A ECOUTER : LES NOUVEAUX CHEMINS DE LA CONNAISANCE CONSACRES A MICHEL FOUCAULT

lundi 15 février 2010
par  Lydia COESSENS

DU 15 au 19 février 2010 : MICHEL FOUCAULT , L’ombre des Lumières

lundi , L’Histoire de la sexualité

mardi, Les mots et les choses

mercredi , L’engagement politique

jeudi , Foucault et les Lumières

vendredi, Foucault et la folie

BIBLIOGRAPHIE

*Michel Foucault, Herculine Barbin dite Alexina B. (Gallimard - 1978, rééd. 1993 ) Michel Foucault présente dans ce livre le cas de l’hermaphrodite Herculine Barbin (1838-1868). Ce cas devait constituer le premier volume d’une collection intitulée "Les Vies parallèles", qu’il projetait de faire.

*Mathieu Potte-Bonneville, Foucault (Ellipses - 19 Janvier 2010)
Destiné aux étudiants et à tous ceux qui veulent s’orienter dans la pensée de Michel Foucault, ce livre propose une approche doublement originale. D’une part, là où la présentation chronologique de cette œuvre insiste d’ordinaire sur la variété de ses démarches et de ses objets, on fait ici le pari d’une unité d’intention, unité sur laquelle la récente publication des cours au Collège de France jette une lumière nouvelle. Des notions telles que le discours ou le pouvoir sont donc resituées ici sur le fond d’un projet d’ensemble, celui d’une « histoire du sujet » sur laquelle Foucault affirmait au soir de sa vie n’avoir jamais cessé de travailler. Qu’est-ce qu’être un sujet, ou se poser comme sujet ? Soulever une telle question, c’est bien se tenir à hauteur de philosophie, tout en revendiquant de passer celle-ci « au tamis de l’histoire ». C’est pourquoi, autre originalité, on cherche à chaque étape du parcours à décrire les déplacements que Foucault fait subir à quelques notions canoniques (celles de fondement, d’autorité ou de vérité), situant son œuvre vis-à-vis des questions débattues par la tradition philosophique sans négliger pour autant ce que cette pensée doit à son actualité. Des extraits commentés mettent en lumière la complexité de ce que Foucault nommait son « histoire des limites », et un lexique définit des notions telles que « biopolitique » ou « gouvernementalité », centrales dans la réflexion contemporaine.
- Présentation de l’éditeur -

*Michel Foucault, Histoire de la sexualité. Volume 3, Le souci de soi
(Gallimard, Collection Tel, n° 280 - 1997)
Dernier volume consacré à un thème à la fois antique et très contemporain : la formation de l’individu telle qu’elle a été développée à travers des textes souvent peu analysés -Artémidore, Galien, le pseudo-Lucien- mais déterminants dans la mise en place d’une finalité générale de la culture qui culmine dans l’émergence d’une personnalité singulière.
*Michel Foucault, Histoire de la sexualité. Volume 1, La Volonté de savoir (Gallimard, Collection Tel, n° 248 - 1994)
Nommé au collège de France, M. Foucault a entrepris, à la fin des années 70, un cycle de cours consacré à la place de la sexualité dans la culture occidentale. Il y prolonge les recherches commencées dans L’Archéologie du savoir et Surveiller et punir et retrace l’histoire des discours sur la sexualité depuis le XVIIe siècle.

*Michel Foucault, Histoire de la sexualité. Volume 2, L’usage des plaisirs (Gallimard, Collection Tel, n° 279 - 1997)
Dans ce deuxième volume Foucault a dû infléchir son projet initial pour s’intéresser aux sources antiques, grecques et surtout romaines, c’est-à-dire à la période préchrétienne où se sont élaborés les cadres et les formes de cette sexualité.

* Mathieu Potte-Bonneville, Michel Foucault, l’inquiétude de l’histoire
(PUF, Paris, Collection Quadrige. Manuels - 22 octobre 2004)
La pensée de Foucault renouvelle sans arrêt ses méthodes (archéologie, généalogie) et ses concepts (épistémès, dispositifs, problématisation). Cet ouvrage propose l’étude de deux moments précis de son oeuvre : la description de la naissance de l’asile dans l’Histoire de la folie et l’examen de la subjectivation grecque dans L’Usage des plaisirs.

