Une sélection de la sélection France-culture.com

vendredi 8 octobre 2010
par  Lydia COESSENS

Samedi

à 9H10, Répliques par Alain Finkielkraut. Le 02-10, Le regard politique de Pierre Manent Avec Pierre Manent, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, auteur Les métamorphoses de la cité : essai sur la dynamique de l’Occident, Pierre Manent 2010 Naissances de la politique moderne : Machiavel, Hobbes, Rousseau Pierre Manent, philosophe 2007

à 12H La suite dans les idées par Sylvain Bourmeau. Le 02-10, Capitalisme, désir et servitude En compagnie de Frédéric Lordon, économiste, directeur de recherche au CNRS. Capitalisme, désir et servitude : Marx et Spinoza de Frédéric Lordon (2010 ) Le 09-10, Dictionnaire des concepts nomades des sciences humaines En compagnie de l’historien Olivier Christin, président de l’Université Lumière Lyon-II, professeur d’histoire moderne à l’Université de Neuchâtel. Auteur du Dictionnaire des concepts nomades des sciences humaines aux éditions Métailié.

à 12H45, La Rumeur du monde par Jean-Marie Colombani.

à 14H, Projection privée par Michel Ciment. Le 09-10, Woody Allen.A l’occasion de la sortie de Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu, table ronde autour de Woody Allen. avec Florence Colombani ( Woody Allen, éditions Le Monde, Cahiers du Cinéma) ; Laurent Dandrieu ( Woody Allen, portrait d’un antimoderne, CNRS éditions) ; Jean-Max Méjean ( Woody Allen, éditions Gremèse et Woody Allen dans tous ses états, éditions L’Harmattan) ; Grégory Valens ( Scope éditions, revue Positif). Le conseil de la semaine : Eric Bonnefille pour son livre Raymond Bernard Fresques et Miniatures, éditions l’Harmattan et la rétrospective Raymond Bernard au Festival Lumière 2010 à Lyon.

à 17H Jeux d’épreuves par Joseph Macé-Scaron. Le 02-10, Suite(s) Impériale(s), de Bret Easton Ellis (Robert Laffont) ; Que font les rennes après Noël ?, d’Olivia Rosenthal (Verticales) ; Des feux fragiles dans la nuit qui vient, de Xavier Hanotte (Belfond) ; Des éclairs, de Jean Echenoz (Minuit).Le 09 -10, Passé sous silence, d’Alice Ferney (Actes Sud) ; Ouragan, de Laurent Gaudé (Actes Sud) ; L’homme mouillé d’Antoine Senanque (Grasset) ; Effondrement, d’Horacio Castellanos Moya (Les Allusifs)

à 19H, Mauvais genres Le 09-10, American figures : Williams, Sinclair, Spector. Pop culture et contre culture américaine, ce soir, dans Mauvais Genres qui vous en dira plus sur le sulfureux cinéaste J.X. Williams, le théoricien de l’ultra-gauche radicale américaine John Sinclair, la ciné-critique Pauline Kael et, last but not the least, le légendaire Phil Spector.,Moteur !

à 20H Fictions/Drôles de drames. Le 09-10, Montaigne, mon père et moi de Philippe Avron– Pour un spectacle en devenir de Philippe Avron Hommage à Philippe Avron « Le projet de cette émission est né d’une conversation à bâtons rompus avec Philippe Avron à la fin d’un enregistrement, à propos de projets, de rêves, d’envies qui nous trottaient par la tête. Philippe Avron, à ce moment-là, lisait et relisait Montaigne et jouait avec l’idée d’en créer un de ces spectacles où, seul en scène, il lançait les idées, les images, les questions comme les balles d’un jongleur. L’écouter citer, parler les mots de Montaigne si naturellement, cela me donnait le sentiment que ces mots-là venaient d’être écrits, que l’encre était encore fraîche. Si ce n’avait été hors micro, si cette conversation joueuse et saugrenue avait été enregistrée, il y aurait eu là un matériau sonore inouï par la vitalité, la vivacité, l’allégresse dont il avait le secret. Un secret qu’il savait partager. Ce soir-là, le projet de donner à entendre, par la voix seule, une variante destinée à la radio a commencé à prendre corps, sur la promesse réciproque de se laisser la bride sur le cou. Au cours des mois suivants, un spectacle s’élaborera avec la collaboration artistique du metteur en scène Alain Timar sous le titre Montaigne, Shakespeare, mon père et moi, spectacle qui fut présenté pendant le festival d’Avignon au théâtre des Halles. Notre conversation s’était poursuivie parallèlement. Et en juin, avec Philippe Avron, nous avons enregistré pour France Culture Montaigne, mon père et moi - Pour un spectacle en devenir. » Catherine Lemire. Le comédien Philippe Avron né le 18 septembre 1928 au Croisic, est décédé le 31 juillet 2010 à Paris. Découvrant le théâtre à Avignon en assistant à une représentation d’Antigone de Sophocle montée par Jean Vilar, il rejoint ensuite ce dernier et joue, entre 1960 et 1964, dans des pièces de Goldoni, de Lope de Vega, de Molière. Élève de Jacques Lecoq, pour lequel il témoignera toujours d’une grande admiration et dans l’école duquel il enseignera, il rencontre Claude Evrard. Philippe Avron écrit alors nombre de sketches humoristiques qu’ils jouent ensemble. Ce tandem, qui a d’abord tourné dans des cabarets parisiens, va connaître un grand succès dans les années 1970-1975, avec des passages à Bobino, à l’Olympia, sur le petit écran… Mais c’est en incarnant le Prince Mychkine de L’idiot d’après Dostoïevski dans une adaptation et une mise en scène d’André Barsacq au théâtre de l’Atelier en 1965-66 qu’il connaît peut-être son plus important succès. Il reçut à cette occasion le prix du meilleur comédien qui préfigure le « Molière du meilleur one man show » qu’il obtiendra à deux reprises des années plus tard (en 1999 et 2002). Philippe Avron a été dirigé par les plus grands metteurs en scène (Peter Brook, Benno Besson, Roger Planchon …) Il a interprété quelques personnages majeurs du répertoire comme Hamlet, Sganarelle ou Don Juan.

