FRANCE-CULTURE.COM

NOUVELLE GRILLE !
samedi 22 mai 2010
par  Lydia COESSENS

les plaisirs et les savoirs de france-culture

TOUS LES SAMEDIS

à 7h00 Le journal

à 7h05, Terre à terre par Ruth Stégassy. Le 22-05, Fondations pour la protection de l’environnement
Avec : Jérôme Deconinck, pour la Fondation Terre de liens ; Jean-Louis Gueydon, de la Fondation pour une Terre humaine et Danielle Mitterrand, pour la Fondation France Libertés
Le 29-05, Dunkerque - 6ème conférence des villes durables
Le 05-06, Phyto Bar : "La décroissance est-elle souhaitable ?"

à 8h10, L’économie en questions par Dominique Rousset.Le 22-05,
- 1er sujet : Crise économique et évolution démographique, une mise en perspective (à l’occasion de la sortie du livre de Pierre Dockès et Jean-Hervé Lorenzi : "le choc des populations : guerre ou paix")
- 2ème sujet : A propos des tensions politiques en Thaïlande : Où en sont aujourd’hui les économies d’Asie du Sud-Est ?
Invités : Nicolas Baverez ; Pierre Dockès ; Jacques Mistral ; Olivier Pastré
Liens :
* le cercle des économistes :http://www.lecercledeseconomistes.asso.fr/
* Attac http://www.france.attac.org/
Document : Le choc des populations : guerre ou paix, Pierre Dockès, Jean-Hervé Lorenzi Fayard, « Littérature française », 2010

à 9h, Le Journal

à 09h10, Répliques, par Alain Finkielkraut, philosophe. Le 22-05, IsraëlAvec Régis Debray et Elie Barnavi.
bibliographie :
- "A un ami Israélien" avec une réponse d’Elie Barnavi, ed. Flammarion
- Aujourd’hui, ou peut-être jamais : pour une paix américaine au Proche-Orient, d’Elie Barnavi,
A. Versaille éditeur, Bruxelles

à 10h00, Concordances des temps, par Jean-Noël Jeanneney. Le 22-05, Prévenir les maladies : la querelle des vaccins Comment éviter les maladies, la diffusion des germes et des microbes et la propagation des épidémies ? En compagnie de Gérard Jorland qui vient de publier Une Société à soigner. Hygiène et salubrité publiques en France au XIXe siècle (Gallimard, 2010), Jean-Noël Jeanneney revient sur les débats autour de l’utilisation des vaccins et sur le combat des hygiénistes pour convaincre l’Etat et les opinions de suivre les nouvelles mesures de prévention mises au point durant le siècle de Pasteur.
Le 29-05, La violence au Mexique Avec Annick Lempérière. Elle a notamment publié Entre Dieu et le roi, la république : Mexico, XVIe-XIXe siècle (Belles Lettres, 2004).

à 12h, La suite dans les idées de Sylvain Bourmeau.Le 22-05, Mourir pour des idées
Entretien avec Alain Garrigou à propos du singulier destin du député Alphonse Baudin mort le 3 décembre 1851, au deuxième jour du coup d’état de Louis Napoléon Bonaparte. Compagnon de barricade de Victor Hugo, il est mort dans un acte de sacrifice politique après avoir lancé aux Parisiens qui refusent de rejoindre les élus dont l’indemnité législative de 25 francs n’est pas populaire : "Vous allez voir comment on meurt pour 25 francs"

à 12h30 Le Journal

à 12h45 La rumeur du monde par Jean-Marie Colombani et Jean-Claude Casanova. Le 22-05, La crise (la suite), vue d’Amérique Avec Pierre-André Chiappori, (en duplex depuis New York), Professeur d’économie à l’université de Columbia. Ancien élève de l’Ecole normale supérieure, il a obtenu un Master en mathématiques à l’université Paris VI (1976) et un doctorat en économie à l’université Paris I (1981). Il a enseigné à l’université Paris I, à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), à l’Ecole Polytechnique et à l’ENSAE avant de rejoindre l’université de Chicago comme professeur d’économie. Il est membre du corps enseignant à Columbia depuis 2004. Ses recherches portent sur le comportement des ménages, le risque, l’assurance et la théorie des contrats, l’équilibre général et l’économie mathématique.
Et avec Georges de Ménil, Professeur à l’Ecole d’économie de Paris. Ancien élève du MIT et de Harvard, professeur invité à Harvard et New York University, il est également directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris. Fondateur de la revue européenne Economic Policy, il est membre du conseil d’administration de l’Ecole d’économie de Paris.

à 13h30 Projection privée par Michel Ciment. Le 22-05, Festival de Cannes. Michel Ciment s’entretient avec Olivier Assayas pour son film, Carlos.
Le 29-05, Dominique Noguez, pour « Cinéma & »
Michel Ciment s’entretient avec Dominique Noguez, pour « Cinéma & » (Paris expérimental, 2010) et ses autres écrits sur le cinéma
Le 05-06, Siegfried Kracauer Siegfried Kracauer (biographie au CNRS) + Théorie du cinéma (Flammarion)
Le conseil de la semaine, vers 14h20 : Les perles oubliées du cinéma américain (Wild side), par NT Binh
Le 12-06, Festival du film d’animation d’Annecy Avec Sylvain Chomet, pour son film "L’illusionniste"
Le conseil de la semaine : Vincent Amiel, pour son livre « Joseph L. Mankiewicz et son double » (PUF) –
Le 19-06, Ronit Elkabetz, pour le film « Les mains libres »
Le conseil de la semaine ; vers 14h20 : Hubert Niogret pour « Julien Duvivier, 50 ans de cinéma » (Bazaar&Co, Paris)

à 14h30, Megahertz . Production : Joseph Confavreux.Le 22-05,
Les radios off shore, de Caroline à Voice of Peace
L’émission de cette semaine s’intéresse aux radios off shore, ces stations de radio qui diffusent leurs programmes depuis un bateau radio ou une plate-forme maritime, habituellement situés dans les eaux internationales, et dont Radio Caroline, Radio North Sea International et Voice of America sont les exemples les plus célèbres.

à 15h30 Radio libre par Ali Baddou. Radio libre est un nouveau rendez-vous en public et en extérieur, tous les samedis après-midis entre 15h30 et 17h. Un ou plusieurs intervenants issus du monde de la culture ou des idées seront invités pour un entretien d’une heure et demie en toute liberté avec de la musique, des reportages et des performances.
Le 22-05, Emission spéciale en direct de Cannes : Prix France Culture ; Ronit Elkabetz
Le 12-06, Alain Veinstein.
Le 19-06, Nicolas Grimaldi.
Le 26-06, Élisabeth de Fontenay

à 17h, Jeux d’épreuves Par Joseph Macé-Scaron. Le 22-05, Oméga mineur, de Paul Verhaeghen (Le Cherche Midi) ;
Flush, une biographie, de Virginia Woolf (Le Bruit du Temps) ;
Le dernier mort de Mitterrand, de Raphaëlle Bacqué (Grasset) ;
L’Exilé d’ici et d’ailleurs, de Juan Goytisolo (Fayard)

à 18h Le Journal

à 18h10 Le magazine de la rédactionLe 22-05, Quand les entreprises turques travaillent à la modernisation de la société
Un reportage de Nadine Epstain réalisé à Istanbul, à commencer par l’université Galatasaray. Présentation : Marie-Pierre Vérot.
Invités : Serap Atan, représentante en France du patronat turc (TÜSIAD)
Paul Poudade, ancien Ambassadeur de France en Turquie (2004-2007)
Liens :
* Institut du Bosphore http://www.institut-bosphore.org/
* Université Galatasarayhttp://www.gsu.edu.tr/fr/

à 19h Ça rime à quoi ? Par Sophie Nauleau. Le 22-05, Ça rime à quoi Spécial Mahmoud Darwich Le poète palestinien de « La terre nous est étroite » mort le 9 août 2008.
Avec Rachid Koraïchi, peintre algérien qui, graphiquement et à ses côtés, a tenté de répondre à la question : Comment fonder poétiquement « une Nation en exil » ? & Farouk Mardam-Bey, son ami et éditeur chez Actes Sud, pour « Le lanceur de dés et autres poèmes »
escorté par des dessins inédits d’Ernest Pignon-Ernest : Mahmoud Darwich, debout dans le jardin de Sakakini, près de son bureau ; au check point de Qalandia ; au coin d’une rue de Bethléem ; au cœur d’une maison détruite à Jérusalem ; contre le mur de béton qui isole la Cisjordanie ; ou encore sur une pierre de son village natal, en Galilée.

