POLITIQUE

jeudi 26 mars 2009
par  Lydia COESSENS

POLITIQUE

 : du grec, politikon : ce qui concerne la polis : est politique ce qui met en jeu l’homme dans son rapport à la loi de la cité.

1. Au sens large et étymologique : qui a trait à la vie collective dans un groupe d’hommes organisé

2. Spécialement (sens usuel) : qui concerne l’Etat et le gouvernement, par opposition, soit aux faits économiques et aux questions dites sociales, soit à la justice et à l’administration, soit aux autres activités de la vie civilisée telles que l’art, la science, l’enseignement, la défense nationale.

ÉTAT : Ensemble des institutions politiques, juridiques, militaires, administrations qui organisent une société sur un territoire donné.

1. Une société organisée ayant un gouvernement autonome et jouant le rôle d’une personne morale distincte à l’égard des autres sociétés analogues avec lesquelles elle est en relation.

2. L’ensemble des services généraux d’une nation. L’État s’oppose en ce sens au département, à la province, à la commune, etc.

GOUVERNEMENT :

1. Action de gouverner, de diriger (un navire, une affaire, et particulièrement, un pays)

2. Régime politique. « Il y a trois espèces de gouvernement : le républicain, le monarchique, le despotique » Montesquieu, L’esprit des lois, II, 1.

3. Organes exerçant dans un État le gouvernement, au sens 1, et plus spécialement : le pouvoir exécutif, l’ensemble des ministres au pouvoir. Ce dernier sens est actuellement le plus usuel. « Le gouvernement est l’ensemble des organes par lesquels le souverain exerce son autorité. C’est donc un usage vicieux, quoique de plus en plus répandu, que celui de réserver ce terme pour le pouvoir exécutif seul, et même pour l’organe le plus élevé et le plus variable de ce pouvoir, le cabinet ministériel. En langage juridique, le Parlement et l’administration sont aussi des rouages, et non les moins importants, du gouvernement d’un pays ».

RÉPUBLIQUE : du latin, res publica « chose publique »

1. Sens primitif : État (sens consacré comme traduction du titre de Platon, Politéia

2. Sens contemporain : tout État qui n’est pas monarchique. Cette acception se rencontre d’ailleurs aussi dès l’Antiquité dans les mots politéia et res publica , mais concurremment à la première. Par exemple, Aristote dans sa Rhétorique, I, 8. distingue quatre politéiai : la démocratie, l’aristocratie, la monarchie : mais, ailleurs, il oppose les politéiaiaux monarchies et aux tyrannies et n’en reconnaît que trois espèces : aristocratie, oligarchie, démocratie (dans la Politique)

3. Selon Rousseau, la république est une forme de régime, la démocratie une forme de gouvernement :

« J’appelle donc République tout Etat régi par des lois(...) : car alors seulement l’intérêt public gouverne, et la chose publique est quelque chose » Du contrat social, Livre II, chap.VI.