à 22H11, Affinités électives par Francesca Isidori. Le 02-10, Don DeLillo Auteur de nouvelles, de pièces de théâtre, de scénarios, et d’articles, Don DeLillo est surtout célèbre pour ses romans. Personnalité discrète, mais moins secrète que Thomas Pynchon avec lequel on le compare parfois, Don DeLillo est volontiers associé au courant post-moderne, bien qu’il ne se réclame pas lui-même de cette appellation. Don DeLillo est né dans le Bronx en 1936 de parents émigrés italiens. Dans les interviews qu’il a accordé, il revient assez souvent sur l’importance qu’a pu avoir le catholicisme sur sa sensibilité intellectuelle et artistique. Il rapproche ainsi les rituels catholiques de son intérêt pour la religion qu’il décrit comme "une discipline et un spectacle, une chose conduisant les gens à un comportement extrême. Noble, violente, déprimante, belle". Étudiant à l’université jésuite Fordham, il n’ étudie "pas grand chose" et se spécialise en "arts de la communication". Il prend ensuite un travail dans la publicité, faute d’avoir trouvé quelque chose dans l’édition. Il publie parallèlement quelques nouvelles dans lesquelles l’influence du cinéma européen, et en particulier celle de Jean-Luc Godard est très sensible. En 1971 parait son premier roman, Americana où l’on distingue déjà le motif de la quête existentielle . D’une manière générale, l’œuvre de Don DeLillo, souvent complexe et d’une virtuosité stylistique incontestée, est parcourue par un certain nombre de thèmes récurrents tels que l’angoisse de la mort, et la fascination pour l’image, le film et le langage. Bien que certains lui reprochent une forme d’obscurité ou de superficialité, ou un manque de puissance émotionnelle, Don DeLillo est un des écrivains américains contemporains les plus influents et les plus commentés. Il a obtenu les distinctions littéraires les plus prestigieuses dont The National Book Award, The Pen / Faulkner Award pour l’ensemble de son œuvre et The Jerusalem Prize 1999. En France, toute son œuvre est disponible chez Actes Sud : Les Noms (1990 et Babel n° 874), Chien galeux (1991 et Babel n° 84), Americana (1992 et Babel n° 420), Mao II (1992 et Babel n° 512), Joueurs (1993 et Babel n° 563), L’Etoile de Ratner (1996), Bruit de fond (Babel n° 371), Outremonde (1999 et Babel n° 580), Libra (Babel n° 461), Body Art (2001 et Babel n° 603), Cosmopolis (2003 et Babel n° 674), L’Homme qui tombe (2008 et Babel n° 1000) ainsi que les pièces de théâtre : Valparaiso (Actes Sud-Papiers, 2001) et Coeur-saignant-d’amour (Actes Sud-Papiers, 2006). En 2008, Actes Sud a également publié un premier volume de ses œuvres romanesques en Thesaurus (Ouvres Romanesques, Tome 1) contenant cinq de ses premiers romans (1971-1989) : Americana, Joueurs, Les Noms, Bruit de fond et Libra.
Le 09-10, Mario Vargas Llosa

à 23H, Fictions/perspectives contemporaines. Le 25-09, Cendres de Samuel Beckett Realisation : Jean-Jacques Vierne ; Co-auteur : Samuel Beckett. Rediffusion du 5 Mai 1966 C’est au cours de l’été 1956 que Beckett écrit sa première pièce pour la radio. Tous ceux qui tombent, à l’invitation de la BBC : "Jamais pensé à la technique du théâtre pour la radio, mais au plus profond de la nuit m’est venue une belle idée horrible pleine de roues qui grincent et de pieds qui traînent, d’essoufflements et de halètements qui pourraient - ou pas - aboutir", écrit-il à Nancy Cunard. Cette pièce sera diffusée sur la BBC le 13 janvier 1957. Juste avant La Dernière bande (1958), il s’est lancé dans l’écriture d’une autre pièce radiophonique, en anglais : Embers (Cendres). En février 1959 il envoie cette pièce au département théâtre de la BBC. Elle sera sélectionnée par le jury de la RAI pour le prix Italia. Avec Delphine Seyrig (Ade), Roger Blin (Henry), Jean Martin (Maitre), Arielle Semenof (Addie). Avant " la dernière bande ", Beckett s’est lancé dans l’écriture d’une pièce radiophonique en anglais qu’il destine à Donald Mc Whinnie, metteur en scène mais qu’il a laissée de côté : " Cendres ", qu’il retravaille par la suite, sera adressée en 1959 à la BBC. Cette pièce sera sélectionnée par le jury de la RAI pour le prix Italia. Le succès de Cendres conduira la BBC et la radio française à lui passer deux nouvelles commandes radiophoniques : ce sera Paroles et musique (musique de John Beckett) et Cascando, sur une musique de Mihalovici (diffusé en France en 1963).

Dimanche

à 6H10 et à 23h Culture d’Islam par Abdelwahab Meddeb. Le 10-10, Juifs et Arabes en Sicile Après la mise à mort du pouvoir arabo-islamique en Sicile vers la fin du XIe siècle, les Normands se sont saisis du territoire et y ont fondé un État qui a tenu compte de la diversité qui compose l’île. Les traditions arabes et juives ont ainsi cohabité avec l’établissement gréco-byzantin et latin. L’archéologie comme l’architecture témoignent de cette cohabitation. Des stèles funéraires polyglottes (en arabe, grec, latin, hébreu accumulant les dates en ères hégirienne, juive et chrétienne) illustrent cette pluralité constitutive. La chapelle palatine de Palerme est un autre miroir qui reflète ce mélange, notamment à travers les peintures de style fatimide aulique qui animent les stalactites de son plafond charpenté à la manière islamique. Et cette solidarité des langues, des ethnies et des croyances se manifeste aussi avec la géographie universelle écrite en arabe par le chérif Idrîsî pour le compte de son prince Roger II après le milieu du XIIe siècle. Cette société plurielle a perduré avec le pouvoir impérial germano-romain des Souabes Hohenstaufen qui ont succédé aux Normands à la fin du XIIe s. Cependant, l’empereur Frédéric II a maté au début du XIIIe s. la révolte des Arabes réfugiés dans les montagnes et mit fin à leur présence dans l’île en les déplaçant vers les Pouilles à Lucena pour faire de leurs combattants le corps d’élite de son armée et sa garde rapprochée. Toutefois l’exercice de la langue arabe a continué en Sicile dans les communautés juives, lesquelles ne cessèrent d’être intégrées à l’évolution historique qui fait triompher la latinité jusqu’au règne des Aragonnais qui suivit celui des Souabes au début du XIVe s. L’arabe est resté pour les juifs une langue refuge, avec laquelle ils surent préserver une part de leur particularisme dans un processus intégrateur qui les fit passer d’un mode de vie arabe à l’assimilation des codes latins. Cela se manifeste à travers le costume, les manières de tables, le cérémonial festif comme les façons d’habiter l’espace. Et cette fidélité à l’arabe leur a été précieuse pour le commerce international avec les rives sud de la Méditerranée entre Egypte, Syrie et Maghreb. La langue commune leur permettait notamment de maintenir le contact avec leurs coreligionnaires artisans et négociants en terres d’islam. Cette arabité des juifs de Sicile a perduré jusqu’à la répercussion dans l’île du décret d’expulsion des Juifs prononcé en 1492 par Ferdinand et Isabelle au nom de la couronne de Castille, Leon et Aragon. Bibliographie : Idrîsî, La première géographie de l’Occident, présentation par Henri Bresc et Anneliese Nef, traduction de l’arabe par le chevalier Jaubert, revue par Anneliese Nef, GF Flammarion, 1999 Henri Bresc, Arabes de langue, juifs de religion. L’évolution du judaïsme sicilien dans l’environnement latin, XIIe-XVe siècles, éd. Bouchène, 2001 Invités : Henri Bresc , historien, université Paris Ouest Nanterre

