Exposé : La physiologie du sommeil ... ( NGUYEN Maeva , CLAIR Romain, LACHASSAGNE July, PERREIRA Alizée, PAPAZOGLOU Margot)

mercredi 30 janvier 2008
par  Margot PAPAZOGLOU

Le sommeil est une chose primordiale dans la vie d’un homme. Si cela peut paraitre simple au premier abord , le sommeil est source d’activités inconscientes importantes.. A nous de vous expliquer de manière simplifiée les différentes étapes de ce mystère de l’inconscient...

Le sommeil est une chose primordiale dans la vie d’un homme . Il faut savoir que chez un homme agé de 60 ans , il aura déjà passé 20 ans de sa vie à dormir. Mais chaque personne a son propre rythme concernant le sommeil. Ces besoins de sommeil ( huit heure en moyenne) sont génétiques et nous les héritons de nos parents. Nous allons donc nous intéresser aux phases de ce sommeil , qui, il faut le préciser ,ne peut être réparateur que si seulement on y distingue quatre phases de sommeil distinctes...

I)LES DIFFERENTES PHASES DU SOMMEIL

Le rêve désigne une suite de phénomènes psychiques se produisant pendant le sommeil. Les images, la représentation, l’activité automatique produites pendant le sommeil excluent généralement toute volonté de la part du dormeur.

Le sommeil est décomposé en plusieurs phases ( 5 environs ) dont deux grands états . ( voir shemas des cycles )

a) LE SOMMEIL LENT :

Il est composé de quatre stades ; dit aussi le sommeil profond . Le sommeil profond se caractérise par une récupération cérébrale mais non physique. Le somnambulisme ou encore les terreurs nocturnes se produisent dans le sommeil profond.Le sommeil profond occupe environ 100 minutes, que la personne soit un petit dormeur ou un gros dormeur. Il a tendance à diminuer avec l’âge, au profit d’un autre stade du sommeil numéro 4 qui est caractérisé comme sommeil lent très légers qui nous entraine dans une impression d’être sur un nuage , nous entendons les bruits de la maisons mais nous ne souhaitons pas y répondre , tout comme les conversations...

b) LE SOMMEIL PARADOXAL :

Le sommeil paradoxal désigne un blocage presque total du tonus musculaire que l’on pourrait assimiler à une paralysie.

On peut également rêver en dehors des phases de sommeil paradoxal ( par exemple peu avant l’endormissement ou bien avant le reveil naturel ).Une théorie remarquable est celle de Michel Jouvet , où selon lui , le rêve serait le moment au cours duquel le code génétique viendrait reprogrammé le cerveau. Comme à la manière d’une disquette venant réactualiser le logiciel de base de notre ordinateur, le code génétique viendrait reprogrammer le cerveau au cours du rêve , car ce code ci contiendrai les fondements de notre comportement.
Mais bien sûr cette théorie posa problème , par exemple avec l’étude du sommeil des chats ( selon Jouvet , si le chat serait privé de sommeil profond , cela signifierait ni plus ni moins la mort de l’animal.) ( ==> voir shema sur étude des chats )

Cela confirma que le sommeil paradoxal contenait des rêves mais montra d’autre part que chacun faisait des rêves différents. (L’alternance veille/sommeil correspond à l’un des cycles fondamentaux chez les animaux : le rythme circadien.) Chez l’homme, le sommeil occupe près d’un tiers de sa vie . Faudrait- il admettre pour autant qu’il s’agirait d’une programmation génétique de nos spécificités individuelles ? Cette théorie reste peu probable. Cependant nous observons une fois de plus que le rêve est utilisé par une théorie qui prétend découvrir le lien entre le monde visible ( les comportements) et le monde invisible ( le code génétique ) qui renfermerait la véritable essence de toute chose.
L’agitation cérébrale qui caractérise le sommeil paradoxal pourrait servir à maintenir le cerveau en capacité de reveil rapide. Elle pourrait servir à faire une sorte de tri entre les innombrables informations enregistrées dans la journée ( théorie du « rêve-oubli » de Francis Crick et Graeme Mitchison) , mais au contraire , on a également soutenu qu’elle pourrait servir àl a mémorisation

Le rêve nous permet d’être nous -même tout au long de notre vie, il forge notre caractère, notre personnalité.
Afin de pouvoir s’endormir dans de bonnes conditions, le dormeur doit se trouver un lieu où il se sentira en sécurité et où il pourra exercer toute sa pudeur. A noter que si pendant son sommeil, la position de l’individu n’est pas habituelle, il est généralement sujet à se réveiller ou encore à une perte de repères partielle.

Si nous restons sceptiques encore sur les théories accordées aux rêves , nous pouvons toutefois en tirer trois parties :

– Premièrement les rêves n’ont aucuns sens , et il n’y a pas lieu de chercher plus loin. Certains cauchemars n’ont également de signification que de démontrer l’état général d’anxiété de la personne.