à 19h30, Jusqu’à la lune et retour par Aline Pailler. Le 22-05, Théâtre de l’Odéon Paris présente « La Vraie Fiancée » adaptation & mise en scène Olivier Py avec Bertrand Killy

à 20h Fiction Le 29-05, Le sexe des mots de Serge Rezvani enregistré au Théâtre ouvert
« Pourquoi y a-t-il des mots masculins et féminins ? Parce que les mots masculins sont faits pour se tenir droits afin que s’enroulent autour d’eux les mots féminins qui sont lascifs et délicats… »
Tout en faisant le lit de Monsieur Robert – psychanalyste – sa femme de ménage dit le regret d’avoir refusé les avances de son patron.
Une déclaration d’amour étonnante, pleine de rage et de véhémence.
Mise en voix de et par Catherine Hiegel ; Preneuse de son : Valérie Lavallart ; Montage, mixage : Régis Nicolas ; assistante de réalisation : Chloé Mauduy. Cette Fiction est suivie d’un récital par Rezvani, seul à la guitare.

à 22h Le Journal

à 22h11 Affinités électives Par Francesca Isidori. Le 22-04, Hofesh Shechter
Hofesh Shechter est danseur et chorégraphe, diplômé de l’Académie de Danse et de Musique de Jerusalem, installé en Angleterre. Il débute en dansant pour la Batsheva Dance Company de Tel Aviv dirigée par Ohad Nahar, où il collabore avec Wim Vandekeybus et Tero Saarinen entre autre. Il s’installe à Londres en 2002, et rejoint la troupe Jasmin Vardimon Company. Il se revèle avec Fragments en 2002, un duo pour lequel il compose la musique. Puis avec crée Uprising et In your Rooms. Il étudie en parallèle les percussions, signant certaines partitions rythmiques de ses ballets. La danse de Shechter est physique, intense, brute et jouissive. Rythmée par des percussions jouées en live, l’énergie martèle la musique à la manière du breakdance ou du Haka.
Hofesh Shechter présentera à Paris le spectacle Political Mother du 21 septembre au 25 septembre 2010 au Théâtre de la Ville de Paris.
Le spectacle : Uprising/ In your Rooms a été présenté au Théâtre de la Ville de Paris du 16 au 21 février 2010.
Pour plus d’informations consultez le site de la Compagnie Hofesh Shechter

à 23h Fiction
Le 22-05, émission rempalcée par Mauvais genre.
Le 29-05, Le bruit des os qui craquent de Suzanne Lebeau .La vie d’Elikia, une fille de 13 ans, bascule le jour où, dans un pays en proie à une guerre civile, elle est enlevée à sa famille pour devenir enfant-soldat. Victime, elle devient aussi bourreau dans une situation qui brouille les lois de l’éthique. Dans un sursaut d’humanité, elle décide d’échapper à sa condition.

TOUS LES DIMANCHES

à 6h10, Cultures d’Islam par Abdelwahab Meddeb. Rediffusé à 22H3O. Le 23-05, Léon, l’Africain
Il y a une volonté de comprendre le destin de ce musulman appartenant au patriciat de la ville de Fès, ayant voyagé vers l’Afrique subsaharienne dans son adolescence, capturé par acte de piraterie sur la Mer Méditerranée, vendu comme esclave en Italie, acheté par le pape, converti au christianisme, devenu géographe, célèbre par sa Description de l’Afrique, oeuvre qui constituera la source principale du savoir sur le continent pour toute l’Europe jusqu’au XIXème siècle. Et l’on perdra les traces du personnage, ne sachant rien de son destin ultime. Cette fin énigmatique confirme la dimension romanesque qu’acquiert ce transfuge qui constitue l’une des grandes figures de l’entre-deux, de l’intervalle, de la médiation transfrontalière entre Islam et Chrétienté, entre Europe et Afrique. Cette figure de la croisée est peut-être annonciatrice d’une identité méditerranéenne toujours recherchée, jamais advenue, sinon incarnée par des individus d’exception.
Bibliographie : François Pouillon, Léon l’Africain, ouvrage collectif, avec notamment les contributions d’Alain Messaoudi, Dietrich Rauchenberger, Oumelbenine Zhiri, éd. Karthala, 2009.
Invités : François Pouillon, anthropologue, directeur d’études à l’EHESS
Dietrich Rauchenberger, historien (Hambourg)
Le 30-05, Mosquées d’Inde
L’architecture religieuse d’islam est d’une richesse et d’une variété régionale insoupçonnées dans le sous-continent indien. Ainsi, un peu partout, du nord au sud, s’enchaînent, du XIIème au XIXème siècles, les monuments, entre mosquées, minarets, mausolées. L’originalité s’acquiert lorsque les fonctions héritées du fonds arabo-turco-persan s’adaptent aux techniques et aux formes autochtones. Un art de l’hybridation naît de ce mélange. Après les célèbres Qutb Manar de Delhi (XIIème s.) ou le Taj Mahal d’Agra (XVIIème s.), nous vous convions à découvrir nombre de chefs-d’oeuvre méconnus, dans les pérégrinations à travers ces vastes espaces qui s’ouvrent entre l’Inde, le Pakistan et le Bengladesh. Découvrez avec nous par exemple le mausolée de Ghiyâth Dîn Tughluq à Delhi (vers 1325) et la bichromie blanc et rouge qui scande ses façades articulant une forme pyramidale interrompue par des créneaux que surmonte une coupole. Ou l’entrée monumentale de la Jama’ Masjid de Champaner d’Inde, avec ses claustra dont le réseau ajouré est sculpté sur pierre (fin XVème s.). Ou enfin les merveilles que recèle la forteresse de Bidar (Inde), notamment la massive et comme pharaonique salle hypostyle de la Solah Khamba Masjid (1327). Bibliographie : L’Inde des sultans, texte de Yves Porter, photographies de Gérard Degeorge, Flammarion, 2009.
Invités : Yves Porter, de l’université de Provence
Du 06-06, Du soufisme
Nous proposons un véritable voyage à travers les contrées d’islam pour recevoir des rudiments de cette voie spirituelle qu’on appelle le soufisme et qui se fonde sur deux vérités vécues : celle d’un Coran porteur de la voix de dieu et comportant un sens caché qui demeure infini et qui engage la perpétuelle quête ; celle aussi de l’intériorisation de cette parole pour revivre pour soi le privilège de recevoir l’inspiration divine. Sois Coran en toi-même, tel est le précepte adapté à tant de lieux dont la genèse varie. Ce qui passionne c’est que chaque fois se trouvent sollicitées les spiritualités antérieures qui convergent vers la quête de qui se met à la recherche du sens caché coranique. Le soufi chinois s’allie au taoïste ; l’Indien au Yogi ; le Turc ou le Mongol au chaman ; l’Africain au sorcier. C’est cette plasticité que célèbre le soufisme, lequel se prolonge comme expérience à travers la réalisation poétique, artisanale, picturale, calligraphique, architecturale, musicale, chorégraphique. L’expérience intérieure est tout aussi poétique, qu’esthétique et éthique. C’est une discipline qui vit la plénitude ontologique. Mais l’accès à l’être ne barre pas le domaine du néant ; le plein n’abolit pas le vide ; la jubilation de la grâce n’annule pas l’inconsolation de la perte ; la plénitude ne diffère pas la perte ; et la Présence n’exclut pas l’expérience de l’absence. Bibliographie : Thierry Zarcone, Le soufisme, voie mystique de l’islam, Découvertes/Religions, Gallimard, 2009.

à 7h, Le Journal

à 7h05, Vivre sa ville, par S.Andreu. Le 23-05, Les berges aux piétons La ville de Paris projette un nouvel aménagement des berges de la Seine,le long des quais bas,classés au patrimoine mondial de l’Unesco,qui sera présenté au conseil de Paris en juin.Le tout automobile du président Pompidou et des années 70 est derrière nous même si les berges nous offrent encore le spectacle désolant d’embouteillages.Faut il pour autant faire de Paris une capitale d’aires de loisirs le long de la Seine,sans doute pas.Mais comment ne pas répondre à une nécessité d’oxygène dans une ville que nous sommes de plus en plus nombreux à partager.
Avec nous pour en débattre,deux architectes de la ville et des fleuves,Marc Mimram et Antoine Grumbach.