à 7H05, Je l’entends comme je l’aime par François Noudelmann.
Le 26-09, Nancy Huston, née au Canada, a vécu en Allemagne et aux États-Unis avant de s’installer en France à l’âge de vingt ans. Romancière et essayiste, elle écrit en français, depuis le livre qui l’a fait connaître en 1981, Les Variations Goldberg. Cette référence à Bach place son œuvre abondante (une quinzaine de romans et autant d’essais) sous le signe de la musique. Elle est d’ailleurs une interprète de talent, au piano, au clavecin, à la flûte. Mais la musique est bien davantage qu’une référence dans ses romans, elle construit la polyphonie de son écriture. Ses livres sont peuplés de voix multiples et mystérieuses, d’accords et de désaccords. Elle compose les notes verticalement avec des histoires de généalogies et horizontalement avec différentes cultures en contrepoints. La musique provoque l’émotion et la sensualité, et plus encore elle est une transcendance, un idéal régulateur vers lequel Nancy Huston travaille ses phrases et ses personnages comme des intensités sonores. Rencontre avec Jean-Philippe Viret, contrebassiste et compositeur Vous pourrez entendre au cours de l’émission :
Lamentation de Didon extrait de Didon et Enée d’Henry Purcell, interprété par Janet Baker
Andantino de Franz Schubert, interprété par Nancy Huston et Catherine David en studio
Etude n°5 pour piano dite Arc-en-ciel de György Ligeti, interprétée par Agnès Olier en studio
Immer extrait de Au commencement Monterverdi de Pascal Dusapin, interprété par Sonia Wieder-Atherton
Not Yet extrait de l’album X Pour, interprété par Jean-Philippe Viret (Bass), Edouard Ferlet (piano) et Fabrice Moreau (drums) sortie de l’album 4 novembre 2010
Si tan solo extrait de l’album canta Frida Khalo alas pa’ volar d’Angélique Ionatos
Le 10-10, Chloé Delaume Chloé Delaume dit d’elle-même qu’elle est un personnage de fiction. Son identité est transformable et c’est avec la matière des mots qu’elle construit des corps de langage et de sons. Mais la mémoire des traumatismes qu’elle a vécus ne cesse de hurler ou de chuchoter dans ses œuvres. Elle expérimente tous azimuts, elle mixe les bandes sons de ses existences virtuelles. Ses livres sont des performances et elle vient naturellement à la rencontre des groupes rock. Elle se combine en séquences, elle se compose en solo ou en formation. C’est le chantier sonore de Chloé Delaume. Rencontre avec Maxime Bernard, compositeur
- Batwings de Coil, extrait de l’album Musick to Play in the Dark
- Les aubes sont mortes d’Indochine avec des paroles de Nathalie Dalain (Chloé Delaume), extrait de l’album La république des meteors
- Deum De Deo de Simon Fisher Turner, extrait de l’album Swift
- Hamburger Lady de Throbbing Gristle
- J’aime tellement Proust de Pascale Borel, extrait de l’album Oserai-je t’aimer
- Lecture de Chloé Delaume accompagnée par La Ville Murée une création de Bruno Letort, interprétée au piano par Agnès Olier
- La petite héroïne de Maxime Bernard et Chloé Delaume
- In A Storm de tHe pEneLOpe[s], extrait de l’album The arrogance of simplicityà 12H, Tire ta langue par Antoine Perraud. Le 26-09, Avec Yves Citton, professeur de littérature à l’université de Grenoble et chercheur au CNRS, à l’occasion de la parution de L’Avenir des humanités - Economie de la connaissance ou de culture de l’interprétation, parue aux éditions La Découverte. Le 03-10, Avec Jean-Pierre Bernés, pour La Vie commence, Les Derniers jours de Borgès, paru dans la collection Styles des éditions Le Cherche-midi (mai 2010).

à 16H Une vie, une œuvre par Matthieu Garrigou-Lagrange. Le 03-10, George Gerschwin, compositeur américain (1898-1937) Le 11 juillet 1937 disparaissait Georges Gershwin, des suites d’une l’opération au cerveau qui aurait du le délivrer d’une tumeur. Il n’avait pas encore quarante ans. Depuis de nombreux mois, la maladie le gênait dans son travail, le rendait irritable et déprimé, et lui avait même fait oublié, au beau milieu d’un concert, quelques mesure d’une de ses compositions. Grand travailleur, il avait réussit en vingt ans de carrière à inventer une musique spécifiquement Américaine. Puisant son inspiration aussi bien dans le jazz que dans les musiques populaires yiddish ou russes, il s’était intéressé à tout ce que New York comptait d’influences musicales, en les réinventant avec une trame classique. Car tel était son projet : donner ses lettres de noblesses à la musique d’une nation jeune, décomplexer les États-Unis de la domination culturelle exercée par la vieille Europe, dépositaire du « bon goût ». Cela donne l’un des plus grands opéras américains, "Porgy and Bes", mais aussi la fameuse "Rhapsodie in Blue" et le "Concerto en Fa", ainsi qu’un nombre incalculable de standards, de "Summertime" à "Swanee" ou "Lady be good".

à 17h Place de la toile par Xavier de la Porte . Le 03-10, Entretien avec Bernard Stiegler. Quelques oeuvres de Bernard Stigler : Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue (Flammarion, 2010) Qu’on l’admette ou qu’on le dénie, chacun sent bien qu’à présent l’avenir de la vie terrestre se trouve mis en jeu dans une urgence inouïe. Et chacun sait que, depuis la séquence historique qui s’est engagée en 2007 et qui paraît avoir déclenché ce qu’on appellerait en physique nucléaire une réaction en chaîne, chaque pas compte et semble se surcharger systémiquement de conséquences très difficilement réversibles – sinon absolument irréversibles. Cette crise est sans précédent d’abord en cela. Si krisis signifie bien et d’abord décision, elle est critique comme jamais : elle révèle que le destin humain – qui est un destin inéluctablement technique et technologique – est pharmacologique au sens où, en grec, le pharmakon est à la fois le remède et le poison. Le pharmakon est à la fois ce qui permet de prendre soin et ce dont il faut prendre soin – au sens où il faut y faire attention : c’est une puissance curative dans la mesure et la démesure où c’est une puissance destructrice. Tel est aussi le feu dans la mythologie grecque. Devenu technologie industrielle, le pharmakon est de nos jours hégémoniquement contrôlé par l’économie, c’est-à-dire par le marketing, et c’est une calamité. Cet état de fait, qui a installé une économie de l’incurie génératrice d’une bêtise systémique, signifie que la question du soin – que l’on appelle aussi le care – est une affaire d’économie politique, et non seulement d’éthique.
- 4e de couverture-

