Aristote, l’homme, zoon politikon

vendredi 14 septembre 2007
par  Lydia COESSENS

L’homme n’accède à son véritable statut moral que par le biais de la citoyenneté, dans une organisation politique réelle.

"Il est évident que l’homme est un animal politique, bien plus que n’ importe quelle abeille ou n’ importe quel animal grégaire. Car, nous le disons souvent, la nature ne fait rien en vain. Et seul parmi les animaux, l’homme est doué de parole. [1]

Certes la voix [2]sert à signifier la douleur et le plaisir et c’est pourquoi on la rencontre chez les autres animaux (car leur nature s’est hissée jusqu’à la faculté de percevoir douleur et plaisir et de se signifier mutuellement). Mais la parole existe en vue de manifester l’utile et le nuisible, puis aussi, par voie de conséquence, le juste et l’injuste. C’est ce qui fait qu’il n’y a qu’une chose qui soit propre aux hommes et les sépare des autres animaux : la perception du bien et du mal, du juste et de l’injuste et autres notions de ce genre, et avoir de telles notions en commun, voilà ce qui fait une famille et une cité."

Aristote, Politique, I, 22,1253a


[1Le terme grec est logos

[2phônè


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