à 14h, Carnet nomade par Colette Fellous.
Le 23-05, En direct du Festival étonnants voyageurs

15h, Tout un monde, par M.H.Fraïssé. 23-05, En direct du festival ETONNANTS VOYAGEURS à Saint-Malo. Le 30-05, Rap et graph. Le 06-06, Hip Hop. Les 13, 20 et 27-06, Groenland . Les 11 et 18-07, Les roms . le 25-07, Les cultures du cheval

à 16 h, Place des peuples par Madeleine Mukamabano. Le 23-05, États-Unis : des citoyens contre l’État.

à 16h30 Fictions/enfantines. Le 23-05, Maxime dans sa tête de Philippe Barrière .
Cette histoire commence le jour de l’arrivée de Maxime dans sa nouvelle école. A la récréation, il assiste à un drôle de jeu : Boris, un élève de sa classe à la langue bien pendue, se met les yeux à l’envers et décrit à des camarades toutes les pensées qu’il peut voir « dans sa tête ». Il est aussitôt imité par ses fidèles supporters. Et très vite par Maxime, qui essaie lui aussi…Mais c’est la catastrophe : il ne voit rien ! Boris en tire un jugement sans appel : Maxime n’a rien dans la tête…
Interprétés par : Emilien Gobart, (Maxime), Michèl Crémadès, (la crevette), Igor Mendjisky (Boris) ; Stéphanie Colonna (Mme Fleck), Murielle Brener (la mère), Christophe Chêne (le père) ; Suliane Brahim (Noémie), Roland Thimsit (le radiologue), Philippe Barrière ( l’assistant IRM), Jean-Jacques Vanier (le médecin), Fabien Gravillon (le garçon 1), Clément Aubert( le garçon 2) et Arnaud Pfeiffer

à 17h, L’Atelier littéraire par Pascale Casanova. Le 23-05, Silhouettes, apstiches et listes ; Autour des livres :
L’Homme qui tua Roland Barthes de Thomas de Clerc (L’Arbalète/Gallimard)
Etudes de silhouettes de Pierre Senges (Verticales)
Trop de monde de Pierre Mabille (Le Bleu du Ciel)
Les miens de Claude Closky (Al Dante)

à 18h10, Les retours du dimanche par Caroline Broué et Hervé Gardette : Chaque dimanche soir, Les retours du dimanche accueillent donc une personnalité sensible aux questions de son époque, et capable d’en mesurer la portée. Un grand témoin qui vient donner sa perception du monde actuel à travers quelques faits choisis de la semaine.
Mise à distance et hauteur de vue pour le fond, journal pour la forme, Les retours du dimanche mêle temps long de l’entretien avec l’invité et extraits courts de sons issus des reportages et émissions de la semaine écoulée ou d’archives sonores plus anciennes, revue d’actualité de la semaine, revue de presse d’un sujet, chronique européenne (en partenariat avec Courrier International) et propose quelques surprises, dont une bulle sonore.
Le 23-05, Vertige de l’ivresse : alcool et lien social
L’invité des Retours du Dimanche cette semaine sera l’anthropologue Véronique Nahoum-Grappe sur le thème "Vertige de l’ivresse : alcool et lien social", après la réunion de travail mercredi 19 mai sur les « apéros géants » organisée par le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux.
Véronique Nahoum-Grappe est anthropologue à l’EHESS. Elle est l’auteur de Vertige de l’Ivresse, Alcool et lien social, paru aux éditions Descartes et Cie en avril dernier.

à 19h, Masse critique par Frédéric Martel.

à 20h, Fictions / Théâtre & Cie Le 23-05, Face à la mère, suivi de l’Adoration, de Jean-René Lemoine
La mère est morte, tragiquement, dans un pays lointain, en proie à la violence et à la déraison. Quelques années après, le fils choisit de lui donner rendez-vous, par delà la mort, pour lui confier, dans cet entretien différé, tout ce qu’il n’a jamais su, jamais osé lui dire.
Peut-on, avec les armes impalpables de la poésie, recoudre, retisser le réel ? Peut-on encore, dans l’effroi du monde, inventer des mythologies, tenter, à travers elles, de rester debout devant le désastre, éclairer le chaos, lancer une passerelle vers l’autre plutôt que s’arroger le monopole de la douleur ?
C’est le fragile et téméraire défi de Face à la mère.
Publié aux solitaires intempestifs en 2006
Avec Jean-René Lemoine, Edouard Signolet et Alicia Schmit. Prise de son : Marie-Thérèse Ferrand. Montage : Elise Leu. Assistante de réalisation : Marie Casanova

Suivi de L’adoration Réalisation : Jacques Taroni.
Une terrasse surplombant la mer. Une soirée dans un club qui pourrait s’appeler la Batelière. On entend en sourdine le rythme lancinant des musiques.
La terrasse est déserte. Au loin, on devine des arbres, des collines qui descendent jusqu’à la mer dont on perçoit la rumeur. Face à face, une femme dans la maturité, Chine, et un homme, Rodez.
Durant toute une nuit, Chine va dérouler de façon obsessionnelle et implacable le récit de leur première rencontre. Elle dévoilera peu à peu l’étrange mécanisme d’une passion dévorante dans laquelle elle s’est jetée à corps perdu et où les repères traditionnels de la conquête, du masculin et du féminin, sont irrémédiablement brouillés, ou du moins renversés…
Publié par Lansmann en 2003
Avec Jean-René Lemoine et Bulle Ogier ; Prise de son, montage et mixage : Julien Doumenc et Jehan Richard Dufour
Assistante de réalisation : Lise-Marie Barré

