Le symbolisme et les rêves par Marine Martinelli

dimanche 3 février 2008
par  Lydia COESSENS

Le symbolisme

Tout d’abord, il est important de préciser que le domaine de la peinture propose un large éventail de courants et mouvements qui abordent la question du rêve et de l’inconscient, puisque l’art est également une manière pour l’artiste de se tourner vers sa réalité intérieure.

Le symbolisme apparaît en France et en Belgique dans les années 1880. Ce mouvement, qui touche à la fois l’art et la littérature, se définit essentiellement par l’idéalisme d’artistes en conflit avec un monde considéré comme trop « matérialiste » ; il s’oriente vers la valorisation de la réalité intérieure, à la fois mystérieuse et confuse…

Les symbolistes visent un idéalisme à travers le symbole, l’allégorie. Ils refusent catégoriquement l’académisme et demeure hostiles face au naturalisme bourgeois qui souhaite représenter une réalité uniquement sociale, ainsi que l’impressionnisme qui nie le sujet et la dimension allégorique.
Attachés à leur liberté de création, les peintres symbolistes abordent alors les thèmes souvent laissés de côté tel que la vie de l’esprit et l’inconnu.

En effet, la dimension qu’offre le symbolisme nous amène à découvrir des images qui tirent essentiellement parti des rêves. Les peintres abordent l’angoisse, la peur, le désir ainsi que le plaisir ; ils valorisent le rêve, l’imaginaire et privilégient les sujets irrationnels. Ils demeurent également fortement attirés et inspirés par l’étrange et le mystérieux, par ce que l’homme est incapable de voir avec ses yeux… ce qui est présent en lui mais qui demeure en même temps étranger…

Certains artistes se tournent alors vers la spiritualité, d’autres se complaisent dans une peinture décadente…

Gauguin (1848-1903) affirme que la réaction émotionnelle que l’on a vis-à-vis d’une œuvre est beaucoup plus puissante que la réaction intellectuelle. L’intuition de l’artiste prend le dessus sur l’observation et la description.

L’exemple de Gustav KLIMT (1862-1918) intervient dans la mesure où la grande majorité de ses toiles se tournent vers la représentation d’un monde idéalisé. Par exemple, le « Baiser » est à l’image du rêve humain, celle de la quête divine du bonheur à laquelle l’homme aspire. Ici, le rêve est fortement rattaché à la dimension divine traduite par l’ornementation et les formes géométriques, à l’image d’une mosaïque.

Le symbolisme, mouvement spirituel par excellence, prend fin dans les années 1900. Il demeure le précurseur des courants surréaliste, l’expressionniste et Dadaïste.


Documents joints

Klimt, Le Baiser
Klimt, Le Baiser

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Klimt, Satisfaction

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