sélection philosophique de la sélection des émissions de france-culture

samedi 16 mai 2009
par  Lydia COESSENS

Le samedi 16-05, à 15h04 Une Vie Une Oeuvre, Michel de Montaigne (1533-1592) Par Christine Lecerf. Avec Marielle Macé. Auteur de Le Temps de l’essai (Belin), Michel Magnien. Collaborateur de la nouvelle édition des Essais (La Pléiade), Daniel MENAGER. Auteur de La Renaissance et le rire (PUF), Jean Yves POUILLOUX. Auteur de Montaigne : l’éveil de la pensée (H.Champion), Bernard SEVE. Auteur de Montaigne : des règles pour l’esprit (PUF), Pierre Pachet. Auteur de L’Oeuvre des jours (Circé)

Si mon âme pouvoit prendre pied, je ne m’essaierois pas, je me resoudrois (Livre III, 2)

Michel Eyquem naît au château de Montaigne dans une famille de noblesse récente. Réveillé au son d’une douce musique, immergé naturellement dès la petite enfance dans le latin, Montaigne gardera de cette éducation libérale un esprit vif, ondoyant, rétif à toute forme d’assujettissement, du corps comme celui de l’esprit. Après des études de droit et un double mandat à la Mairie de Bordeaux, Montaigne, durablement affecté par la mort de son ami La Boétie, opte pour une nouvelle vie. Il ne se retire pas, comme on l’a souvent dit, mais se met à distance d’un monde auquel il restera étroitement lié, par ses voyages et ses relations. Il emménage dans une tour de son château remplie de livres qu’il appelle sa « librairie ». Contemporain d’une époque violente et transitoire, déchirée par les guerres de religion et les ambitions politiques, Montaigne a la sagesse d’y aménager pour lui-même et pour ses futurs lecteurs une « arrière-boutique » personnelle, un espace réel et mental pour lire, vivre et réfléchir autrement. Les Essais , ironiquement qualifié par son auteur comme « les excréments d’un vieil esprit », constituent bel et bien un défi à tous ceux qui sont pressés d’en finir avec l’incertitude. Feuilleté compact de plusieurs versions superposées, juxtaposition incessante d’opinions changeantes et discordantes, imbrication interrompue de citations empruntées et remaniées, Les Essais s’adressent à un lecteur « diligent », capable d’enfourcher son livre, de bifurquer en chemin, de retourner sur ce qu’il vient de lire pour y découvrir un sens nouveau, bref, de se défaire de tout jugement définitif et même de toute prétention à connaître. Un véritable exercice spirituel ! À la fois humble et orgueilleux, soucieux du monde et enclin au retrait, hostile au changement et extraordinairement ouvert, Montaigne était lui-même un homme traversé de contradictions. Soumis au « branle » universel, Montaigne a su magnifiquement en fixer le vertige jusqu’à lui imprimer la forme de notre humaine condition.

Le samedi 16-05, à 23h, LES VIVANTS ET LES DIEUX par Michel Cazenave. Le Traité de l’âme d’Aristote Avec : Ingrid Auriol enseignante (philosophie). Le Traité de l’âme représente sans doute le cœur de l’oeuvre d’Aristote. C’est à lui que mène toute sa métaphysique, et c’est à partir de lui que peut se comprendre ce que l’on a appelé depuis sa biologie. Pour Aristote, en effet, l’âme est ce principe qui emmène le vivant dans une unité fondamentale du corps et de l’esprit. S’opposant pour partie à son maître Platon, de même qu’au stoïcisme naissant pour qui l’âme est refroidissement du principe vital, Aristote bâtit une notion sur laquelle s’appuiera toute la théologie de la scolastique médiévale.

à 17h, Les nouveaux chemins de la connaissance. Par Raphaël Enthoven. Du 18 au 22-05, Les Stoïciens. Lundi 18, Sénèque. Mardi : L’ancien stoïcisme.Mercredi , Stoïciens et épicuriens. Jeudi 21 mai , Epictète et Marc-Aurèle. Vendredi 22 ,Spinoza et le stoïcisme. Du 8 au 12 juin : BAC PHILO. Lundi 8 juin , Faut-il vouloir trouver un sens à toutes choses ? Mardi, Une conduite désintéressée est-elle possible ? Mercredi 10, Peut-on penser sans préjugés ? Jeudi 11, Prétendre distinguer l’homme de l’animal est-ce légitime ? Vendredi 12 juin , Faut-il n’avoir plus de désirs pour être heureux ?