à 23h, ATELIER DE CREATION RADIOPHONIQUE.
Le 23-05, ARRETER D’ECRIRE
Dans le cadre de sa 41ème saison :
Face A >> ARRETER D’ECRIRE, Un essai radiophonique de Nicolas Glorieux et Kevin Gironnay. Réalisation Anna Szmuc, avec le concours de Lionel Quantin et Marie-Laure Ciboulet.
"Ecrivain est très tenté d’arrêter d’écrire."
Cet essai consiste en un déplacement radiophonique du livre éponyme de David Markson.
L’auteur de ce livre envisage d’arrêter d’écrire. Las du manège romanesque et de ses vains artifices, il accumule alors anecdotes, citations et autres ‘curiosités culturelles’ sur les artistes de tous les pays et de tous les temps, compilant les causes de décès, soulignant les ironies de la postérité, signalant des hasards surprenants... Peu à peu, certains motifs émergent de cette litanie terrifiante, tels que la vanité de l’art ou l’absurdité de la mort, tandis que l’hypocondriaque ‘Ecrivain’ s’efforce de donner un sens à son refus de jouer le jeu littéraire.
Pris au hasard des rencontres, au détour des rues, des gares et des parcs, des voix, anonymes, portent ce texte, ligne par ligne, d’anecdotes en citations afin d’en reconstituer le puzzle au milieu duquel Ecrivain exprime son ironie, sa solitude, ses douleurs.
C’est aussi un atelier de création radiophonique, si Ecrivain le dit.
Arrêter d’écrire, de David Markson est publié aux éditions Le Cherche-Midi, collection « Lot 49 ». Traduction de l’américain par Claro.
FACE B >> S’ENTRETENIR 32 : Laurent (8’)
Par Valdimir Léon. Réalisation Lionel Quantin
« S’entretenir » est une série de portraits d’anonymes de 8 minutes chacun, traversés de sons d’ambiances prélevés dans l’environnement de la rencontre. Diffusés tout au long de la saison 2009/2010 dans le cadre de la seconde partie de notre émission, les traits et portraits d’une centaine de personnes croisées sur le territoire de France sont ainsi dessinés pour former le spectre le plus large et le plus coloré d’une certaine France contemporaine et mutante. Toutes les différences (d’âge, d’origine, de profession, de parcours, de culture, d’opinions) y sont identifiées, chaque fois insaisissables...
Le 30-05, KOPFRAUM, UNE SCULPTURE DANS LA TÊTE
Dans le cadre de sa 41ème saison :
FACE A >> KOPFRAUM, UNE SCULPTURE DANS LA TÊTE
Un essai radiophonique de Christine Lecerf
D’après les pièces sonores de Bernhard Leitner
Réalisation Lionel Quantin
Avez-vous déjà marché dans un champ de sons ?
Avez-vous déjà senti couler des gouttes de sons sur votre peau ?
Vous êtes-vous déjà assis dans un livre sonore ?
Les objets sonores de Bernhard Leitner sont des expériences sensorielles inédites. Dans cette émission, Christine Lecerf vous propose de voyager dans votre tête avec six pièces sonores de Bernhard Leitner crées spécialement pour l’Atelier de création radiophonique de France Culture.
Bernhard Leitner est né en 1938 en Autriche. Ce bâtisseur de formes habite tous les lieux, profanes et sacrés, publics et privés : une église baroque à Salzburg, le siège d’IBM à Vienne, le hall d’une université ou l’intérieur de notre tête. Artisan et magicien, il enferme le son dans un chaudron, capture la source bruissante du Danube, pose un gigantesque cylindre à la Villette.
Bernhard Leitner est un esprit moderne qui perpétue la tradition. Héritier des modernes viennois comme Loos, Webern, Mach ou Wittgenstein, il bouleverse les frontières entre l’art, l’architecture et la science et élève le son au rang de matériau artistique, à une époque où les technologies du son connaissent une révolution sans précédent.
Une rediffusion du 1er mai 2005
FACE B >> MAURICE BLACKBURN, PORTRAIT D’UN MECONNU (27’)
Par Yves Daoust
Le compositeur canadien Daoust fait le portrait d’un autre compositeur canadien, Maurice Blackburn, né en 1914. Blackburn était le compositeur officiel de l’Office National du Film Canandien. Daoust nous propose des extraits de ses œuvres, des textes sur les différents moments de sa vie et de son parcours.
Une rediffusion du 1er mai 2005.
FACE C >> CONVERSATION TELEPATHIQUE (5’)
Par Ramucho Mata
L’hypnotiseur Ramucho Mata nous propose une expérience de télétransport pour réactiver l’exposition de Lauris Gréaud. Sa voix, sur les arrangements du sound designer Jerry Montet, nous guide dans une déambulation.
Une rediffusion du 1er mai 2005.
Le 25-07, ESCALE A ESCALLES
ESCALE A ESCALLES
Un documentaire de Frank Smith
Réalisation Gilles Mardirossian
A la limite de la plaine maritime du Calaisis et des collines du boulonnais, dans un vallon verdoyant, se niche le village d’Escalles (300 habitants). Il se caractérise par (dixit l’office du tourisme de la région) « son site prestigieux et naturel, sa plage de galets et de sable fin, ses falaises du cap Blanc Nez, son cran, ses sentiers de randonnées pédestres, équestres et VTT qui conduisent au point culminant (133m), d’où l’on domine un vaste paysage et aperçoit les côtes anglaises par temps clair. »
Il y aurait dans cette escale à Escalles comme une manière de planter. Non pas enfoncer les micros pour capter les buissons de propos ou de bruits, mais les planter rapidement, à faible épaisseur de sol, de bitume, de terre ou de plage, et les transporter ailleurs pour les replanter. Tenter de cerner ce village anodin en le parcourant par petites touches sonores de long en large et à travers. Ici un son de mer, là un coup de vent. Une conversation avec un touriste de passage, avec le vétérinaire qui fait son jogging sur la plage chaque matin, avec Anne-Marie qui tient sa baraque « A la belle frite ». Un vol et un cri de mouette, les vaches de la ferme. « Une pratique du riz » en somme (Gilles Deleuze) : un micro se pique sur le sol plus ou moins vaseux, se repique en un bond plus loin. Aucun enracinement, mais des piqûres… Un entretien avec les parents de Delphine, qui s’est jetée du haut de la falaise cet hiver. Une rencontre avec les immigrés errants aux abords de Sangatte (à 5 km de là). Un petit déjeuner à bord d’un ferry où des voyageurs anglais se jettent, eux, sur leur breakfast. L’hôtelier du village. Des camionneurs, à Douvres, qui y feront halte après la traversée du Channel et avant de gagner l’autoroute.
Un village banal en somme, où, si l’on creuse (des micros), les enjeux de notre monde se jouent et se dessinent plus violemment qu’il n’y paraît.
Frank Smith est producteur à France Culture où il coordonne l’Atelier de création radiophonique.

TOUS LES JOURS DE LA SEMAINE

à 6hOO, L’éloge du savoir.
Du 17 au 21-05, Qu’est-ce qu’une société démocratique ?
par Pierre Rosanvallon, chaire "Histoire moderne et contemporaine du politique", (Collège de France).
Les 24, 25 et 26-05, Le roi mésopotamien et ses prophètes par Jean-Marie Durand, chaire "Assyriologie", (Collège de France).

à 7h00, LES MATINS La saison qui s’ouvre est encore placée sous le signe de la crise globale et de ses conséquences. Crise financière, économique et sociale, autant de crises enchâssées qui mettent sous tension le pouvoir politique, elles pèseront sans aucun doute sur la campagne des régionales au printemps 2010.
A l’arrière-plan ce sont de vastes recompositions, à l’échelle du globe, qui sont à l’œuvre : la présence des nouveaux grands aux sommets du G20 en est un symbole. Ce nouvel horizon géopolitique se dessine peu à peu, l’un des grands rendez-vous de la saison, la Conférence de l’ONU de Copenhague qui, début décembre, devra décider de l’après-Kyoto, sera certainement l’occasion de le saisir.
Ces derniers mois nous ont également appris que nous traversons une crise du savoir, visible à travers les interrogations qui pèsent sur les principaux instruments de sa diffusion : l’école, l’université, le livre, l’internet, la presse et les médias…
La mission d’information et de réflexion qui est celle de France Culture en général, et des « Matins » en particulier, nous oblige à saisir à bras-le-corps ces enjeux. La matinale doit donc être en prise directe avec l’actualité, traitée de plain-pied avec les personnalités et les acteurs qui jour après jour la fabriquent, les chroniques et la dernière partie de l’émission placée sous le signe du débat enrichissant les perspectives abordées.
Avec la nouvelle saison 2009-2010, les « Matins de France Culture » voient arriver un nouveau producteur succédant à Ali Baddou, Marc Voinchet. Ainsi, avec ce changement majeur et selon une bonne règle radiophonique, il ne s’agira pas de bouleverser davantage la physionomie générale de la matinale mais d’en affiner légèrement le tempo.
Le 7-9 :

- Entre 7h00 et 7h30 : « En toute franchise » d’Hubert Huertas
à 7h15 : Les enjeux internationaux par Thierry Garcin et Eric Laurent
Nous retrouverons, à 7 h 27, les chroniques de Clémentine Autain le mardi, Caroline Eliacheff le jeudi et Caroline Fourest le vendredi, accompagnées cette année de 2 nouvelles voix : Cécile Ladjali le lundi, et Danielle Sallenave le mercredi.
7h31 : Le reportage
7h35 : La revue de presse internationale
à 7h55 Olivier Duhamel livrera désormais sa chronique.
LE JOURNAL DE 8h
à 8h15 : La chronique d’Alexandre Adler
8h25 : La chronique d’Alain-Gérard Slama
- 8h25-8h55 : Débat avec l’invité.
- 8h25, la chronique d’Alain-Gérard Slama change d’horaire pour être en rebond avec la personnalité ou le thème du jour.
Puis, à 8h30, le feu des questions avec de nombreux experts de la chaîne, producteurs ou journalistes qui rejoindront quotidiennement le studio des « Matins » pour débattre avec l’invité.

à 8h55 : Le portrait du jour par Marc Kravetz
LE JOURNAL DE 9h
Caroline Broué remplacera Marc Voinchet durant ses vacances.

à 9H06, La fabrique de l’histoire par Emmanuel Laurentin.
Du 24 au 27-05, Femmes de l’année 1970. Lundi : Femmes à la page, un documentaire de Anaïs Kien, réalisée par Charlotte Roux
En 1970, les femmes dans les médias sont ménagères, consommatrices, mère de familles, bricoleuses, couturières. La presse féminine leurs prodigue conseils pratiques et les encourage à faire envie. Mais depuis quelques années un malaise sourd transparaît dans certains médias : Les femmes aussi d’Elaine Victor propose les parcours de vie de femmes célèbres ou anonymes et interroge le désarroi des femmes sous l’œil des grands réalisateurs du moment. Des premiers amours de Marie-Christine à la fable de Simone Signoret dans les grands magasins le doux-amer du propos saisit encore aujourd’hui. L’empathie de Ménie Grégoire dans son émission de RTL permet aux femmes de manière anonyme d’exprimer leurs problèmes de divorce, d’impuissance de leur mari, de frigidité, d’éducation de leurs enfants, d’ennui et de frustration. Constatant l’accumulation des récriminations auxquelles la loi tarde à répondre le magazine Elle organise une série de débats dans toute la France en vue d’organiser les Etats Généraux de la Femme en décembre. Alors que le MLF voit le jour en septembre qu’en est-il de la façon dont on parle des femmes et de ce qu’elles disent dans leurs médias ? A la veille de l’explosion du mouvement féministe qu’en est-il des femmes qui ne militent pas ?
Avec Eliane Victor (« Les femmes aussi »), Ménie Grégoire (RTL), Evelyne Sullerot (sociologue des médias et auteur de « La presse féminine » paru en 1965) et Jean Mauduit ancien secrétaire général de ELLE).

