Indy est ardéchois.

Elève de Labignac et de César Franck au conservatoire de Paris, il se fait connaître avec le premier volet de sa trilogie symphonique Wallenstein (1974-1884), puis avec la légende symphonique La forêt chantante (1878). Mais c’est dans ses racines ardéchoises retrouvées en 1883, qu’il puisera l’inspiration pour sa célèbre Symphonie sur un chant montagnard dite cévenole (1886) ou Jour d’été à la montagne (1907). Au cours de ses marches sur le plateau du Mézenc et de ses rencontres avec les bergers, il collectera nombre de chansons populaires du Vivarais (1892-1930).

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Fondateur avec Charles Bordes et Alexandre Guilmant de la Schola cantorum, il y exerce à partir de 1896 sa vocation pédagogique. Il y inscrit au programme de ses concerts Monteverdi, Bach, Gluck, Ducas, Roussel, Debussy, Ravel. Après le décès de son épouse Isabelle en 1905, il se consacre entièrement à son enseignement mais aussi essentiellement à la musique de chambre. Il écrit un Cours de composition musicale, des livres sur Franck, Rameau, Beethoven ou Wagner. Remarié en 1920 [1] avec la pianiste Carole Janson, il finit sa vie entre le midi et Paris et décède le 2 décembre 1931 après 80 années consacrées à la musique.


Cet article est tiré de l’ancienne version du site. Son auteur n’est pas connu.


[1Au début des années 1920, le lycée de Privas qui n’était pas encore le lycée polyvalent Vincent d’Indy a accueilli en terminale scientifique le futur prix Nobel de physique (1970), le professeur Louis Néel. Il était alors l’un des deux élèves (!) à préparer le baccalauréat Mathématiques élémentaires.


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Symphonie sur un chant montagnard dite (...)
Symphonie sur un chant montagnard dite (...)

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