Pour en finir avec la mécroissance : quelques réflexions d’Ars industrialis Avec la fin du « siècle de l’automobile » et de l’« ère du pétrole », ce sont aussi la télévision, les industries de programme et les industries culturelles en général qui sont entraînées dans une crise profonde, subissant la désaffection d’une partie croissante de la population. L’ensemble du système consumériste s’avère aujourd’hui caduc. Dès son origine, Ars Industrialis a soutenu que le consumérisme constitue un processus autodestructeur, soumettant les technologies d’information et de communication à l’hégémonie d’un marketing irresponsable et empêchant la formation d’un nouvel âge industriel. Car au cours de la dernière décennie, un autre modèle comportemental est apparu qui dépasse l’opposition de la production et de la consommation, dont le logiciel libre et les licences creative commons sont les matrices conceptuelles et historiques. Ce nouveau modèle constitue la base d’une économie de la contribution. Il permet d’espérer qu’après la domination de la bêtise systémique à laquelle aura conduit le consumérisme, les technologies numériques seront mises au service d’une nouvelle intelligence collective et d’un nouveau commerce social - pour autant qu’émergent une volonté politique et une intelligence économique nouvelles, et que s’engage la lutte pour en finir avec la mécroissance.
- 4e de couverture - (date de publication : Avril 2009)

Pour une nouvelle critique de l’économie politique Plongés au cœur d’une crise sans précédent historique - celle d’un capitalisme devenu planétaire -, nous débattons de ce qui la caractérise, et des conditions pour en sortir au plus vite : d’autant plus vite que les ravages terrifiants qu’elle engendre pourraient évidemment conduire à des menaces géopolitiques d’une ampleur encore inconnue. Au centre de ces débats se loge une contradiction dont nul ne semble avoir conscience - ou vouloir prendre conscience - dans les mondes de l’économie et de la politique : c’est que le principal facteur de la crise est l’épuisement du modèle consumériste. Celui-ci, devenu intrinsèquement toxique, fait système avec la destruction de l’investissement par un capitalisme hyperspéculatif à tendance mafieuse, et repose sur ce qu’il faut appréhender comme une bêtise systémique. L’inconscience dont il s’agit est en vérité l’un des effets les plus graves, dans la nouvelle situation créée par la crise, de la bêtise sécrétée par le modèle consumériste telle qu’elle se trouve renforcée par ce qui constitue aussi, dans ce contexte, un refoulement : le refoulement d’une réalité qui place les sociétés hyperindustrielles devant ce qui se présente comme un paradoxe. Car s’il faut évidemment « relancer » la machine économique - par l’investissement et par la consommation - pour éviter une dépression mondiale qui engendrerait une terrible aggravation des injustices sociales, déjà intolérables, et dont l’horizon malheureusement probable serait un conflit mondial, le faire par la simple reconduction du modèle consumériste qui est à l’origine de la crise ne pourrait qu’aggraver encore la situation. S’il faut relancer la consommation, cela ne peut être qu’en vue de soutenir des investissements dans un nouveau modèle industriel, non consumériste et porte par une politique publique mondialement concertée : l’enjeu est un New Deal en ce sens - pour lequel Keynes ne saurait suffire, et où Freud doit être convoqué. La question est celle de l’investissement au-delà de la consommation, c’est-à-dire aussi tel qu’il doit être repensé au regard de ce que ce terme signifie depuis Freud - extension de l’économie de l’investissement qui doit conduire à une nouvelle façon de penser le travail. Ce petit ouvrage est consacré à l’examen des éléments axiomatiques étayant cette analyse. Il tente d’esquisser les fondements d’une économie de la contribution. Il invite la philosophie contemporaine à réévaluer la question de l’économie et de sa critique - une nouvelle critique de l’économie politique fondée sur une critique de l’économie libidinale au moment où l’économie libidinale capitaliste est devenue structurellement pulsionnelle.
- 4e de couverture - (date de publication : 19 mars 2009)

à 20H, Fictions/Théâtre et Cie par Blandine Masson.
Le 26-09, Scènes de la tragédie grecque Par Jean Bollack et Evelyne Didi Enregistré à Lyon avec les élèves de l’ENSATT (Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Techniques du Théâtre) Réalisation : Jacques Taroni Partant du principe qu’« une école où la vie s’ennuie engendre la barbarie », il y a un an, j’ai déserté les salles de classe de l’ENSATT, leur préférant le terrain de basket du parc voisin. Disperser la parole dans l’espace, pour retrouver la tension de cette dispersion. Avec ce groupe de jeunes acteurs de première année, nous nous sommes rassemblés autour de 5 pièces de Sophocle et Euripide, traduits par Jean et Mayotte Bollack. Je voulais qu’ils traversent cette « nécessaire difficulté » dont parle souvent Jean Bollack. Leur qualité d’intérêt a été telle, qu’après le spectacle j’ai souhaité avec eux aller un peu plus loin en leur permettant de rencontrer Jean Bollack. Avec lui, nous nous sommes remis à table pour pratiquer une lecture insistante de ce qu’ils avaient déjà joué. Blandine Masson m’a alors proposé d’en faire une « radio-diffusion-transmission ». Faire de la radiogénie, aurait dit Monsieur Trutat. Evelyne Didi. Depuis plusieurs années France Culture poursuit un partenariat avec le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. Nous avons souhaité cette année élargir ce type de partenariats et créer des liens nouveaux avec d’autres écoles. C’est dans cet esprit que pour la première fois France Culture s’est déplacé à Lyon à l’ENSATT pour l’enregistrement des scènes de la tragédie grecque avec les élèves acteurs de deuxième année. Ouvrir les studios de radio aux nouvelles générations d’acteurs est un de nos objectifs et un enjeu pour la vitalité de la fiction. Cette première collaboration avec l’ENSATT accompagne un projet mené par Evelyne Didi, comédienne, et avec le philologue et traducteur Jean Bollack. C’est pour nous l’occasion d’affirmer et de renouveler notre fidélité à Jean Bollack avec lequel nous avons enregistré dans les années quatre-vongt-dix une première série des scènes de la tragédie grecque et en 2008 Electre, en direct et en public du festival d’Avignon. Blandine Masson, conseille de programme à la fiction Avec des extraits de : LES BACCHANTES d’Euripide ; ANTIGONE, de Sophocle ; HELENE, d’Euripide ; ŒDIPE ROI de Sophocle ; MEDEE d’Euripide (traduction inédite)

à 23H, Atelier de Création Radiophonique.