à 10h, Les nouveaux chemins de la connaissance par Raphaël Enthoven.
lundi 12 avril
Bac philo 1/5 : La politique doit-elle faire le bonheur des citoyens ?
Réalisation : Christine Robert
Une série d’émissions pour préparer l’épreuve de philosophie du bac, qui aura lieu le jeudi 17 juin, de 8h à 12h
Enregistrement au lycée Robert Doisneau, avec une des classes de Terminale de notre invité
A suivre : une deuxième semaine Bac Philo, du 7 au 11 juin. Avec, au programme de ce second volet :
Etre libre, est-ce faire ce que l’on veut ?
Est-ce illusoire de chercher à être heureux ?
Ne fait-on que fuir le réel ?
L’homme n’est-il que la série de ses actes ?
Ou encore : Peut-on tout démontrer ?
mardi 13 avril : Bac Philo 2/5 : Toutes les cultures se valent-elles ?
mercredi : Y-a-t-il des choses que le langage ne puisse dire ?
jeudi : Peut-on vouloir le bien sans le faire ?
vendredi : Peut-on dire d’un désir qu’il est anormal ?
Du 24 au 28-05 : FREUD
Lundi : Biographie : Quand Freud entreprend, au printemps 1896, ce qu’il appelle son « auto-analyse », il n’est alors qu’un neurologue à contrecœur, maussade, marié, père de 5 enfants, qui rédige une monographie laborieuse sur les paralysies cérébrales, tandis que l’antisémitisme viennois le prive obstinément d’une carrière universitaire à sa mesure. Après une longue agonie, son père meurt le 23 octobre, léguant à son fils la seule tâche d’apprendre à lui survivre, c’est-à-dire à le surpasser. La psychanalyse est née d’un deuil capital et qui, comme un caillou jeté à l’eau, grandit à mesure qu’il s’éloigne. Tel Hamlet, qu’une maïeutique posthume transforme en rédempteur mélancolique, Freud s’est servi de la mort de son père pour accoucher lui-même de lui-même.
Invités :
Elisabeth Roudinesco, historienne de la psychanalyse et psychanalyste.
Gwenaëlle Aubry, agrégée et docteur en philosophie, enseignante à l’Université Paris-IV. ;
mardi : Freud par lui-même 2/5 : "L’interprétation des rêves"
Le journal des nouveaux chemins avec Gwenaëlle Aubry, philosophe et romancière pour son dernier livre, Personne (Mercure de France), prix Femina.
"Nous arrivons à comprendre (à interpréter) le rêve, en admettant que le souvenir qu’il nous laisse après notre réveil n’est pas son processus véritable mais seulement une façade derrière laquelle se dissimule celui-ci. Nous distinguons ainsi dans le rêve un contenu manifeste et des pensées latentes. Le processus grâce auquel ces dernières se transforment en contenu manifeste s’appelle le travail du rêve. L’étude de celui-ci nous offre un excellent exemple de la façon dont un matériel inconscient du ça, originaire et refoulé, s’impose au moi, devient préconscient, puis, par suite de l’opposition du moi, subit les modifications que nous avons appelées déformations du rêve. Il n’existe aucun caractère du rêve qui ne se puisse expliquer de cette façon." Freud, Abrégé de psychanalyse.
Invités :
Laurence Kahn, psychanalyste et présidente de l’Association Psychanalytique de France.
Gwenaëlle Aubry, agrégée et docteur en philosophie, enseignante à l’Université Paris-IV.
Mercredi : Freud par lui-même 3/5 : "Le malaise dans la culture"
"La question décisive pour le destin de l’espèce humaine me semble être de savoir si et dans quelle mesure son développement culturel réussira à se rendre maître de la perturbation apportée à la vie en commun par l’humaine pulsion d’agression et d’auto-anéantissement. A cet égard, l’époque présente mérite peut-être justement un intérêt particulier. Les hommes sont maintenant parvenus si loin dans la domination des forces de la nature qu’avec l’aide de ces dernières il leur est facile de s’exterminer les uns les autres jusqu’au dernier. [...] Et maintenant il faut s’attendre à ce que l’autre des deux "puissances célestes", l’Eros éternel, fasse un effort pour s’affirmer dans le combat contre son adversaire tout aussi immortel. Mais qui peut présumer du succès et de l’issue ?" Freud, Le malaise dans la culture.
Invités :
Michel Plon, psychanalyste, directeur de recherches au CNRS, membre du centre de recherche universitaire Psychanalyse et pratiques sociales de la santé (CNRS/Université de Picardie).
Gwenaëlle Aubry, agrégée et docteur en philosophie, enseignante à l’Université Paris-IV.
Jeudi:Freud par lui-même 4/5 : "L’homme Moïse et la religion monothéiste" ; "Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci"
Vendredi : Au-delà du principe de plaisir. Avec Paul-Laurent Assoun.

à 11h, Questions d’époque.

LE LUNDI, Post frontière par Florian Delorme. A l’heure de la mondialisation, de la globalisation économique, les frontières perdent peu à peu leur caractère de barrière. A mesure que les espaces se réaménagent, que les emprunts culturels et économiques se nouent, les démarcations se déplacent, se font plus floues ou explosent parfois même. Post-frontières a pour objectif d’observer et d’analyser des enjeux transnationaux qui subissent ces phénomènes de dépassement et d’éclatement des bornes. Des reportages viendront les mettre en évidence, des invités tenteront d’en décrypter les mécanismes… Post-frontières, une émission qui pérégrine au-delà des barrières !
Le 24-05, Les paradis fiscaux ou l’équipée fiscale
LIECHTENSTEIN : « Pour les ministres de finance du monde entier c’est un héro. Pour les liechtensteinois – un traitre à la patrie. Mais qui est véritablement cet homme, Heinrich Kieber ? Lire la suite : Qui est Heinrich Kieber ?
GRECE : L’économie « noire », qui échappe aux impôts en Grèce, est estimée par les économistes à un tiers du produit national brut, pour être précis elle représente aujourd’hui 37%. En chiffres absolus cela représente entre 80 et 100 milliards d’euros. Une somme impressionnante même pour la Grèce ! Et si on extrapole et que l’on calcule la TVA et l’impôt sur le revenu de cette économie on obtient un chiffre compris entre 18 et 20 milliards euros lire la suite
Invités : Alain Deneault, , Philosophe de formation , il est chercheur en sociologie à l’université de Québec ; Pascal Saint-Amans, chef de la division chargée de la coopération internationale et de la compétition fiscale au Centre de politique et d’administration fiscale de l’OCDE
Christian Chavagneux

LE MARDI, Le bien commun par Antoine Garapon
Débat autour d’une question juridique posant des problèmes aux confins de la morale, du politique et de la liberté individuelle. Une émission au double objectif : vaincre les préjugés négatifs à l’égard du droit et permettre aux auditeurs de se l’approprier, et trouver les arguments pour en discuter les solutions.
Le 25-05, La sécurité, nouvelle valeur cardinale de la démocratie ?
Autour du dernier ouvrage de Michaël Foessel, "Etat de vigilance", le Bien Commun s’interroge aujourd’hui sur la banalisation de la sécurité dans les démocraties modernes, et plus particulièrement sur le lien entre cette banalité sécuritaire et le néolibéralisme.
Avec : Michaël Foessel, philosophe, maître de conférence à l’Université de Bourgogne, auteur de " Etat de vigilance, critique de la banalité sécuritaire " (Le bord de l’eau, Lormaont (Gironde), 2010)
Frédéric Gros, philosophe, professeur à l’Université Paris XII, et auteur notamment de " États de violence : essai sur la fin de la guerre" (Gallimard, Paris, 2006).

