Académie de Grenoble

L’obsolescence programmée, un mythe ? Un danger pour notre planète ?

La semaine du 13 au 16 novembre 2013 se tenait à Annecy le Festival de l’économie. La classe de 1ECO4 accompagnée de Mme Fernandes est allée voir le film « prêt à jeter » de Cosima Dannoritzer sorti en 2010, film suivi d’un débat sur l’obsolescence programmée.

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« Obsolescence programmée » encore un terme obscur d’économiste ? Ne vous alarmez pas, nous allons vous l’expliquer. L’obsolescence programmée c’est le fait de donner une durée de vie aux objets. Par exemple, une ampoule qui reste allumée pendant plus d’un siècle, impossible me direz‐vous ? Eh bien si, c’est possible ! Seulement le « cartel Phoebus » dans les années 1920 a décidé de limiter la durée de vie des ampoules à incandescence à 1000 heures. Les chefs d’entreprises se sont rendus compte qu’en programmant la fin de leurs produits, ils poussaient les consommateurs à renouveler plus rapidement leurs achats, maintenant ainsi le dynamisme de leurs ventes. Cette pratique a beaucoup de défauts, tout d’abord pour le consommateur car dans le contexte de crise dans lequel nous vivons, la diminution de la durée de vie des produits contraint les ménages à de nouveaux achats, comprime le pouvoir d’achat et contribue à l’appauvrissement des ménages, ensuite il y a des effets néfastes sur l’environnement car une fois jetés les objets sont amenés dans des pays en développement qui sont devenus les poubelles du monde. De nombreuses personnes se mobilisent pour faire face à l’obsolescence programmée notamment des communautés d’utilisateurs qui réparent certains produits sujets à l’obsolescence programmée mais aussi de nouveaux modèles économique fondés sur l’écoconception ou encore des associations environnementales comme « les amis de la Terre ». J’espère que ce petit article vous aura fait prendre conscience d’une pratique pas toujours connue. Et vous ? Êtes-vous victime ou non de l’obsolescence programmée ? Rappelez-moi la durée de vie de vos téléphones portables ?

O. Boronad et C. Perrin

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