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Lycée Monge

  Gaspard Monge

Gaspard Monge

 

Culture

Son origine

Gaspard Monge est né à Beaune (21200), le 9 mai 1746, d’un père rémouleur et d’une mère fille de voiturier. Ces origines modestes ne le prédestinent pas à devenir le principal fondateur de l’école polytechnique et un savant hors pair.

Son évolution scolaire et professionnelle

Jeune, Monge fait ses études au collège des de Beaume. Brillant élève, il est par la suite envoyé à Lyon, toujours chez les oratoriens, au collège de la Trinité. Élève remarquable, il deviendra bientôt professeur : en effet, dès l’âge de 16 ans, il enseigne la physique.

En 1764, Monge rentre à Beaume où il réalise, à 18 ans, le plan de la ville. Grâce à cela, il sera repéré par Vignau (lieutenant colonel) qui le décidera à enseigner à l’école Royale du Génie de Mézières. Mais n’étant pas noble, il n’a pas reçu l’éducation qu’il souhaitait. Et à seulement 19 ans, il devra donc faire ses preuves. Très vite, il se fera remarquer et deviendra alors le répétiteur de l’Abbé Charles Bossut, professeur de mathématique.

Ce n’est qu’en 1775, après 10 ans d’attente et le départ de ce dernier pour l’académie, qu’on attribuera à Monge le chaire de mathématique et de physique. Mais dès 1772, il entama une correspondance avec Bossut, ce qui lui permettra d’avoir des contacts avec l’académie.

Ainsi en 1780 il y sera élu dans la section géométrie. C’est ainsi qu’il rencontrera Claude Louis Berthollet qui vient d’être élu à l’académie mais dans la section chimie. Il deviendront vite inséparables. Enfin en 1783, Monge est nommé examinateur des élèves officiers de la Marine et devient rapidement un expert en métallurgie.

La révolution...

Ce dernier va vulgariser les procédés de fabrication pour permettre, avec une formation accélérée, à toute la population de participer à l’avènement de la liberté.

L’Italie

Après les différents pillages liés à la prise de pouvoir de Napoléon Bonaparte, le directoire crée une commission de savants pour récupérer les objets pouvant être exposer dans les musées ou dans les écoles. En mai 93, Monge et Berthollet sont donc appelés en Italie.

Dès l’été 97, les deux savants rejoignent la Cour de Bonaparte à Monbello, près de Milan.

Bientôt, ce dernier signera un traité de paix avec l’Autriche et chargera nos deux amis de le rapporter à Paris pour qu’il soit ratifié. Et Bonaparte dira de Monge : "Le citoyen Monge est célèbre pour ses connaissances et son patriotisme. Il a fait estimer les français par sa conduite en Italie. Il a acquis une part distinguée de mon amitié".

Et c’est ainsi, qu’avant même qu’ils n’arrivent, Monge sera nommé par le conseil de l’école Directeur de polytechnique le 28 octobre 1797.

Il pourra alors siéger à l’Institut, qui regroupe les intellectuels de l’époque, où il insistera auprès de ses collègues pour que le général victorieux : Bonaparte, lui aussi de retour d’Italie, soit admis. Bientôt, ce dernier sera élu dans la section arts et mécaniques. Après plusieurs élections dans des conseils importants de France et sa démission du poste de Directeur de Polytechnique, Monge sera embarqué avec d’autres savants, comme Berthollet, dans une campagne un peu folle en Égypte.

L’Égypte

C’est le 1er juillet 1798 que l’armée et les savants débarquèrent à Alexandrie. Et c’est à bout de force qu’ils arrivèrent au Caire le 21 du même mois. Mais rien ne se passe comme prévu et leur flotte est entièrement détruite. Bonaparte ne se décourage pas et nomme Monge et quelques autres inspecteurs de l’hôtel des monnaies. Et c’est ainsi, le 22 août, que l’institut d’Égypte fut fondée. Elle avait pour mission de propager ses lumières et tout apprendre de ce magnifique pays.

Au cours de la révolte du Caire, le 21 octobre, l’Institut fut attaquée. Mais ils voyagèrent beaucoup et visitèrent même la pyramide de Gizeh. Et Monge accompagna Bonaparte à Suez pour étudier la possibilité de construire un canal entre la Méditerranée et le Mer Rouge.

Ensuite, il fit partie de l’expédition en Syrie. Mais l’armée fut stoppée à St Jean d’Acre et la peste la poursuivit durant sa retraite. Monge fut sauvé grâce à son vieil ami Berthollet. Il rentra à Fréjus le 9 octobre 1799 avec Bonaparte qui deviendra un mois après le maître de la France !

La fin de sa vie

Monge reprend son poste de Directeur de Polytechnique. Il n’y restera que trois mois car le 18 janvier 1800, il est fait sénateur à vie comme Berthollet. En 1804, il devient officier de la légion d’honneur, en 1806 il préside le Sénat. Il deviendra même comte de Peluse, une ville du delta du Nil, en 1808. Pendant cette période, il partage son temps entre l’école, où il reste très actif, et sa famille.

C’est à 51 ans que Gaspard Monge doit arrêter l’enseignement : il souffre d’arthrite. C’est Arago qui lui succédera. Napoléon lui fera un don de 200.000 francs avant de partir pour la Russie, mais Monge sera frappé d’apoplexie en 1812 en apprenant les désastres de cette guerre lointaine. Il lui restera fidèle et ne participera pas à la séance du conseil où sera voté la destitution de l’empereur. En 1815, Monge sera radié de l’Institut et sera licencié de Polytechnique par Louis 18.

C’est ainsi que Monge mourra de chagrin le 28 juin 1818.

Le gouvernement interdit aux élèves d’assister à ses obsèques, au cours desquelles Berthollet prendra le risque de prononcer un discours. Mais en 1820, les Polytechniciens parviendront quand même à lui rendre un dernier hommage sur sa tombe au Père Lachaise.

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