LE MERCREDI, Rue des écoles par Louise Touret. Tous les mercredis entre 11 heures et midi, Rue des écoles abordera les questions d’éducation au sens large : les questions liées à éducation nationale, aux enjeux pédagogiques, disciplinaire ou encore sociaux mais aussi les problématiques de l’enseignement professionnel (dans le secondaire mais aussi les écoles supérieures type magistrature, journalisme, médecine, architecture), et celle de la transmission du savoir en général, des relations inter générationnelles voire de l’éducation des enfants au sein de la famille. Rue des écoles traitera chaque semaine d’un grand dossier sous forme d’une interview ou d’un débat ainsi que d’une question d’actualité relative au domaine de l’école et de l’éducation. L’émission comptera aussi une chronique et différente rubrique.
Le 26-05, Les ressources humaines dans l’Education nationale. Avec Josette Théophile.

LE JEUDI MÉTROPOLITAINS par François Chaslin et Thierry Paquot.
Le 27-05, Le Primatice. Architecture et art brut, souvenirs de quelques "batisseurs de l’imaginaire", notamment de Chomo, l’ermite de la forêt d’Achères. Avec les photographes et réalisateurs Claude et Clovis Prévost.

LE VENDREDI, Place de la toile par Xavier de la Porte. Ce magazine hebdomadaire, premier du genre dans les médias, décrypte les usages des nouvelles technologies, et aborde les différentes facettes de la révolution numérique en marche qui vient bouleverser nos vies, nos habitudes...

à 12h Tout arrive ! par Arnaud Laporte
du lundi au vendredi de 12h à 12h30 et de 12h50 à 13h30.
Tout arrive !, le grand rendez-vous quotidien de l’actualité critique culturelle, nationale et internationale propose depuis maintenant deux saisons des rendez-vous clairement identifiables selon les jours de la semaine, et réunit les passionnés de chaque discipline, attentifs aux commentaires critiques des « tables rondes » comme aux entretiens de fond, menés chaque jour avec des créateurs et des intellectuels.
# Le lundi est le jour de la littérature, tant française qu’étrangère, et peut donc suivre également au plus près l’actualité toujours plus importante des prix littéraires.
# Le mardi est dédié aux arts visuels (arts plastiques, architecture, design, mode,…).
# Le mercredi est bien sûr tourné vers les écrans, les grands, ceux du cinéma, mais aussi les petits – qui le sont de moins en moins - avec les dévédés, au travers notamment de notre chronique du « dévédé de la semaine », mais aussi avec les programmes de la télévision, qui opèrent une mutation très importante depuis quelques années. Cette émission du mercredi a lieu désormais en public au Forum des Images.
# Le jeudi est dévolu aux arts de la scène (théâtre, danse, opéra, musique…), pour mieux orienter les sorties de fin de semaine.
# Le vendredi, enfin, est consacré aux essais, dans tous les domaines et courants de la pensée.
Chaque jour, de 12h à 12h30, une table ronde critique commente l’actualité de la discipline concernée.
Puis, de 12h50 à 13h30, Arnaud Laporte reçoit celles et ceux qui font cette actualité, en provoquant parfois des rendez-vous inattendus, entre créateurs d’horizons différents, que nous aurons envie de réunir pour tenter de créer un nouvel espace d’échanges, de réflexions, pour sortir des sentiers battus de l’entre-soi, pour éprouver les univers artistiques des uns à la rencontre de ceux des autres…
Ce qui ne change toujours pas, dans Tout arrive ! c’est la curiosité, le plaisir de la découverte, l’envie de parler de ce qu’on aime et de ce qui fâche, le souci de s’intéresser aussi bien aux grandes scènes parisiennes qu’aux petits lieux de nos régions, et de rester en éveil sur l’actualité culturelle à l’étranger.

à 13h30, Les pieds sur terre par Sonia Kronlund.
Les 24 et 25-05, Plein les bottes
L’usine de bottes en caoutchouc confectionnées à la main par des maîtres bottiers à Châteauvillain depuis 50 ans, est sur le point de fermer. Elle va être délocalisée. Mohamed, responsable du site de production depuis deux ans, compte 32 ans dans l’entreprise. Béatrice et Sophie, monteuses, sont soeurs, et travaillent aussi "aux bottes" depuis une trentaine d’années.
Reportage : Farida Taher. Réalisation : Emmanuel Geoffroy

à 14h, LES SCIENCES

LE LUNDI Continent science par Stéphane Deligeo
Quoi de plus propice que la Grande Galerie du Muséum pour poursuivre, en direct, la série d’émissions que France Culture consacre à la biodiversité, dans cette année qui lui est consacrée. Dans ce cadre, et choisi dans ce thème immense, nous avons retenus le question des espèces disparues et l’importance, essentielle, de la classification des êtres vivants.
Invités : Guillaume Lecointre ; Pascal Tassy

LE MARDI Avec ou sans rendez-vous par Olivier Lyon-Caen.
Le 25-05, Les nouveautés dans la sclérose en plaques
Avec ou sans rendez-vous est consacré aujourd’hui à la sclérose en plaques et aux avancées dans la connaissance et le traitement de cette maladie.
La sclérose en plaques qui touche 80 000 patients en France et plus de 2 millions dans le monde est une maladie chronique du cerveau et de la moelle épinière qui débute dans la très grande majorité des cas chez l’adulte jeune. La journée mondiale de la SEP qui aura lieu le 26 mai prochain est l’occasion de faire connaître et comprendre cette maladie mal connue et qui fait peur.
Invités : Catherine Lubetzki, neurologue à l’Hôpital de la Salpêtrière, professeur à l’université Pierre et Marie Curie, présidente du comité médico-scientifique de l’ARSEP, l’association pour la recherche sur la sclérose en plaques.

LE MERCREDI

à 14h Planète terre par Sylvain Kahn.
Le 26-05, Conserver la nature a-t-il un sens ?
Invités : Sophie Moreau ; Robert Barbault, directeur de l’Institut d’écologie, Directeur du département Ecologie et Gestion de la Biodiversité du MNHN

à 14h30, LE SALON NOIR Par Vincent Charpentier.
Le 26-05, le Japon et le contre-exemple Jômon, un monde à l’envers ? Invités : Laurent Nespoulous

LE JEUDI La marche des sciences par Aurélie Luneau. De l’origine de la matière vivante aux dernières stations orbitales, l’histoire de l’évolution du monde est jalonnée de découvertes, d’expériences, de coups de génie, de théories et d’équations, mais aussi d’échecs qui marquent le temps des sciences, et avec lui, le temps des hommes.
Depuis l’Antiquité, dans des contextes parfois hostiles aux avancées de l’esprit, des hommes et des femmes ont fait progresser la connaissance du monde. De Thalés à Pierre-Gilles de Gennes, en passant par Archimède, Galilée, Copernic, Galois, Kepler, Becquerel, ou encore Einstein et les Curie pour ne citer qu’eux, l’histoire des sciences en mouvement est une véritable aventure de l’esprit, utile à la compréhension de notre civilisation.
Le 27-05, Matteo Ricci, messager des sciences entre la Chine et l’Europe au XVIIé siècle.

LE VENDREDI Science publique par Michel Alberganti. Science, médecine, environnement, technologie et impact sur la société, il y a du débat. Pour cela, des scientifiques sont confrontés à des représentants d’associations ainsi qu’à des hommes politiques concernés. Parfois des élèves de cours de science en collège et lycée sont associés au débat et le courrier des auditeurs est particulièrement pris en compte afin de refléter le lien de plus en plus fort qui s’est créé, au cours des dernières années, entre la science et la société.
Le 28-05, La nature, amie ou ennemie de l’homme ?

