l’amour, à l’origine du dessin

dimanche 7 octobre 2007
par  Lydia COESSENS

Johann Heinrich Füssli (1741-1825),
Conférence I : De l’art antique

"If ever legend deserved our belief, the amorous tale of the Corinthian maid, who traced the shade of her departing lover by the secret lamp, appeals to our sympathy to grant it, and leads us, at the same time, to some observations on the first mechanical essays of painting, and that linear method which, though passed nearly unnoticed by Winkelmann, seems to have continued as the basis of execution, even when the instrument for which it was chiefly adapted had long been laid aside."

"S’il existe une légende qui mérite notre attention c’est bien celle de ce conte d’amour de la servante corinthienne qui, grâce à la lumière d’une lampe cachée, traça les contours de la silhouette de son amant avant qu’il ne la quitte ; ce récit nous encourage en même temps à formuler des observations sur les premières tentatives mécaniques de peinture et sur cette méthode linéaire qui, bien qu’elle n’ait pratiquement pas été remarquée par Winckelmann, semble s’être maintenue en tant que fondement de l’exécution longtemps après que l’instrument pour lequel elle avait été conçue eut été abandonné."
in Ralph N. Wornum ed., Lectures on Painting by the Royal Academicians. Barry, Opie, Fuseli (London : Bohn, 1848) 349.

traduction originale I. Baudino

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L.B. Alberti
De Pictura, 1435

§ 26. Quae cum ita sint, consuevi inter familiares dicere picturae inventorem fuisse, poetarum sententia, Narcissum illum qui sit in florem versus, nam cum sit omnium artium flos pictura, tum de Narcisso omnis fabula pulchre ad rem ipsam perapta eri. Quid est enim aliud pingere quam arte superficiem illam fontis amplecti ?

J’ai coutume de dire, parmi mes familiers, que l’inventeur de la peinture doit être ce Narcisse qui fut métamorphosé en fleur. Qu’est-ce que peindre, en effet, si ce n’est saisir, à l’aide de l’art, toute la surface de l’onde ?

De la statue et de la peinture, traités de L.B.Alberti, traduits par Claudius Popelin, à Paris,chez Lévy, 1869.

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D’autres textes :

http://arts.ens-lsh.fr/peintureancienne/antho/menu2/partie1/antho_m2_p1_01.htm


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