Académie de Grenoble

Cinéclub : La nature Lundi 14 décembre 2015 à 19h30 en salle théâtre Badlands – La balade sauvage (1973, 94 mn) de Terrence Malick

Cinéclub : La nature
Lundi 14 décembre 2015 à 19h30 en salle théâtre
Badlands – La balade sauvage
(1973, 94 mn)
de Terrence Malick
avec Martin Sheen + Sissy Spacek

Le premier film est toujours un moment pour un cinéaste et c’est d’autant plus le cas quand ce cinéaste se nomme Terrence Malick. Lui qui n’a signé que six films en quarante ans de carrière a pourtant eu un début précoce : il n’a que trente ans quand sort La Balade sauvage. Ce road-movie criminel surprenant porte déjà toutes les marques de son cinéma, même si Terrence Malick n’a pas encore atteint toute la sophistication de ses prochains films. Une première réalisation qui force malgré tout le respect par sa maîtrise et sa puissance… un premier très beau film.

La Balade sauvage est un premier long-métrage bref (1h30) et il sert aussi au cinéaste de brouillon pour le reste de son œuvre. Tout est déjà là, concentré, le narrateur, mais aussi son intérêt pour la nature, un rythme assez lent, bref cette manière de filmer un fait divers comme un poème et une ode à la liberté insouciante de la jeunesse. Le cinéaste était encore jeune, mais toute son œuvre à venir est presque concentrée dans ce premier film, une belle performance…

A propos du réalisateur dont nous allons découvrir pas à pas la filmographie d’ici le mois de mars :
Terrence Malick, né le 30 novembre 1943 à Ottawa (Illinois) ou à Waco (Texas), est un réalisateur, scénariste et producteur de cinéma américain.
Sa carrière de réalisateur couvre environ quatre décennies mais six films à peine portent sa signature. La rareté, l’originalité, la puissance visuelle et la vision très personnelle de son cinéma marquent durablement le public, la critique et la profession. Grâce à The Tree of Life, Malick remporte la Palme d’or à Cannes en 2011. Le cinéaste est entouré d’une aura de mystère4 car ses apparitions en public et ses interviews sont extrêmement rares.
Ses longs métrages sont souvent considérés comme des œuvres majeures du cinéma américain. Malgré son retrait de la scène publique et son désir de rester dans le circuit indépendant, il est régulièrement sollicité par plusieurs grandes vedettes qui ne lui cachent pas leur admiration.
Malick étudie dans les universités d’Harvard et Oxford. À Harvard, il suit notamment les cours de Stanley Cavell (philosophe américain auteur notamment de Le cinéma nous rend-il meilleurs ? et Philosophie des salles obscurs). À la suite d’un contentieux avec son directeur de recherches Gilbert Ryle (philosophe anglais, auteur de La notion d’esprit, 1949), il ne soutient pas, à Oxford, sa thèse de doctorat portant sur le concept du monde chez Søren Kierkegaard, Martin Heidegger et Ludwig Wittgenstein. Il enseigne ensuite la philosophie au MIT et traduit de l’allemand Le Principe de raison, de Heidegger. (Martin Heidegger, The Essence of Reasons, traduction T. Malick, Evanston, Northwestern University Press, 1969).

Films à projeter et à voir dans ce cadre :
Le Nouveau Monde (janvier)
Les Moissons du ciel (février)
The Tree of Life (mars)