A voir : Lucian Freud, peintre, petit-fils de Sigmund Freud ; La Guerre de Sécession ; Juliette Binoche et Akram Khan.

samedi 28 février 2009
par  Lydia COESSENS

Dimanche 1er mars à 20h15 sur Arte, début d’une série documentaire d’Hector Obalk, Grand’art. Ce dimanche, Lucian Freud et deux de ses portraits :les portrait de Kitty Garman, femme de Lucian Freud, dont l’un peint en 1947 et l’autre, le nu de 1962, remarquable.

Dimanche 1er mars à 22H15 sur Arte, début d’une série documentaire de Ken Burns sur un carnage militaire : la guerre civile qui opposa, de 1861 à 1865, les esclavagistes du Sud aux abolitionnistes du Nord des Etats-Unis d’Amérique.

Jeudi 5 mars, à 23h50, la photographe Marion Stalens a filmé les répétitions de Juliette Binoche et du danseur-chorégraphe Akram Khan, répétitions basées sur l’improvisation comme la lente adaptation de deux corps étrangers l’un à l’autre. Brillant.

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Lucian Freud, Artiste Peintre britannique d’origine allemande. (Berlin, 1922).
Petit-fils de Sigmund Freud, il quitte l’Allemagne et s’installe en Grande-Bretagne avec sa famille en 1933. Il étudie la sculpture à Londres et commence à peindre dans un style marqué à la fois par la Nouvelle Objectivité allemande (Neue Sachlichkeit) et le surréalisme.

Les premières compositions de Freud interrogent l’espace et ne cessent d’expérimenter différents points de vue, toujours révélés par la présence de la figure humaine. Il peint des personnages aux traits anguleux, exécutés dans un réalisme sévère (Interior in Paddington, 1951). De cette précision obsessionnelle, que l’on retrouve dans les nus de la même période, se dégage une étrangeté troublante (Girl with a White Dog, 1951).

La provocation des corps s’accentue vers la fin des années 1950, à un moment où la technique du peintre évolue. Freud délaisse la souplesse du pinceau pour un travail à la brosse, qui rend la chair plus sensible sous les accidents de la matière, et ses toiles rappellent les mouvements du sculpteur (Man’s Head, 1963). Ce traitement en épaisseur de la matière qui caractérise sa représentation du corps dialogue avec des aplats de couleurs plus fluides, pratique qui organise le tableau en plans distincts, témoignant de l’influence de l’œuvre de son ami Francis Bacon, dont il exécute le portrait en 1952.

Freud réalise également de nombreux portraits de sa mère d’une impressionnante expressivité (The Painter’s Mother, 1982-1984). Aucun artifice ne cherche à adoucir cette image d’une vieille femme qui attend la mort ; au contraire, la justesse sans emphase de ce drame silencieux accentue l’indécence de la proposition à vouloir ainsi adhérer au réel.

Two Men (1987-1988), œuvre de la maturité, rassemble nombre des préoccupations de l’artiste. Freud y entretient le doute par le paradoxe qui consiste à représenter verticalement deux personnages couchés. Il pose la couleur en contrepoint de la chair et joue sur l’ambiguïté du corps comme anatomie et sujet mis en scène, surgi de cette concentration sur la forme, et de ce rejet de toute idéalisation — sa principale préoccupation, il le dit lui-même, étant « de peindre la personne réelle, de faire une peinture d’elle et pas de l’utiliser pour quelque dessein artistique plus lointain. »


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Juliette Binoche et Akram Kahn
Juliette Binoche et Akram Kahn

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Lucian Freud, Autoportrait Freud, Fille avec un chien blanc JPEG - 3.1 ko JPEG - 2.8 ko

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