Vendredi 16 novembre à 20h30, salle polyvalente du Lycée de l’Arc à Orange , Jean-Claude Monod donnera une conférence sur « la lutte pour la reconnaissance »

dimanche 11 novembre 2012
par  Lydia COESSENS

Vendredi 16 novembre à 20h30 salle polyvalente du Lycée de l’Arc à Orange

Jean-Claude Monod

chargé de recherches au CNRS et professeur de philosophie à l’Ecole Normale Supérieure de Paris, qui vient de publier au Seuil Qu’est-ce qu’un chef en démocratie ?

donnera, à l’invitation de l’association Agora, une conférence sur

« la lutte pour la reconnaissance »

« La "lutte pour la reconnaissance" a été pensée par Hegel ₁ comme le moteur même de l’histoire, les individus tentant de faire reconnaître à la fois leur égalité à tout autre et leur singularité. Mais cette lutte est produite et produit en même temps des relations de domination dont la figure typique, chez Hegel, est le rapport, appelé à se transformer historiquement, du maître et de l’esclave. Après en avoir rappelé les lectures et prolongements "classiques" (de Marx à Kojève ₂) on voudrait ici étudier quelques réactivations, dans la philosophie contemporaine, de ces schémas hégéliens, mobilisés pour penser de récents mouvements sociaux émanant d’une expérience du "mépris" social (Axel Honneth ₃) ou "compliqués" pour prendre en compte les "sujets de désir" et les ambiguïtés de la reconnaissance des "identités sexuelles" (Judith Butler ₄). Où passe la limite entre "politiques de la reconnaissance" et "idéologies de la reconnaissance" ? »
Jean-Claude Monod

₁ philosophe allemand (1770-1831), auteur, notamment, de La Phénoménologie de l’Esprit (1807).

₂ Alexandre Kojève, philosophe français (1902-1968), auteur, notamment, d’Introduction à la Lecture de Hegel (1947).

₃ philosophe et sociologue allemand né en 1949, auteur, notamment, de La Lutte pour la reconnaissance (1992 et 2003, traduction française 2000 et 2007) et de La société du mépris (traduction française 2006).

₄ philosophe américaine née en 1956, auteure, notamment, de Trouble dans le genre - le féminisme et la subversion de l’identité (1990, traduction française 2005).