Qu’on se le dise !

samedi 27 janvier 2007
par  Lydia COESSENS

"L’autre, c’est l’homme en négatif", de Sébastien Tesser, TES2


"L’homme est naturellement monstre", de Colin Suchon (TES2)


"Il faut être nomade, traverser les idées comme traverse le paysan les villes" Francis Picabia (peintre)

cité par Albane Martin (TES2) dans sa copie de bac blanc , avec quelques modifications, mais sa formule est belle :

"Il faut être nomade, traverser ses idées comme on traverse un pays ou une ville"


"il y a de la cohérence dans mon corps", un collègue.


"Quelle chimère est-ce donc que l’homme ? Quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige ? Juge de toutes choses, imbécile ver de terre ; dépositaire du vrai, cloaque d’incertitude et d’erreur ; gloire et rebut de l’univers. Qui démêlera cet embrouillement ?

Blaise Pascal, Les Pensées.


"La solitude est une manière de se croire retiré du commerce des hommes mais ce n’est qu’une manière d’être avec autrui comme absent"

A. de Waelhens


"Sourire comme si la mort nous chatouillait de sa faux"
Heine


"Lire, c’est trouver ce qui, dans un texte, est exorbitant"

Catherine Malabou
au sujet de ce que Jacques Derrida lui a permis de saisir (émission à l’occasion de sa mort)
(exorbitare "s’écarter de orbitare "voie tracée" (note de l’auditrice, rédactrice))


"Multiple l’inquiétant, rien cependant
au-delà de l’homme, plus inquiétant, ne se soulève en s’élevant.
Celui-ci sort sur le flot écumant
par un vent du sud hivernal
et croise au sein
des vagues furieusement crevassées.
Des divinités aussi la plus sublime, la terre,
il l’épuise, elle indestructiblement infatigable,
la retournant d’année en année, faisant passer et repasser avec les chevaux
les charrues.

La bande d’oiseaux au vol léger elle aussi
il la prend dans ses filets et il chasse
le peuplement animal des contrées sauvages
et ce qui dans la mer habite et s’agite,
l’homme circonspect.
Il prévaut par des ruses sur la bête
qui passe la nuit sur les monts et erre,
au cheval à la rugueuse crinière
et au taureau jamais dompté
passant le bois sur l’encolure il leur impose le joug.

Dans le retentissement aussi de la parole
et dans le tout-comprendre léger comme le vent
il finit par s’y retrouver et aussi dans l’ardeur
à régir les villes.
Et aussi comment se soustraire, il y a pensé,
à l’exposition aux traits
des intempéries et des gelées déplaisantes.

Partout en route faisant l’expérience, inexpert sans issue,
il arrive au rien.
De l’unique imminence, la mort, il ne peut
par aucune fuite se défendre,
même s’il a réussi par adresse à se soustraire
au désarroi d’un mal tenace.

Fabricateur par savoir-faire, il possède
L’habileté au delà d’espérance magistralement,
une fois il en vient à du vilain tout à fait,
tandis qu’une autre du vaillant lui échoit.
Entre le statut de la terre et l’ordre
juré par les dieux, il poursuit sa route.
Dominant de haut le site, exclu du site,
tel il est, lui pour qui toujours le mésétant est étant
pour l’amour de l’action osée.

Que de mon foyer il ne devienne pas un intime,
Et que ses illusions ne se partagent pas avec moi mon savoir,
L’homme qui accomplit cela."

Sophocle, ANTIGONE
(d’après la traduction de Martin Heidegger)
Vous trouverez des indications de vocabulaire et des pistes de lecture en document joint. Vous trouverez également une version grec-français et des illustrations du texte dans sa totalité à l’adresse suivante : http://remacle.org/bloodwolf/tragediens/sophocle/Antigone.htm site : http://remacle.org/



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