Académie de Grenoble

Cinéprépa : La nature Lundi 16 novembre 2015 à 19h15 en salle théâtre La ligne rouge (1999, 170 mn) De Terrence Malick

Cinéprépa : La nature
Lundi 16 novembre 2015 à 19h15 en salle théâtre
La ligne rouge
(1999, 170 mn)
De Terrence Malick
Ours d’or au Festival de Berlin

Le film évoque la bataille de Guadalcanal dans le Pacifique en 1942, qui opposa les Américains aux Japonais lors de la Seconde Guerre mondiale. Dans un paysage paradisiaque, les soldats vont se livrer à une bataille sanglante où tous perdront une partie d’eux-mêmes.
Des scènes ultraviolentes côtoient des plans qui montrent une nature merveilleuse, apaisante, exubérante, le contraste mettant l’accent sur l’absurdité de la guerre. Le film est ponctué de nombreux gros plans sur la flore ou la faune, ou de longs plans statiques montrant des scènes de vie quotidienne des habitants de ces îles, comme pour mettre en évidence la fragilité du milieu, livré à la brutalité aveugle de la guerre et des techniques modernes dévastatrices.
Terrence Malick utilise dans le film quelques pièces de musique classique :
Annum per annum de Arvo Pärt
In paradisum, pièce du Requiem de Gabriel Fauré
The Unanswered Question, de Charles Ives

A propos du réalisateur dont nous allons découvrir pas à pas la filmographie d’ici le mois de mars :
Terrence Malick, né le 30 novembre 1943 à Ottawa (Illinois) ou à Waco (Texas), est un réalisateur, scénariste et producteur de cinéma américain.
Sa carrière de réalisateur couvre environ quatre décennies mais six films à peine portent sa signature. La rareté, l’originalité, la puissance visuelle et la vision très personnelle de son cinéma marquent durablement le public, la critique et la profession. Grâce à The Tree of Life, Malick remporte la Palme d’or à Cannes en 2011. Le cinéaste est entouré d’une aura de mystère4 car ses apparitions en public et ses interviews sont extrêmement rares.
Ses longs métrages sont souvent considérés comme des œuvres majeures du cinéma américain. Malgré son retrait de la scène publique et son désir de rester dans le circuit indépendant, il est régulièrement sollicité par plusieurs grandes vedettes qui ne lui cachent pas leur admiration.
Malick étudie dans les universités d’Harvard et Oxford. À Harvard, il suit notamment les cours de Stanley Cavell (philosophe américain auteur notamment de Le cinéma nous rend-il meilleurs ? et Philosophie des salles obscurs). À la suite d’un contentieux avec son directeur de recherches Gilbert Ryle (philosophe anglais, auteur de La notion d’esprit, 1949), il ne soutient pas, à Oxford, sa thèse de doctorat portant sur le concept du monde chez Søren Kierkegaard, Martin Heidegger et Ludwig Wittgenstein. Il enseigne ensuite la philosophie au MIT et traduit de l’allemand Le Principe de raison, de Heidegger. (Martin Heidegger, The Essence of Reasons, traduction T. Malick, Evanston, Northwestern University Press, 1969).

Films à projeter et à voir dans le cadre de cinéprépa :
La Balade sauvage (décembre)
Les Moissons du ciel (janvier)
Le Nouveau Monde (février)
The Tree of Life (mars)