Rousseau donne au terme « démocratie » une signification qui lui est propre. Il désigne par là seulement un régime où le peuple est non seulement souverain et législateur, mais également ministre et magistrat, c’est-à-dire que le peuple dans sa totalité est chargé du « gouvernement », du pouvoir exécutif. La « démocratie » au sens où on l’entend couramment (souveraineté du peuple) est appelée par Rousseau « république », et l’on doit préciser qu’il ne peut y avoir, selon lui, d’autorité politique légitime, ou d’État de droit, lorsque le peuple n’est pas souverain. Tout le Livre I de Du contrat social mène à cette conclusion nécessaire : la république est le seul régime politique.
Le terme de « république » n’est pas choisi au hasard par Rousseau. Un État légitime est un État dont la volonté s’exprime sous forme de lois, c’est-à-dire, comme il l’explique, où la volonté de l’État est la volonté du public se prononçant sur un objet général ou public. L’État est alors « affaire » ou « chose » publique, res publica.
Il faut encore mentionner un problème essentiel posé par Rousseau lorsqu’il affirme qu’un État n’est un État de droit que si le peuple exerce lui-même la souveraineté. On y a souvent vu une objection définitive à l’idée que des députés ou « représentants du peuple » puissent exercer le pouvoir législatif. Cette interprétation conduirait, soit à considérer tous les régimes démocratiques réels comme des impostures, soit à faire du texte de Rousseau une fantaisie, la complainte d’une « belle âme » déçue par avance par toute politique réelle. Certains textes de Rousseau penchent d’ailleurs vers cette interprétation maximaliste assez conforme à une tonalité intransigeante et désespérée de sa pensée (notamment les chapitres XII à XV du livre III où il affirme que « toute loi que le peuple en personne n’a pas ratifiée est nulle » Mais il n’est pas sûr que cette interprétation soit la seule possible, même du point de vue de Rousseau. Il écrit à la fin de ce chapitre du Livre II « Ce n’est point à dire que les ordres des chefs ne puissent passer pour des volontés générales, tant que le souverain libre de s’y opposer ne le fait pas. En pareil cas, du silence universel on doit présumer le consentement du peuple »
En d’autres termes, lorsque des « chefs » décident « pour » le peuple, cela ne signifie pas nécessairement que le peuple ait aliéné sa souveraineté. Le peuple peut exercer sa souveraineté simplement « par défaut » en ne s’opposant pas à une décision alors qu’il serait libre de le faire. Si des procédures existent pour que cette « sanction » du peuple s’exprime, ce qui suppose, par exemple, qu’il ait lui aussi l’initiative des lois et en tous cas qu’il soit consulté à intervalles réguliers, les « chefs » ne sont pas « souverains » Il existe une volonté au-dessus d’eux dont ils ne peuvent faire abstraction, qui peut les désavouer ou les destituer -volonté qui réside irréductiblement dans le peuple.
Rousseau admet d’ailleurs dans les Considérations sur le gouvernement de Pologne (chap.VII) la nécessité et la légitimité, dans les grands Etats, d’une délégation du pouvoir législatif à des députés. On doit en conclure qu’un régime politique peut-être « démocratique » (ou « républicain » au sens de Rousseau) simplement en ceci que les décisions législatives sont reconnues et acceptées par l’ensemble du peuple, même si elles ne font pas à chaque fois, dans leur contenu, l’unanimité.

MONARCHIE : du grec, monos « seul », arkhein « commander » : gouvernement d’un seul

OLIGARCHIE : du grec, oligos « petit, peu nombreux » : commandement de quelques-uns uns

ARISTOCRATIE : du grec, aristos « le meilleur », kratos « force puissance »
Gouvernement exercé par une seule classe sociale, moins nombreuse que le reste de la nation, mais réputée supérieure en lumières et en vertus, et généralement héréditaires.
Remarque : Tout gouvernement, fait observer Platon, est appelé de deux manières différentes selon qu’il exerce dans l’intérêt des gouvernés ou dans celui des gouvernants. Quand une classe peu nombreuse gouverne dans l’intérêt commun, c’est aristocratie ; quand elle gouverne dans le sien propre, c’est oligarchie.

TYRANNIE : du grec, turannos « maître » : chez les Grecs, pouvoir politique exercé non pas en vertu d’une légitimité politique (héréditaire ou élective) mais par la violence ou une éloquence qui séduit le peuple.
Sens ordinaire : synonyme de despotisme : pouvoir arbitraire et oppressif, « sans égard à la justice et aux lois » Rousseau.

DESPOTISME : du grec, despotès « propriétaires d’esclaves » : État où la volonté d’un seul vaut comme loi et où règne par conséquent l’arbitraire (absence de liberté et de sécurité pour les individus)

DÉMOCRATIE : du grec, dêmos « peuple » : État politique dans lequel la souveraineté appartient à la totalité des citoyens, sans distinction de naissance, de fortune, de capacité.

Selon Platon, et ce conformément à son écrit le Politique, la légitimité politique ne saurait reposer sur la loi écrite : le vrai chef politique doit s’en affranchir. Les régimes politiques légitimes ne reposent pas sur l’écriture car la loi écrite permet l’exercice du pouvoir même à ceux qui ne détiennent pas le savoir vrai :

Nombre et qualités des gouvernants

|un seul | Riches | Foule du peuple|

Respect oui Monarchie Aristocratie Démocratie
Des lois non Tyrannie Oligarchie Démocratie
écrites

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