– Deuxièmement : les rêves ont une signification mais il n’y a pas lieu de mobiliser une théorie particulièrement sophistiquée pour les interpréter.

– Troisièmement : dans certains cas rares : les rêves récurrents signes de traumatismes ( souvent des cauchemars )

II)« LECTURE DU SOMMEIL »

L’électroencéphalogramme permet par ses oscillations d’amplitude différentes de distinguer les différentes phases du sommeil.
Lorsqu’un sujet est éveillé mais ferme simplement les yeux, les courbes de l’électroencéphalogramme produisent 10 oscillations par seconde. Quand le cerveau est stimulé, les oscillations sont plus rapides mais de plus faible amplitude. Lorsque nous dormons, le rythme produit par l’électroencéphalogramme s’affaiblit.
Paradoxalement, on retrouve le rythme du sujet qui est éveillé et qui a les yeux ouverts lorsqu’il est endormi ; on appelle cette phase le sommeil paradoxal.
( ==> voir shéma electroencéphalogramme et hypnogramme )

L’examen des zones actives pendant les différentes phases de sommeil montre que l’hippocampe est actif pendant le sommeil paradoxal et c’est lui qui est responsable des images.( ==> voir shéma )

Dans la nuit, plusieurs cycles d’une heure trente se succèdent, dont une heure quinze de sommeil lent et quinze minutes de sommeil rapide ; ou paradoxal.
Chaque fois que l’on réveille un dormeur dans son sommeil paradoxal, il raconte un rêve, contrairement au sommeil profond où il ne rêve pas. Au cours de la nuit, nous rêvons alors un quart d’heure toutes les heures et demie. ( ==> voir shema état fonctionnel du cerveau pendant le sommeil)
=> Même si l’on pense souvent le contraire nous sommes totalement paralysés pendant un rêve. Aucun mouvement ne se produit.

III) LES CAUCHEMARS

Nous allons maintenant nous interesser à une phase de sommeil particulière : le cauchemar.

Les cauchemars surviennent durant les périodes nocturnes de sommeil paradoxal.
Ils touchent plus particulièrement 25 à 35% des enfants de 3 à 6 ans et 20% des enfants de 10 ans.
Ils diminuent au stade de l’adolescence et sont situés autour de 5 % chez l’adulte.
Plusieurs expériences ont prouvés que les cauchemars étaient souvent dus à des prédisposition héréditaires. Un parent ayant fait beaucoup de cauchemars dans son enfance entraîne son enfant en quelque sorte à prendre le même chemin. Les cauchemars nous parviennent le plus durant les périodes de stress intense pour l’adulte et l’enfant lui, plutôt comme suite de traumatismes ( Emissions de TV choquantes, films choquants ou encore personnages effrayants). Ces traumatismes pour l’enfant peuvent être cause de cauchemars récurents liés au choc. Mais les cauchemars récurrents ne sont pas seulement vécus par les enfants. Une étude faite sur des adultes après les attentats du 11 septembre 2001 montre des troubles du sommeil et des cauchemars redondants chez les Américains. D’après Freud et d’autres philosophes, les cauchemars liés aux traumatismes sont des rappels à l’ordre pour que le rêveur résolve son problème. Mais ces cauchemards peuvent causer aussi des troubles physiques c’est ce que nous démontre le psychiatre de l’université Mc Gill à Montréal en affirmant après étude sur des adultes aux cauchemars réccurents, une présence de fortes migraines par exemple.
Alors comment se libérer de ces cauchemars qui nous traumatisent et nous affaiblissent ? On peut observer deux approches :
- La première approche consiste à réduire la quantité de sommeil paradoxal par des moyens pharmacologiques ce qui empêcherait la production de rêves qu’ils soient bons ou mauvais. Ce qui peut être bénéfique mais aussi très contraignant car le sujet serait privé d’un stade de sommeil qui joue un rôle important dans l’apprentissage de la mémoire.
- La deuxième approche est plutôt d’ordre psychanalytique. Elle consiste en la technique du réve lucide c’est à dire que le sujet prend conscience de son rêve voire à en contrôler le déroulement.( phénomène déja mentionné par Artistote ) . Mais une nouvelle approche est en phase de développement, la répétition de l’imagerie. A partir des récits de cauchemars, le sujet en imagine une version postitive qu’il s’agira de visualiser mentalement avec le sommeil. ( ==> voir Johann Einrich et Goya)

Mais , malgré notre peur d’en faire, les cauchemars nous arrivent comme un remède si nous écoutons le précieux message qu’ils nous transmettent. Il suffit juste de le comprendre ou de le faire évoluer pour en savoir plus, il ne faut surtout pas le stopper ou le nier, le cauchemar nous aide à résoudre nos "problèmes" alors ne le fuyons plus.


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