Tous les jours de la semaine

à 10H, Les nouveaux chemins de la connaissance par Raphaël Enthoven. Du 11 au 15-10, LA JUSTICE Lundi : la Justice chez Aristote Avec Bernard Besnier, professeur honoraire à l’ENS de Fontenay aux Roses puis Lyon. Il interviendra sur la Justice chez Aristote dans l’Éthique à Nicomaque, Livre V. Le Journal des Nouveaux Chemins, avec Charles Pépin, à propos de Ceci n’est pas un manuel de philosophie (Flammarion). mardi, Les Justes de Camus (Rediffusion de l’émission du 22 juillet 2010) Avec Denis Salas, magistrat, enseignant et chercheur à l’ Ecole Nationale de la Magistrature et Jean-Yves Guérin, professeur de littérature française à Paris III. Le Journal des Nouveaux Chemins, avec David Camus, écrivain et romancier, petit-fils d’Albert Camus, sur le thème Présence d’un mort. Mercredi : La justice sociale globale Avec Philippe van Parijs, philosophe, auteur de L’allocation universelle et Éthique économique et sociale (La découverte) - en duplex de Bruxelles. Le Journal des Nouveaux Chemins, avec Judith Schlanger, à propos de Présence des œuvres perdues (Hermann). Jeudi :Le métier d’avocat Avec Pierre-Olivier Sur, avocat pénaliste, auteur de Dans les yeux du bourreau (Lattès, 2010). Il interviendra sur les facettes de la vérité dans le métier d’avocat. Le Journal des Nouveaux Chemins, avec Claude Romano, à propos de La Phénoménologie au cœur de la raison (Folio- Inédit). Vendredi : "Faire justice"

à 16H A plus d’un titre par T. Hakem et Jacques Munier. Lundi 11-10, Laurent Gaudé, pour Ouragan (Actes Sud) ; Stéphane Hugon pour Circumnavigations. L’imaginaire du voyage dans expérience internet (CNRS) Mardi, Bret Easton Ellis pour Suite(s) Impériale(s) (Robert Laffont) ; Luc Lang et Lionel Ruffel, Qu’est-ce que le contemporain ? Mercredi, Jim Harrison pour Les Jeux de la nuit (Flammrion) ; Alain Supiot, L’Esprit de Philadelphie. la justice sociale face au marché total (Seuil). Jeudi, Teddy Wayne, Kapitoil (Liana Levi) ; Michel Surya, Discussion sur le péché, de Georges Bataille (Lignes) Vendredi : Actualiét d ela BD : Fabien Nury et Merwan Chabane, L’Or et le Sang, t.II : Inch’Allah (12 bis) ; actualiét des revues : Philippe Lejeune, La Faute à Rousseau, n°55 : Europe et Autobiographie.

