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PATAF "Théâtre sans frontière" - 2011
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PATAF "Théâtre sans frontière" - 2011

 

PATAF

"Théâtre sans frontières" session 2011

23 -25 septembre

Dans le cadre du PATAF, 8 élèves de l'option théâtre ont constitué un jury "coup afin de décerner leur "coup de coeur" à l'un des spectacles présentés.

 

Membres du jury : Thibault, Emeline, Lila, Renata, Mylène, Angélique, Amandine, Yveline.

 

Spectacles présentés et vus par le jury

Vendredi 23 septembre,

20h

Des souris et des hommes, d’après John Steinbeck, par la Cie Thalie (Ferney-Voltaire, Ain)

Dans la Californie des années 30, Georges et Lennie voyagent ensemble et vont de ranch en ranch, travaillant dans l’espoir de pouvoir un jour devenir propriétaires. L’histoire se déroule dans l’un de ces ranchs, où ils vont côtoyer différents personnages, tels Curley, fils du parton, sa femme, personnage pathétique et agaçant, et Slim, autre travailleur. Dès le début du spectacle, on est émus par la relation forte unissant Georges et Lennie, les deux acteurs portant à eux seuls tout le poids émotionnel de la pièce. L’acteur jouant Lennie a su très justement incarner ce personnage immense, tendre, doté d’une grande force, mais handicapé mental. Il sait jouer sans excès. Par contraste, on peut constater des différences de niveau dans la qualité de jeu des acteurs, à l’exemple de Curley, dont les colères ne sont pas crédibles. Slim, dont la gestuelle est exagérée, et la femme de Curley, ne sont pas convaincants. Malgré tout, la pièce, de trame très classique, garde un bon dynamisme, et une certaine cohésion. Une scénographie très simple et réaliste, créé toute une ambiance. Le dénouement, très fort, est le paroxysme de cette pièce très émouvante. On retiendra, les rêves (et les lapins) de Lennie.

 

22h

Des salons aux bancs publics, d’après Sacha Guitry et Xavier Durringer, par la Cie Théâtre Antigone (Genève, Suisse)

La pièce est clairement divisée entre deux textes, deux auteurs, deux univers, sans lien entre eux: celui du boulevard, avec Guitry, et l’écriture très comptemporaine, naturelle, libérée de toute règle, de Durringer. L’ensemble sur le texte de Guitry, place le spectateur dans un univers factice, pailleté, grotesque, et critique de la bourgeoisie. La seconde partie, reprend les propos de Durringer selon lequel ses textes sont «du matériel à jouer pour les acteurs, à se balancer contre les murs, sans fleurs ni fards», des polaroïds, des instantanés. Il y a un contraste, entre l’ambiance fausse chez Sacha, et beaucoup plus intimiste chez Xavier. Nous avons probablement été influencés par notre rapport personnel au texte (l'option théâtre a représenté l'année précédente Chroniques des jours entiers, des nuits entières), mais il demeure qu’il s’agit là d’une pièce bien interprétée et travaillée, mais à laquelle tout le monde n’adhère pas. On se souviendra de «Je suis swing, je suis swing, zazou, zazou, zazouzazouzé», et des yougoslaves.

Samedi 24 septembre -

16h30

Les "Elles" brisées, de Charli Venturini, par la cie L'Art et la manière (Troarn, Calvados)

Ici, on s'engage, on défend la cause féminime, sans "fleurs ni fards", sans déguisement ou maquillage. On le fait de manière directe, explicite, presque brutale. Quatre comédiens, deux femmes, deux hommes, déclament à l'unisson, d'une voix puissante mais dénuée de nuance (toujours sur le même ton, avec le même débit), des textes à valeur de réquisitoire ou de constat amer...de la violence, des revendications, des injustices, des atrocités. Notre monde en somme. Il y a un parti pris évident dans la manière de dire le texte. Alterne avec ces scènes, des scènes quasi risibles de danses, sur des musiques enjouées... Là, on joue sur le contraste, on dénonce l'insouciance, où on s'efforce de faire comme si tout allait bien...un peu d'humour aussi, de la part des deux hommes. On constate des écarts dans les niveaux de jeux. Le début est très accrocheur, sous forme de légende. C'est la première pièce qui divise nos avis aussi nettement...certains soutiennent le fond mais condamnent la forme (qui n'a pas su les toucher), d'autres adhérent complétement.