A 15h A chaque jour son domaine :

Le lundi LES LUNDIS DE L’HISTOIRE par J. Le Goff, M. Perrot, R. Chartier, P. Levillain.
Le 24-05, Le Procès d’un évêque au Moyen Age
A propos de : Domus Diaboli. Un évêque en procès au temps de Philippe le Bel, de Alain Provost, Ed. Belin Par Jacques Le Goff
Invités : Alain Provost, maître de conférence à l’université d’ Arras
Claude Gauvard, professeur à l’université de Paris I

Le mardi LES MARDIS DES AUTEURS Par Matthieu Garrigou-Lagrange.
Le 25-05, Saul Bellow (1915-2005) (rediffusion)
« L’entreprise quasi désespérée qui marque les romans de Bellow comme ceux de Mann ou de Musil (consiste à) immerger la littérature dans l’activité cérébrale et au-delà, placer la cérébralité au coeur même des questions du héros ». C’est ainsi que Philip Roth résume le don de Saul Bellow pour nous placer au coeur d’une conscience qui doute, qui souffre, qui essaie avec énergie d’en découdre avec le monde qui lui résiste tout en désirant vivre le mieux possible.
Comment Saul Bellow en est-il arrivé là ? Est-ce son double héritage juif et européen qui rend ce fils d’émigrés juifs de Saint-Pétersbourg si talentueux pour créer des héros qui, comme Herzog, s’interrogent sans cesse sur la marche du monde, avec une angoisse toujours contrebalancée par l’humour ?
Les deux guerres mondiales et les désillusions qui en découlent ne sont-elles pas aussi à l’origine de cette plongée dans une âme qui ne nous épargne rien et nous dit tout ?
Quoi qu’il en soit, Saul Bellow, récipiendaire du prix Nobel de littérature en 1976, récompensé deux fois du National Book Award et une fois du Prix Pulitzer, ouvre la voie avec la publication en 1953 des Aventures d’Augie March , à un nouveau type de roman réaliste américain. Un roman à la fois très cérébral et très attentif au réel, jubilatoire, débordant d’énergie mais aussi d’inquiétudes et de déchirements : Philip Roth en est aujourd’hui l’héritier.

Le mercredi LES MERCREDIS DU THÉÂTRE par Joëlle Gayot.
Le 26-05, Molière A l’occasion de la réédition en Pléiade des œuvres complètes de Molière.
Le jeudi LES JEUDIS DE L’EXPO par Elisabeth Couturier .
Le 27-05, L’art nouveau ou l’esthétique des courbes (Rediffusion du 19 novembre 09)
Le 10-06, Foujita, de la tradition japonaise à l’art moderne
Le 17-06, Emission annulée pour opération spéciale France Culture
Le 01-07, Le musée personnel d’...Anne et Patrick Poirier
Le 08-07, Les Noailles, des mécènes créateurs

Le vendredi
LES VENDREDIS DE LA MUSIQUE par Jeanne-Martine Vacher.
Le 28-05, Le Sarod de Ustad Amjad Ali Khan : virtuosité et légendes
Rediffusion de l’émission du 13 novembre 2010 « Imaginez un virtuose du violon comme Itzhac Perlman qui serait aussi un descendant direct de Stradivarius ». Belle façon de présenter Ustad Amjad Ali Khan, l’un des plus grands virtuoses du sarode. Sa venue à Paris (le 26 octobre au Théâtre de la Ville) est l’occasion de raconter l’histoire de cet instrument et de ses répertoires, souvent également liés au chant dans la grande tradition de l’inde du Nord. « De tous les instruments indiens, le sarod est sans doute le seul qui, en l’espace d’un siècle environ, a non seulement connu un processus de développement rapide, mais a su également gagner les faveurs du public et se hisser au plus haut niveau de la musique instrumentale. Avec Ustad Amjad Ali Khan grand maître du Sarod, Philippe Bruguières conservateur au Musée de la Musique, Michel Angot spécialiste du Sanskrit et musicien et la voix d’Alain Daniélou (archives INA). Légendes photos : (3) Vièle sarangi, anonyme, Andhra Pradesh (?), 17e siècle, n° inv. E.1403, photo Musée de la Musique. (4) Vièle sarangi, anonyme, Rajasthan, 18e siècle, n° inv. E.2003.2.5, photo Jean-Marc Anglès. (1) Luth sarod, anonyme, bengale, vers 1875, n° inv. E.996.8.1, photo Thierry Ollivier. (2) Cithare sur tube bin, anonyme, Rajasthan, 17e siècle, n° inv. E.997.24.1, photo Musée de la Musique.
Invités : Ustad Amjad Ali Khan ; Philippe Bruguières ; Michel Angot

à 16h A plus d’un titre par Tewfik Hakem et Jacques Munier.

à 17h, Sur les docks par Jean Lebrun (coordination)
Du 24 au 27-05, L’uniforme. Vendredi : La jungle à deux pas de l’asphalte.

à 18h, Journal de la Rédaction

à 18h20 , Du grain à moudre par Brice Couturier, et Julie Clarini.
Le 24-05, Une nouvelle Afrique est-elle en train de naître ?
En 1962 René Dumont écrivait L’Afrique noire est mal partie ; dix ans plus tard, Alain Peyrefitte faisait un tabac avec son livre Quand la chine s’éveillera. Presque 40 ans plus tard, la Chine s’est en effet éveillée, mais l’Afrique ne semble pas avoir pris un chemin meilleur. Durablement pauvre, à l’écart de la mondialisation, abonnée à la famine et à la faim, l’Afrique noire fait figure d’éternelle perdante. Les fêtes qui marquent en ce printemps l’anniversaire de la décolonisation ne font que souligner à quel point les « maladies infantiles » que René Dumont avait diagnostiquées continuent de ronger le continent.
Comment dans ces conditions, l’Afrique pourrait-elle s’éveiller ? Nos invités sont prêts pourtant à faire le pari qu’approche la fin de la longue somnolence. 2050, leurs essais s’arrêtent tous deux sur ce futur proche : en 2050, l’Afrique comptera 25% d’habitants de plus que la Chine, peut-être même 2 milliards d’individus, un saut démographique hors du commun. Aveuglés par la puissance asiatique, nous sommes peut-être incapables de voir la grande transformation à l’œuvre sous nos yeux. Pourtant ce jeune continent, ses forces vives et nombreuses, obligeront chacun à revoir son positionnement. L’Europe, notamment, devra en terminer avec son indifférence : ni complaisance, ni compassion, l’Afrique a besoin qu’on sorte des clichés à son égard. Mais s’il est facile d’abandonner la thèse de la malédiction africaine, un peu simpliste, le mystère de la sous-performance africaine reste entier : 31 pays des 35 les plus mal classés selon les indices de développement humain sont africains. Le niveau de vie d’un subsaharien est 3 fois plus faible que celui d’un asiatique, son espérance de vie (47 ans) est de 24 ans inférieure à celle d’un asiatique, de 32 ans inférieure à celle d’un habitant des pays de l’OCDE.
Comment expliquer ce triste palmarès ? Et pourquoi aucune explication n’a abouti sur des résolutions ? Comment croire que l’embellie économique actuelle peut être autre chose qu’un reflet trompeur et éphémère masquant la profondeur du désarroi ?
Invités : Jean Michel Severino, ancien directeur général de l’Agence Française du Développement ; Moussa Konaté, editeur au Mali. Co-directeur du festival Etonnants Voyageurs ; Erik Orsenna, economiste et écrivain

LE VENDREDI à 18H20 MACADAM PHILO par François Noudelmann Dans « Macadam philo » les philosophes analysent l’actualité culturelle, politique et scientifique.

à 19h03, Le RenDez-Vous par Laurent Goumarre. Le RenDez-Vous, le Direct Culture Média Musique, soit une heure d’actualité culturelle en 3 temps :
1. Le Journal de la Culture : en 7 minutes, éditer le journal sur le fil des nouvelles culturelles et médiatiques internationales/nationales.
2. L’entretien croisé entre deux invités/personnalités du monde artistique et des médias (presse, télévision, radio).
3. Une session live : tous les jours de la musique en direct par les chanteurs et groupes de passage à Paris pour un instantané des scènes pop-rock, classique/lyrique, jazz, musiques du monde.
Signe particulier : en fin de semaine, le RenDez-Vous se donne en public en direct et en plateau : parce que la Radio, ça se regarde aussi.