*Michel Foucault, Philosophie : anthologie (Gallimard - Collection : Folio essais - Septembre 2004)
Il est aujourd’hui deux manières de mesurer l’œuvre de Michel Foucault : soit cerner par des colloques l’actualité de la pensée de Foucault ; soit en souligner l’inactualité. C’est-à-dire son appartenance désormais à la grande tradition philosophique occidentale.
L’ambition de ce volume est à la fois simple et immense : inscrire l’œuvre de Michel Foucault dans le corpus philosophique au même titre et sur un pied d’égale importance que ses voisins de catalogue - Rousseau ou Platon, Montesquieu ou Hobbes, Aristote ou Kierkegaard, Marx ou Nietzsche, Leibniz ou Kant.
Trois grandes parties organisent cette anthologie : anthropologie et langage ; régimes de pouvoir et régimes de vérité ; gouvernement de soi et des autres. Restituant, par la problématique philosophique, les étapes d’un parcours singulier, elles en soulignent l’originalité foncière à partir de l’écart qu’il creuse d’avec la tradition.
- 4e de couverture -

*Guillaume Sibertin-Blanc, Deleuze et L’Anti-Oedipe : la production du désir (PUF - 13 Janvier 2010)
Un romantisme du désir pur ? Une exaltation anarchique de la schizophrénie ? Un spontanéisme délirant affranchi des normes élémentaires d’une argumentation rationnelle ?... L’Anti-OEdipe a beaucoup fait parler, dès sa parution en 1972. Il s’agit ici de revenir à son texte même, où s’actualise la première collaboration du philosophe Gilles Deleuze et du psychanalyste Félix Guattari. Ce livre d’introduction adopte pour fil conducteur l’inscription de l’analyse de l’inconscient dans une théorie générale de la production et de ses modes sociohistoriques. Il met au jour le nouveau rapport qui s’ensuit entre la clinique du désir et le matérialisme historique, et explicite sous ce prisme trois lignes de problématisation : une critique sociale d’un code familialiste d’enregistrement et de qualification des conduites ; une critique à la fois externe et interne à la psychanalyse de l’oedipianisation de l’inconscient ; une critique politique des structures d’exploitation et de domination de la société capitaliste, et des modes de subjectivation aménagés dans la reproduction de ces structures. À l’articulation de ces lignes, L’Anti-OEdipe, livre d’intervention théorique, devient aussi un livre pratique. Il pose les prolégomènes d’une « analyse sociale, politique et militante » ajustée à la productivité réelle du désir et aux effets sociopolitiques de son processus propre - une schizo-analyse transformant le champ analytique des processus inconscients pour le rendre connectable, en théorie et en pratique, au champ de l’histoire et des luttes sociales.
- Présentation de l’éditeur -

*Gilles Deleuze, L’île déserte et autres textes : textes et entretiens, 1953-1974 (Minuit - 7 Février 2002)
« Quoi de plus gai qu’un air du temps ? (...) Il y a actuellement beaucoup d’études profondes sur ces concepts de différence et de répétition. Tant mieux si j’y participe, et si, après d’autres, je pose la question : comment faire en philosophie ? Nous sommes à la recherche d’une "vitalité". Même la psychanalyse a besoin de s’adresser à une "vitalité" chez le malade, que le malade a perdue, mais la psychanalyse aussi. La vitalité philosophique est très proche de nous, la vitalité politique aussi. Nous sommes proches de beaucoup de choses et de beaucoup de répétitions décisives et de beaucoup de changements. » Gilles Deleuze, mars 1968

*Philippe Artières et Mathieu Potte-Bonneville, D’après Foucault : gestes, luttes, programmes (Les Prairies ordinaires - novembre 2007)
Des prisonniers aux migrants, de la maladie aux formes inédites de contrôle, de la géopolitique au renouvellement des vieilles questions « que faire ? » et « d’où parlez-vous ? », de multiples raisons portent aujourd’hui à se mettre à l’écoute de Michel Foucault. Comment penser d’après lui ce qui vient après lui ? Comment se saisir de ses analyses pour renouveler la lecture du présent et les manières d’y intervenir ? User, comme il y invitait, de son oeuvre comme d’une boîte à outils suppose de briser l’image d’une doctrine sagement rangée aux côtés d’autres académismes : sous les mots trop connus du « discours », du « pouvoir », faire lever la série des gestes inventés par Foucault (une nouvelle manière de parler, d’écrire, de disparaître ou de rire), et la série des luttes auxquelles il prit part (tout en visant du coin de l’oeil d’autres luttes, actuelles, où ses travaux peuvent encore servir). Passeurs, parmi d’autres, de cette oeuvre dans un monde qui n’est plus le sien, nous voudrions prendre appui sur elle pour crayonner les programmes d’une histoire, d’une philosophie, d’une politique à venir. À quatre mains, on tâche ici de mettre le feu à la boîte pour s’inventer d’autres outils.
- 4e de couverture -


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