Académie de Grenoble

projection de 14 récits d’Auschwitz le mardi 20 janvier à 19h30.

Séance de « cinéma » spéciale en vue de la journée du 30 janvier consacrée à La Shoah :

14 récits d’Auschwitz (2002)

conception : Annette Wieviorka

avec la participation de Henri Borlant

Macintosh HD:Users:valerypratt:Desktop:AVT_Henri-Borlant_9484.jpeg

mardi 20 janvier 2014 à 19h30 en salle théâtre

projection de 2 témoignages (deux fois 26 mn) suivie d’une discussion

Extrait d’un article d’Emmanuèle Peyret (Libération, 2 juillet 2002) : Filmer la parole. C’est bien là le rôle du témoignage, magnifiquement illustré dans cette histoire de la déportation à plusieurs voix, orchestrée par Annette Wievorka, historienne et nièce de l’un des déportés : en appeler à l’émotion, à l’empathie, mettre des visages et des voix sur des pyjamas rayés anonymes. « Des témoins de chair et de sang, avec leurs erreurs et leurs exagérations, qui racontent leur histoire unique dans l’histoire collective d’Auschwitz », dit Henri Borlant, grâce auquel certains ont parlé qui, en cinquante ans, n’avaient jamais et n’auraient jamais parlé : Jacques Klinger, Karol Pila... C’est le témoin qui questionne, qui était là, qui a vu, qui pousse dans l’indicible : sans lui, sans doute Charles Naparstek n’aurait pas témoigné, ni raconté comment, à l’arrivée des trains, il arrachait les enfants des bras de leurs mères pour tenter de les sauver, elles, de la chambre à gaz.L’interview de Naparstek est celle où l’intervieweur est le plus présent, échappant ainsi à la règle de la série.

Les 14 récits..., diffusés par Histoire à l’occasion du 60e anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv, le 16 juillet 1942, sont issus des 130 entretiens réalisés à partir de 1992 par Annette Wievorka et l’équipe de Témoignages pour mémoire à la demande de l’université de Yale, qui recueille et filme les témoignages de survivants des camps dans le monde entier. « On devait filmer la parole, c’est tout », explique Annette Wievorka.