20h

Cosmétique de l'ennemi, d'Amélie Nothomb, par le Théâtre des anneaux (Rodez, Aveyron)

Le début est étrange. Un décor fait de structures métalliques en équerres, mi-tobogans mi-bancs, et une lumière étrange, hésitante entre le bleu et le vert, quasi aquatique. Un homme en costume noir et une femme drapée de banc (évoquant la toge ou le costume de bain) sont sur scène. La femme se lève, marche un temps, se laisse glisser au sol, se relève, puis recommence. Vient une musique. Lourde, rythmée, violente. S'ensuit la violence, le meurtre, le noir. On accroche au texte de Nothomb, bien ficelé, d'un style cynique et savoureux, et basé sur un dialogue. On aime le rôle donné à la femme (absente dans le roman), muette mais terriblement présente physiquement, d'une grande symbolique (on l'obserbe tenter de reprendre pied, tomber, se relever, encore et encore). On remarque le tas de feuilles mortes au centre, duquel s'extirpe lentement la femme....Mais surtout, on est hapés par le personnage de Textor Texel, bien joué, par un acteur à l'accent formidable. L'autre homme paraît plus en retrait, effacé face à Texel, du moins au début de la pièce, mais son personnage prend de l'ampleur par la suite. Les scènes de violence sont secouantes. La pièce nous laisse comme vidés mais conquis.

 

22h

Jean et Béatrice, de Carole Frechette, par le théâtre de l'Aparté (Sainte Raphaël, Var)

Béatrice, femme esseulée, veut connaître l'amour, le vrai, celui qui fait se sentir vivant...Elle dépose donc une annonce: "jeune héritière lucide recherche un homme qui saura l'intéresser, l'émouvoir,...récompense conséquente". Se présente alors Jean. Il aime la compétition, les défis et l'argent...juste pour la texture des billets de vingts...manie attachée aux événements de son passé. Béatrice l'abreuve de ses mots, s'invente une vie romanesque, se crée un personnage, se cache derrière ses mensonges...Lui ne cherche qu'à remporter les trois épreuves qu'elle lui propose. Peu à peu, les masques tombent, les mensonges cessent...et les deux personnages peinent à s'apprivoiser, se découvrent, se repoussent...s'aiment ? "On m'a dit: "quand on aime un homme, on lui prépare un gigot"", "l'amour c'est comme les champignons, ça pousse dans l'humidité""...

Le jeu des acteurs divise nos avis...ils leur a fallu du temps pour incarner pleinement leurs personnages, leur démarrage était laborieux...Certains ont adoré, d'autres se sont ennuyés, d'autres encore sont partagés...

Dimanche 25 septembre

15h

Lettres croisées, de Jean-Paul Alègre, par la cie 23h24 (Grenoble, Isère)

Des lettres, lues sans artifices, sans décor particulier, sans accessoires, de manière minimaliste et intime : il n'y a que le corps de l'acteur, son visage et sa voix. Des lettres, juste des lettres, et des destins croisés, des morceaux d'existence, avec pour point de convergence le destin d'Ariane, jeune femme accidentée. Lors du salut, on constate que les acteurs ne sont pas si nombreux qu'on aurait pu le penser... La plupart ont incarné plusieurs personnages, sans qu'on le remarque particulièrement. Certaines histoires sont drôles, grotesques ou insouciantes, d'autres sont graves et poignantes...Chacun est touché à sa manière. On retient particulièrement le docteur Renaud (qui ôte ses lunettes comme il laisse à l'écart sa fonction, son professionnalisme, pour être un être humain), Ariane et sa force de vivre, et le grand-père d'Ariane, sa musique et sa tendresse. L'ensemble rend étrangement optimiste.

 

"COUP DE COEUR DECERNE PAR LE JURY

A

COSMETIQUE DE L'ENNEMI

PAR LE THEATRE DES ANNEAUX

 

Yveline BOULARD - TL1

 

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