à 17H Sur les docks Du 11 au 15, Naissances Lundi : "Un patient in utero" « Cent cinquante millions d’enfants naissent chaque année dans le monde. Autant de petits d’hommes, inscrits dans une famille, une lignée, une culture et un avenir. Bien au-delà du domaine médical de la procréation, la naissance met en jeu toutes les questions liées à l’humain. » C’est ainsi que commence l’introduction de l’encyclopédie sur La Naissance qui paraît ces jours-ci aux éditions Albin Michel, et c’est aussi ce territoire, l’infra-monde des origines, que « Sur les docks » choisit cette semaine d’interroger avec cinq documentaires inédits.
Grâce au diagnostic prénatal, on en sait aujourd’hui de plus en plus sur l’enfant à naître. Tout au long de la grossesse dans nos maternités occidentales, le fœtus en gestation est examiné, ausculté, surveillé. On pose sur lui un diagnostic, mais aussi des incertitudes.
Ces dernières années, avec l’extension des techniques d’imagerie, il est en effet possible de déceler un nombre croissant d’anomalies in utero. Quand le pronostic est très mauvais, il aboutit parfois à une interruption médicale de grossesse. Cependant, le diagnostic prénatal ne peut être réduit à cette conséquence ultime et douloureuse. Associé à la médecine foetale, il a aussi une finalité thérapeutique, et permet si nécessaire d’anticiper une prise en charge de l’enfant à la naissance, parfois même de traiter le bébé in utero.
Se pose alors la question du statut de l’être prénatal. Ce fœtus, objet de tous les soins, qui est-il ? D’un point de vue juridique, la société ne le reconnaît pas encore comme une personne. Pour les médecins, pourtant, c’est déjà un patient à part entière, même s’il est très particulier : "un patient in utero".
Dans ce documentaire, « Sur les docks » part donc à la rencontre de ces médecins du fœtus. Au Centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal de l’hôpital Trousseau ou de l’hôpital Necker, ils accueillent des couples pour lesquels une anomalie a été dépistée pendant la grossesse. A travers le parcours de quelques uns d’entre eux, nous découvrons les progrès incroyables de cette médecine qui s’occupe de ceux qui ne sont pas encore nés.
Avec : Jean-Marie Jouannic, gynécologue obstétricien, et les médecins du Centre pluridsiplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN) de l’hôpital Trousseau ; Marie-Laure Moutard, neuropédiatre à l’hôpital Trousseau ;
Anne-Marie Darras, sage-femme ; Yves Ville, chef de service du CPDPN de l’hôpital Necker ; Luc Gourand, échographiste ; Claude Sureau, gynécologue obstétricien membre du comité consultatif national d’éthique,
et les témoignages des couples en consultation.
Mardi : "Né avant terme" Premier volet d’un documentaire en deux parties de Johanna Bedeau et Nathalie Battus.
En France, depuis plus de vingt ans, le nombre d’enfants nés avant terme n’a cessé d’augmenter. Comme environ 50 000 enfants par an (soit un peu plus de 6% des naissances), ces bébés là arrivent trop tôt.
Aujourd’hui, la prématurité est préoccupante puisqu’on assiste à une augmentation de 15% en France depuis dix ans. Trois phénomènes peuvent expliquer cette augmentation : les grossesses tardives, la fréquence des grossesses multiples liées aux différentes méthodes de procréation médicalement assistées et les accouchements provoqués avant terme pour protéger la santé de la mère et du bébé.
On distingue différents degrés de prématurité en fonction du stade auquel l’accouchement intervient. Un enfant est prématuré si la naissance intervient avant 37 semaines d’aménorrhée soit 8 mois de grossesse. On parle de grande prématurité quand la naissance intervient entre 28 et 33 semaines d’aménorrhée et de très grande prématurité pour une naissance avant 28 semaines.
Au service de médecine néonatale de l’hôpital Cochin-Port Royal, le parcours du prématuré commence bien avant sa naissance. Dès les premières alertes et complications, la future mère y est prise en charge.
Avec : Pierre-Henri Jarreau, pédiatre, service de médecine néonatale à la Maternité Cochin Port Royal, et président de la Société française de Néonatologie ; François Goffinet, gynécologue-obstétricien à la maternité Cochin Port Royal, et directeur de l’unité inserm 953 Paris Descartes ;
Danièle Evain-Brion, directeur de recherches INSERM et directrice de la fondation PremUp ; Olivier Baud, chef d’équipe Inserm, service de réanimation et pédiatrie néonatales Hôpital Robert Debré.
Mercredi : "Anton le minot…" Seconde partie du documentaire de Johanna Bedeau et Nathalie Battus. Dans l’univers feutré de l’Hôpital Purpan de Toulouse, au service de néonatologie, seuls les bips et les alarmes viennent troubler le quotidien des familles.
Les yeux rivés sur leurs bébés, les parents échangent à voix basse avec le personnel soignant. Comme hors du temps, souvent émaillée de complication, cette période d’hospitalisation rappelle sans cesse que c’est en ce moment que tout se joue. Au milieu des incubateurs recouverts de cache-couveuse, guidés par le personnel soignant, les parents cherchent le contact avec leur enfant en apprenant à l’observer, à le soutenir pendant les soins difficiles. « Sur les Docks », pour son second documentaire sur la prématurité, plonge au cœur du service de médecine néonatale de l’hôpital Purpan de Toulouse, guidé par le récit d’une famille.
Avec : Charlotte Casper, pédiatre et Responsable de l’Equipe Médicale service Néonatalogie de l’hôpital Purpan ; Geneviève Pujau, infirmière réferente nidcap ; Equipe soignante : Magalie Gazo, Valérie Chourré, Géraldine Quastera, Véronique Jasinski, Céline Giroussiens et Séverine Barron ; Rebecca, Fabien et Anton, ainsi que la maman et le papa de Nathanaël, Shadé, et Arnaud…
Jeudi :"Etsev* : ce qu’accoucher veut dire" Un documentaire de Julie Navarre et Jean-Philippe Navarre
Comme en témoigne le cinéma, il y a encore peu de temps, dans nos sociétés occidentales, l’accouchement était le lieu exclusif de la femme. Les images de pères littéralement à la porte, attendant anxieusement en fumant l’annonce et l’apparition de l’enfant, y sont légions. La société évoluant, les images ont laissé peu a peu la place aux scènes contemporaines, où l’accouchement est montré en tant que tel (« Naissance et Maternité » de Naomi Kawase, « Le premier cri » de Gilles de Maistre, « Le fils de l’homme » de Alfonso Cuaron, « Juno » de Jason Reitman etc.). Le spectateur tout comme le père est aujourd’hui invité à partager cet acte singulier. Malgré cette évolution, l’accouchement demeure dans les faits le lieu de l’extrême intimité et revêt toujours un aspect mystérieux, voire tabou. Ce passage initiatique qui participe beaucoup de l’identité féminine reste pour toute femme une expérience bouleversante dont on tait l’immense retentissement physique et psychologique. Pour la mère, l’accouchement est un acte violent. L’épreuve du réel, dans ce cas précis, participe pour beaucoup de cette violence : cet événement reste jusqu’au bout inattendu et inimaginable dans sa réalité et sa singularité, sa force brutale s’impose différemment d’une personne à l’autre mais son intensité reste une caractéristique largement partagé. Violence par ce que le corps éprouve (ce qui ne veut pas forcement dire « douleur »). Violence dans le sens où l’accouchement met fin à la grossesse en rompant la symbiose mère/bébé. L’accouchement transforme également l’identité des femmes de façon irréversible. Par lui, deux naissances ont lieu : celle de l’enfant, et celle de la mère. Cette double expérience restant pour toute femme aussi intime que difficile à dire.
Ce documentaire s’est attaché à recueillir les sons et la parole de femmes autour de leur accouchement. Peu de temps avant de le vivre, pendant le déroulement du travail et de l’expulsion, puis après la naissance.
Quelle perception se font-elles de cet événement ? Quelles pensées et quelles peurs, quels fantasmes et quels doutes les accompagnent jusqu’au bout ? Quelle place garde à leurs yeux l’accouchement dit « naturel » à l’heure où la technique médicale prend parfois le pas sur l’inné ? Quand le langage s’efface et que le corps agit, que dit-il ? Que vivent ces femmes dans leur chair, dans leur souffle, dans leur corps ?
A l’écoute des langages bruts et poétiques qui entourent ce phénomène, ce documentaire retrace ce mouvement de mutation où, de femme, l’on devient mère. Il tente de capter ce glissement, et de partager cet instant par les sonorités qui le définissent, ceux du langage et ceux du corps.
Quels sont les mots des mères pour dire l’événement qui nous a fait naître ? Quelle représentation sonore, peut-on donner aujourd’hui de ce phénomène d’apparition, qui est celui de chacun d’entre nous ?
"Une odyssée inconsciente, l’accouchement : Les images du corps dans la vie psychique féminine, en travail" : article en ligne de la psychanalyste Evelyne Prieur Richard
"La grossesse "mère" de toutes les séparations", article de la psychanalyste Chantal Lechartier-Atlan (Revue française de Psychanalyse 2001/2, volume 65)
"La péridurale, un choix douloureux", article en ligne de la sociologue Madeleine Akrich
Naissances sous contrôle", article collectif paru dans la revue « Z », n°1/ Printemps 2009
* « Tu enfanteras avec douleur. Le mot hébreu « Etsev » est traduit dans La Genèse par « douleur ». Or sa définition est plus large puisqu’il signifie aussi « travail, travail pénible, bien acquis par le travail ». Source : Py M-C Tanquerey V. L’accouchement : un événement psychique. Evol Psychiatr. 2004 ; 69.

à 18H20 Du grain à moudre par Julie Clarini et Brice Couturier du lundi au jeudi et Les controverses du futur par J. Confavreux, le vendredi. Lundi 11-10, N’y a –t-il qu’une différence de degré entre la tragédie et le comique ? Débat en direct du studio 167. Invités :
Jean Michel Ribes, directeur du Théatre du Rond-Point à Paris
Gérard Rabinovitch, philosophe Sociologue Chercheur au CNRS (Centre de recherche, sens, éthique, société) et chercheur associé au Centre de recherches psychanalyse et médecine de l’université Denis-Diderot.
Raphaël Enthoven, professeur de philosophie à Sciences Po et à l’Ecole Polytechnique, producteur des "Chemins de la connaissance" sur France Culture
Jeudi, Avec Benoit Peeters pour Derrida, biographie (Flammarion)
Vendredi, Devra-t-on bientôt supprimer l’héritage ? Avec André Masson (CNRS, EHSS), économiste, et Gabriel Zucman (Ecole d’Économie de Paris), rédacteur en chef de la revue Regards croisés sur l’économie.

