Académie de Grenoble

Cinéclub Servitude et soumission Mercredi 15 mars 2017 à 17h30 en salle poly 4 entracte à 19h pour dîner – reprise du film à 19h30 Spartacus (1960, 3h15mn) de Stanley Kubrick

Cinéclub 
Servitude et soumission
Mercredi 15 mars 2017 à 17h30 en salle poly 4
entracte à 19h pour dîner – reprise du film à 19h30
Spartacus
(1960, 3h15mn)
de Stanley Kubrick
Réalisation des scènes du camp d’esclaves en Libye :
Anthony Mann
avec
Kirk Douglas (qui vient d’avoir 100 ans !)
Laurence Olivier
Peter Ustinov
John Gavin
Jean Simmons
Charles Laughton
Tony Curtis

Scénario de
Howard Fast
Dalton Trumbo

Le film a obtenu 4 Oscars en 1961 :
Meilleur second rôle pour Peter Ustinov.
Meilleurs costumes pour un film en couleur pour Valles et Bill Thomas.
Meilleure photographie pour un film en couleur pour Russell Metty.
Meilleure direction artistique pour un film en couleur pour Alexander Golitzen, Eric Orbom, Russell A. Gausman et Julia Heron.

Wikipedia :

Spartacus était un esclave et gladiateur d’origine thrace. Il fut le principal chef des révoltés lors de la Troisième Guerre servile en Italie entre 73 et 71 av. J.-C.
On sait peu de choses sur Spartacus au-delà des événements de la guerre, et les récits historiques conservés sont parfois contradictoires et ne sont pas toujours fiables. Toutes les sources s’accordent pour dire qu’il était un ancien gladiateur et un chef militaire accompli.
Cette rébellion est l’objet de débats historiques et politiques et d’une nouvelle popularité à partir de la fin du XVIIIe siècle. Interprétée par certains comme un exemple pour les peuples ou les classes opprimées qui luttent pour leur liberté contre une oligarchie esclavagiste, elle est une source d’inspiration pour certains penseurs politiques (communistes notamment). Elle connaît ensuite une grande postérité tant dans la littérature qu’à la télévision et au cinéma (dont l’adaptation filmique de Stanley Kubrick réalisée en 1960, qui l’a rendue célèbre pour le grand public).

Critique sur Télérama, qui fournit des clés sur le contexte du film et ses enjeux socio-politiques :
Capoue, en 73 avant Jésus-Christ. Dans l’arène, deux gladiateurs vont s’affronter. Mais Draba et Spartacus, compagnons de servitude, sont amis. Ils se rebellent... Sous ses apparences de péplum traditionnel, avec jupettes tout cuir et profusion de figurants, Spartacus est un véritable manifeste antimaccarthyste. Vers la fin des années 1950, Kirk Douglas s’entiche du roman de Howard Fast, qui a comparu en son temps devant l’impitoyable Commission des activités antiaméricaines. C’est Kirk Douglas, encore, qui demande à Dalton Trumbo, lui aussi victime expiatoire de la chasse aux sorcières, de signer l’adaptation. C’est encore lui qui congédie Anthony Mann et le remplace par Stanley Kubrick...
Aux mains d’une telle équipe, les damnés de la terre se lancent dans une formidable épopée. A Trumbo les envolées idéalistes sur la condition humaine, à Kubrick le fracas d’un récit puissant mais maîtrisé. L’homosexualité, très présente dans le roman, est presque gommée du film : à la sortie, la seule scène équivoque fut censurée. — Cécile Mury