à 20h, A voix nue par Jean Lebrun.
Du 24 au 28-05, Zizi Jeanmaire
Le site de Zizi Jeanmaire et Roland Petit
Biographie, vidéos, spectacles, Roland Petit, photothèque, discographie, contacts, …
Zizi Jeanmaire – Roland Petit, Un patrimoine pour la danse
(dossier de l’exposition qui s’est tenue au Musée Rath, à Genève, du 4 avril au 12 août 2007 – document .pdf)

à 20h35, Feuilleton Du 24 au 28-05, Ceci est mon journal Hélène Berr et Etty Hillesum, adaptation Florence Le Corre 11/15
Réalisation : Etienne Vallès.
Ceci est mon journal est une lecture croisée du Journal d’Hélène Berr et d’ Une vie bouleversée d’Etty Hillesum. Ces deux jeunes femmes ne se sont pas rencontrées dans la vie. L’une Parisienne, l’autre Hollandaise, elles vécurent pourtant la même période tragique de l’Histoire (la seconde Guerre Mondiale) et s’armèrent de l’écriture pour tenter de comprendre l’incompréhensible et pour en témoigner.
Toutes deux sont brillantes, possèdent des personnalités exceptionnelles, fortes et singulières, un regard aigu et elles développent chacune, au présent, une analyse incroyablement profonde et parfaitement lucide sur leur époque, sur le totalitarisme et sur l’univers concentrationnaire naissant. Ce qui ne les empêche pas de répéter par ailleurs que « la vie est belle », pour l’une (Etty Hillesum), que « la vie est extraordinaire », pour l’autre (Hélène Berr)...
Par leurs écrits nous vivons avec elles, jour après jour, année après année, la mise en place de l’effroyable engrenage qui les tuera, elles et leurs familles. Elles sont juives. Hélène Berr meurt en avril 1945 à Bergen-Belsen, en Allemagne, cinq jours avant la libération du camp par l’armée britannique. Etty Hillesum meurt à Auschwitz, en Pologne, le 30 novembre 1943, moins de trois mois après sa déportation.
Ainsi, Ceci est mon journal est une chambre d’échos, un fil à deux voix qui se noue et se dénoue entre ces deux écrivains disparus trop tôt. C’est une manière de leur « rendre voix » et justice, de faire rayonner leur présence, leur formidable empathie, leur humanisme et leur humanité infinis. C’est également un hommage, à travers elles, à tous les déportés.
Texte dit par Florence Le Corre et Sophie Lemp
Assistance technique et montage : Adrien Roch
Prise de son et mixage : Philippe Bredin
Assistante à la réalisation : Anne-Laure Chanel
Le Journal d’Hélène Berr est publié aux Éditions Tallandier.
Une vie bouleversée, d’Etty Hillesum, aux éditions du Seuil.à 21h QUESTIONS DE SENS

LE LUNDI Questions d’éthique par Monique Canto-Sperber .
Le 24-05, Les universités britanniques, entre la tradition et le marché, le mythe d’Oxford.

LE MARDI Les racines du ciel par Frédéric Lenoir. Que disent les grands courants spirituels de l’humanité sur la liberté, l’amour, la sagesse, les passions, le silence, les âges de la vie, le pardon, la violence, le mal, la compassion ? Qu’est ce que la prière, la médiation, le jeune ? Quels sont les grands symboles religieux, quel est le sens des rites ? Autour d’un grand thème qui servira de fil rouge à l’émission, Frédéric Lenoir recevra chaque semaine un invité qui répondra à ses questions pendant 35 minutes. Puis, il invitera la chroniqueuse de l’émission, Leili Anvar (professeur au Langues O et spécialiste de la spiritualité) à lire et commenter deux textes en rapport avec le thème, dont l’un aura été choisi par l’invité. Frédéric Lenoir répondra ensuite pendant une dizaine de minutes à quelques questions d’auditeurs qui seront présents à l’antenne. Ces questions pourront être en lien avec l’actualité ou concerner de manière générale la religion et la spiritualité. L’émission se clôturera sur un petit tour d’horizon de l’actualité culturelle et littéraire sur ces questions.
Le 25-05, La transformation de soi. Avec Arnaud Desjardins.

LE MERCREDI Cultures de soi, cultures des autres par Catherine Clément. On a pour le monde des autres de la curiosité et de la sympathie, parfois de la répulsion et cela tourne en haine. On peut être attiré par le monde des autres parce qu’on n’aime plus le sien et que l’on veut le fuir. On peut avoir une envie généreuse de connaître les autres sans mesurer à quoi on s’expose, soi. La mondialisation rapproche et fait communiquer, mais n’importe comment, au détriment de la connaissance, dans une empathie vide de sens. Communiquer, c’est bien, mais ce n’est pas assez. Trop d’opacité dans cette fausse transparence. Il n’y a jamais eu autant d’occasions de connaître la culture des autres que dans le monde d’aujourd’hui, alors, profitons-en.
Connaître le monde des autres, c’est s’intéresser à ce que les autres mangent et à ce qu’ils n’ont pas le droit de consommer ; à leurs façons de danser, leurs façons de s’habiller, de former leurs jeunes gens ; aux traditions de naissances, aux procréations, aux foeticides de filles, à la démographie de continents entiers. C’est explorer les corps jusque dans leurs esprits, qu’ils soient rationnels ou en feu dans la transe. C’est poursuivre l’histoire d’une décolonisation qui n’est pas terminée, en suivant à la trace les matières premières ; c’est analyser les clichés coloniaux, plus tenaces qu’on ne le croit. C’est chercher comment l’humanité en use avec l’animal, tué ou protégé, parfois, les deux ensemble. Dans chaque culture du monde, il y a des idées à prendre, même si elles semblent lointaines, ou archaïques. Est-ce qu’on prend tout d’un bloc ? Non. Connaître le monde des autres, c’est se connaître soi après un long détour. Pas de meilleur outil pour se protéger du racisme ; pas non plus de meilleure arme pour un monde sans guerres.
Le 26-05, avec Frédéric Lenoir pour Comprendre comment Jésus est devenu Dieu (Fayard)

LE JEUDI LA FABRIQUE DE L’HUMAIN par Philippe Petit.
Le 27-05, William James, le père du pragmatisme

LE VENDREDI For intérieur par Olivier Germain-Thomas.
Le 28-05, Jacques Catteau, traducteur et critique de Dostoïevsky
Jacques CATTEAU, né en 1935.
Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud, agrégé (russe) de l’Université, docteur ès lettres. Professeur émérite de langue et littérature slaves à l’université de Paris-Sorbonne (Paris IV). Directeur de la Revue des études slaves jusqu’en 2009. Traducteur de I. Babel (Cavalerie rouge), A. Biély (Pétersbourg) B. Pilniak (Acajou), de E. Zamiatine, d’I. Ehrenbourg, de F. Dostoïevski. Préfacier des auteurs ci-dessus et des suivants : I. Bounine, I. Gontcharov, M. Ossorguine, M. Volochine, etc. F. Codirecteur de 1967 à 2000 des collections Slavica des Editions de l’Age d’Homme.Auteur de nombreuses études sur Dostoïevski , il a dirigé le Cahier de l’Herne Dostoïevski (1973), le recueil Dostoïevski (Verdier, 1983). Son ouvrage La Création littéraire chez Dostoïevski (IES, 1978) a été couronné en 1979 par le Grand Prix de la Critique littéraire et publié en traduction anglaise à Cambridge University Press en 1989.
Avec Anne Coldefy-Faucard comme traductrice, il a publié l’édition intégrale, annotée et préfacée de la Correspondance de Dostoïevski, en trois tomes, 1998, 2000, 2003, chez Bartillat (Paris), distinguée par le Prix Sévigné de la correspondance 1999. Avec A. Coldefy-Faucard encore, il a préfacé et traduit le gros roman de Boris Jitkov Viktor Vavitch publié chez Calmann-Lévy en 2008.

à 22h Le journal

à 22h15, Hors-champ Par Laure Adler. Lundi 24, Michel Pastourau, historien. Mardi, Hélène Darroze, chef cuisinière. Mercredi, Rony Brauman, Médecin. Jeudi, Sylvie Germain, écrivain. Vendredi, Yoko Ogawa écrivain.

à 23h Les passagers de la nuit par Thomas Baumgartner.
50 minutes par jours d’une radio élaborée à la main : « Les passagers de la nuit » est une palette radiophonique. On y entendra un maximum des couleurs, une variété de voix et d’auteurs. Dans cette cour de ré/création où la radio sera la vedette d’elle-même, les formes seront multiples : fictions minimalistes, documentaires à épisodes, jeux de montages, manipulations d’archives... Ce sera le lieu de l’expérience ludique, du contrepied, de la respiration.

à 23h50, Du jour au lendemain par Alain Veinstein. Lundi 24-05, Charles Juliet pour Lumières d’automne. journal VI. 1993-1996. Mardi, A.Romanès, Sur l’épaule de l’ange (F-Gallimard). Mercredi, Alexis Gloaguen, Les veuves de verre (Maurice Nadeau) Jeudi : Jacques Tournier, Francesca de Rimini (Seuil) ; vendredi, Henri Reynal, L’Accord (Fata morgana)


Bonne écoute.

A voir tous les samedis sur arte à 22h30 (nouvel horaire) Métropolis.
Vous pouvez également écouter France-Musique...


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