à 20H A voix nue Du 05 au 08-10, Marcela Iacub .
Marcela Iacub est née à Buenos Aires, fille d’avocat, elle-même inscrite à 21 ans au barreau de Buenos Aires, spécialisée dans le droit du travail. En s’installant à Paris, en 1989, elle se spécialise dans le domaine de la bioéthique... Elle défend notamment le droit à la prostitution, le mariage et l’adoption pour les gays et lesbiennes, les méthodes de procréation artificielle, et cherche, ce faisant, à rénover le féminisme français, en pointant que la révolution sexuelle des années 70 a été pour partie un échec, n’étant pas allée au bout de ses ambitions.
Du 11 au 15-10, Jacques DERRIDA
Benoit Peeters s’essaie à la biographie avec le cas Jacques Derrida, "un philosophe dont la vie est le matériau essentiel". Deux émissions, La Grande Table et Le RenDez-Vous le reçoivent au moment où paraît son livre chez Flammarion ce jeudi 14 octobre. France Culture tire parti de l’occasion pour rediffuser les entretiens A voix nue que Jacques Derrida et Catherine Paoletti enregistrèrent en 1998. On y retrouvera, comme dans le travail de Peeters, le souci de la clarté et de la sensibilité : la bibliographie de Derrida peut être océanique, son vocabulaire écrit paraître technique, reste tout de même la possibilité d’atteindre une conscience politique et philosophique par le récit. Lundi 1) Une enfance douloureuse en Algérie .Mardi, L’inscription et la trace. Mercredi, L’enseignement de la philosophie, où et comment ? Jeudi, La pression des événements : comment se manifester dans la vie publique ? Vendredi : L’avenir est la possibilité de la mort.

à 22h15, Hors-champ par Laure Adler. Le 04-10, Laure Adler reçoit Paul Virilio, urbaniste et essayiste. Mardi, Abdellatif Kechiche, réalisateur. mercredi, Ludmila Mickaêl, comédienne. Jeudi, Erri deLuca, écrivain Vendredi, Philippe Panerai, architecte.Le 11-10, Laure Adler reçoit Imre Kertész, écrivain.
De Imre Kertesz : Etre sans destin 10/18, Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas Imre Kertesz Editions Actes-Sud - coll. Babel,Le Dossier K Imre Kertesz Actes Sud, 2008

à 00h05, L’Éloge du savoir par Christine Goémé. Le 27 au 30-09,Littérature française moderne et contemporaine : histoire, critique, théorie. Ecrire la vie. Cours d’Antoine Compagnon. Vendredi 01-10, Cours méthodique et populaire de philosophie. J’avance masqué. Cours de François Jullien. Du Lundi 04-10 au jeudi 07, Collège de France- Histoire intellectuelle de la Chine. Confucius revisité : textes anciens, nouveaux discours. Cours d’Anne Cheng. Vendredi : Cours méthodiques et populaires de philosophie. Conférence de François Jullien. Du 11 au 14-10, Épigraphie et histoire des cités grecques. Athènes hellénistique : nouveautés de la rechercher sur l’histoire, les institutions ,les cultes de la cité. Cours de Denis Knoepfler.

Lundi

à 14H, Continents sciences, Le 27-09, Les figures de la logique La logique est-elle un art pour bien raisonner ? Une méthode d’argumentation correcte ? Une science de démonstration ? Une discipline dont la norme est le vrai ? Une étude des opérations mentales ? Voire une identification des lois de la pensée ? La logique est cela tout à la fois. Et c’est un langage qui doit aider répondre à toutes ces questions. Elle est présente en philosophie, en linguistique, en psychologie, en sociologie, en communication, et bien sûr en informatique et en mathématiques. Pour ce rendez-vous de Continent Sciences, nous faisons fonds sur la logique. Invités : Jean Pierre Descles, professeur à l’Université Paris-Sorbonne, Directeur du Laboratoire Langages, Logiques, Informatique, Cognition (LaLIC) ; Florence Le Priol, professeur à l’Université Paris Sorbonne. Le 04-10, Autour de Buffon Invité : Stéphane Schmitt, chercheur en épistémologie au CNRS

à 15h, Les lundis de l’histoire par R.CHartier.Le 04-10, Actualité du travail de Norbert Elias Invités : Quentin Deluermoz , maître de conférences à l’Université Paris XIII ; Bernard Lahire, professeur à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon ; Marc Joly , maître de conférences à l’Université Paris XIII A propos de : Norbert Elias, Au-delà de Freud. Sociologie, psychologie, psychanalyse, texte établi et présenté par Marc Joly, postface de Bernard Lahire, Paris, Editions La Découverte et de : Norbert Elias et le 20e siècle. Le processus de civilisation à l’épreuve, Numéro spécial de la revue Vingtième Siècle, n° 106, 2010, dirigé et présenté par Quentin Deluermoz.

Lundi 04-1à à 20H Soirée Marilyn MonroeSoirée Spéciale Marilyn Monroe / France Culture - Le Seuil Soirée Spéciale France Culture - Le Seuil au Théâtre de la Madeleine Lundi 4 octobre de 20h à 21h France Culture et les Editions du Seuil proposent une soirée spéciale à l’occasion de la parution de FRAGMENTS , écrits intimes de Marilyn Monroe Une lecture en avant-première mondiale par Anna Mouglalis Soirée présentée par Arnaud Laporte en direct et en public du Théâtre de la Madeleine à Paris Entrée libre sur réservation : comfranceculture@radiofrance.com

à 21H Questions d’éthique par par Monique Canto-Sperber.

Mardi

à 14H, Avec ou sans rendez-vous Le 12-10, Bioéthique : des principes à la réalité, de la réalité aux principes Les lois de bioéthique délimitent le champ d’application de certains procédés, tels que l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) ou celui des greffes. Elles font référence à des principes dont l’application à une situation vécue pose parfois problème. Dès lors, la question n’est-elle pas de savoir si la réalité au quotidien pourrait ou non servir de socle à la réflexion éthique ? Pour traiter de ce sujet, notre invitée est le Docteur Véronique Fournier, Directrice du Centre d’Ethique Clinique de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, à l’hôpital Cochin.

à 15 H Les mardis de l’expo par Emmanuel Couturier. Le 12-10, Gauguin et les nabis A l’occasion des expositions consacrées à Gauguin : « De Gauguin aux Nabis , le droit de tout oser », conçue spécifiquement pour le Musée de Lodève, elle se concrétise enfin en un ensemble de cent vingt œuvres, pour la première fois rassemblé. Toiles, sculptures et dessins proviennent essentiellement du Musée - Jardin Maurice Denis, partenaire de l’exposition, mais aussi de collections privées, un nombre conséquent étant d’ailleurs totalement inédits ou rarement montrés. (jusqu’au 14 novembre 2010) " Gauguin Maker of a Myth" à la Tate Gallery de Londres jusqu’au 16 janvier 2011. Chronique de Clément Dirié sur l’aventure du Black Mountain College (1933-1957, Etats-Unis), lieu de rencontres et de création expérimentale pour l’avant-garde américaine des années 1940-1950, comme le fut Pont-Aven pour les Nabis en son temps. Invités : Gilles Genty, historien de l’art, chargé de cours à l’Ecole du Louvre et chargé de mission au musée des Monuments français ; François Fossier, professeur d’histoire de l’art contemporain, Université Lyon 2

Mercredi

à 14H, Le salon noir par Vincent Charpentier.

à 15H, Les mercredis du théâtre par J.Gayot. Le 29-09, Samuel Beckett (1906-1989) Avec François Noudelmann pour Beckett ou la scène du pire éd. Honoré Champion. Le 06-10, Antonin Artaud Avec Florence de Meredieu, écrivain, biographe d’Antonin Artaud et Alain Jugnon, philosophe, auteur de Artaudieu aux éd. Lignes

Jeudi

à 14H La marche des sciences par A.Luneau. Le 23-09, Pythagore : héritage et controverses Avec Pierre Bremaud, professeur dans l’équipe Théorie des Réseaux et Communications à l’ENS, auteur de Le dossier Pythagore , Du chamanisme à la mécanique quantique ( Ellipses 2010), et Jean-François Mattei, professeur à l’Université de Nice et membre de l’Institut Universitaire de France, auteur de Pythagore et le pytagoriciens (PUF, 2001) Le 30-09, Monsieur Neandertal et les siens. Avec Marylène Patou-Mathis (CNRS, MNHN), auteur de Neandertal, Une autre humanité (Perrin) ; Arnaud Hurel (MNHN), auteur de La France préhistorienne de 1789 à 12941 (CNRS). Le 07-10, Quand Henri Poincaré raconte la science aux enfants Avec Christian Gérini, auteur de Henri Poincaré : ce que disent les choses (Hermann, 2010) et Laurent Rollet, maître de conférences à l’Institut national polytechnique de Lorraine et à l’université Henri Poincaré (Nancy 1)
Le 14-10, Entre terre et ciel, André Brack, un chercheur de vie Exobiologiste, c’est le titre scientifique d’André Brack, exobiologiste ou, autrement dit, scientifique en quête des origines de la vie. Chimiste de formation, docteur en Sciences Physiques, membre de l’Equipe Scientifique de la mission Mars Express de l’ESA (1997-1998), président de l’équipe scientifique associée à l’atterrisseur Beagle 2 de Mars Express (2002-2004), pour ne citer que ces expériences, André Brack est viscéralement curieux des phénomènes qui ont créé la vie sur terre. Il a souvent les yeux tournés vers le ciel en espérant pouvoir, un jour, découvrir des éléments de vie, ailleurs, pourquoi pas, sur d’autres planètes, dans un autre système solaire... Une vie extraterrestre née dans des conditions similaires à celles qui ont permis l’apparition de la vie sur notre planète terre, il y a 4 milliards d’années. Un rêve d’enfant dans un univers scientifique des plus élaborés et à la pointe des nouvelles technologies. Créateur du centre de biophysique moléculaire du CNRS à Orléans, membre honoraire de l’Institut d’astrobiologie de la NASA, et donc associé à différents programmes aérospatiaux, auteur de nombreux livres, passeur né pour transmettre cette science et les histoires qui l’entourent auprès des plus jeunes et d’un large public, André Brack méritait bien une émission spéciale. Car c’est cette vie, vouée à la recherche, et cet espoir de pouvoir, un jour, répondre à la question "d’où vient la vie ?"que nous allons vous faire partager. Un parcours de savant et d’homme de la cité, en lien avec l’histoire. L’aventure aussi d’une discipline, l’exobiologie qui, avec lui, n’est pas une science abstraite et impénétrable, mais plutôt une invitation au voyage et aux rêves les plus fous. La marche des sciences a choisi d’ouvrir son nouveau rendez-vous avec lui. En effet, nouveauté pour cette deuxième saison de l’émission, nous vous proposerons régulièrement des rencontres spécifiques avec de grands scientifiques, français ou étrangers, qui ont révolutionné leur domaine, des ’maîtres’ reconnus, mais pas toujours connus du grand public, et qui, à travers leurs références intellectuelles, historiques et scientifiques, nous offrirons de percer leur monde, leurs découvertes, avec une plongée de vie toujours placée entre passé et futur.

à 15h Les jeudis de l’architecture par F.Chaslin. Le jeudi, Les jeudis de l’architecture par F.Chaslin. Le 14-10, Lecture : Mes prix littéraires, de Thomas Bernhard. le 150è anniversaire du rattachement à Paris des communes périphériques.

à 21H, La fabrique de l’humain par Philippe Petit. Le 14-10, De quoi la psychanalyse est-elle le nom ? A l’occasion de la parution le 2 septembre 2010 du dernier livre de Roland Gori, De quoi la psychanalyse est-elle le nom ? : démocratie et subjectivité.

Vendredi

à 14H, Science publique par M.Alberganti.Le 15-10, Comment redonner le goût des sciences aux élèves ? /Le débat scientifique peut-il se tenir à huis clos ? Avec Jean-Claude Ameisen, Médecin et chercheur, professeur d’immunologie à l’université Paris VII, Président du comité d’éthique de l’Inserm, Alain Grimfeld, directeur scientifique de l’Afssaps, président du CCNE, Etienne Klein, physicien au CEA, professeur à l’Ecole centrale à Paris, Yves Quéré, physicien des particules, membre de l’Académie des sciences

à 15h , Les vendredis de la musique par J.M Vacher. Le 15-10, Harmonies japonaises Le Koto , cithare qui fut l’instrument de la cour impériale dès le VII° siècle est demande à l’interprète virtuosité et poésie. Nous partirons à la japonaise.
Avec Véronique Brindeau spécialiste du Japon et de ses musiques et Mieko Miyazaki kotoiste.
* Maison de la culture du Japon à Paris http://www.mcjp.fr
* Voce Ventu et Mieko Miyazaki, album Tessi Tessi http://voce-miyazaki.com/
* Site des Editions Phaidon pour le livre "Poème de l’oreiller" http://fr.phaidon.com/store/art/poeme-de-l-oreiller-et-autres-recits-9780714859613/


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