Académie de Grenoble

Une filière littéraire riche et variée

Pour qui ?

Les qualités requises des étudiants sont, pour l’essentiel, semblables à celles souhaitées dans les autres CPGE. Venant de différents horizons (baccalauréats L, ES, S), ils doivent être motivés, voire passionnés, prêts à fournir un travail important et régulier, d’esprit réfléchi, curieux et ouvert.
L’inscription se fait sur le site Internet http://admission-postbac.fr. Un dossier est constitué par le candidat à la classe préparatoire et envoyé par les établissements d’origine. Au sein de l’établissement demandé, une commission examine les candidatures et les dossiers correspondants.

Pour quels débouchés ?

Il faut souligner l’extrême variété des débouchés offerts aux étudiants passés par la filière hypokhâgne-khâgne. Elle n’a aucun équivalent dans les autres CPGE. Aux débouchés traditionnels mais diversifiés de l’enseignement, s’ajoutent ceux des carrières du droit, de l’administration (IEP, IRA, ENA), de la conservation et de la valorisation des biens culturels, du tourisme, du commerce et des métiers de la communication (journalisme, traduction-interprétariat, métiers de la scène...). Aussi, la finalité de ces classes n’est pas uniquement la préparation aux concours des Écoles Normales Supérieures qui restent néanmoins leur première raison d’être.

En quoi consiste la formation ?

L’intérêt de l’hypokhâgne et de la khâgne consiste dans la formation pluridisciplinaire qui y est dispensée dans le domaine littéraire. Outre une bonne culture générale, le principal apport est l’acquisition de solides méthodes de travail. En même temps qu’il perfectionne ses méthodes, l’étudiant adopte un rythme de travail soutenu, grâce à un entraînement régulier et intensif permis par l’encadrement assuré par les professeurs. Aux exercices écrits viennent s’ajouter les exercices oraux appelés "colles". L’objectif visé est de développer une bonne capacité de réflexion et de favoriser l’épanouissement intellectuel de chaque personnalité.

Qu’est-ce que la Banque d’Epreuves littéraires ?

La nouveauté apportée par la réforme des CPGE littéraires commencée en 2007 est la fusion partielle des concours des ENS dans le cadre de la BEL (Banque d’Epreuves Littéraires en 2009). Les intentions affichées par la BEL sont de « consolider le maillage territorial des CPGE », « renforcer leur attractivité en passant d’une logique de sélection à une logique de classement national de sortie de Khâgne » et « revaloriser les études littéraires ».
En septembre 2010, la BEL a été élargie aux 6 écoles de commerce du groupe Ecricome, à 5 Instituts d’Etudes Politiques, à deux écoles de traduction, l’ESIT et l’ISIT, à l’école des Chartes et au Celsa. Depuis, 25 écoles de commerce participant au regroupement de la BCE (Banque Commune d’Epreuves), dont les plus prestigieuses sont HEC, l’Essec et l’ESCP, ont décidé de participer à cet élargissement. Le dispositif de la BEL pourrait être étendu par la suite à d’autres écoles ou formations universitaires : écoles de journalisme, d’art, masters.
Concrètement, les écoles utilisent, pour recruter les étudiants issus de Khâgne, les résultats et le classement final de la BEL complétés si elles le souhaitent d’épreuves écrites et/ou orales.
Ainsi les débouchés des CPGE littéraires ne se limitent pas aux métiers de l’enseignement. Toutefois il faut souligner l’importance de ce débouché traditionnel pour lequel la khâgne est évidemment une excellente préparation.
Cette évolution, permet donc à nos étudiants de passer plusieurs concours et de multiplier ainsi leurs chances de réussite.

Quel diplôme est associé aux études en CPGE littéraires ?

La validation des acquis de l’enseignement suivi dans les CPGE littéraires par l’Université ne fait pas de difficulté. Une commission mixte Université – Lycée « CPGE » examine les dossiers de candidature en L2 ou L3.
A l’issue de l’hypokhâgne, le conseil de classe de Lettres Supérieures formule une proposition d’admission en LICENCE 2 (en fonction des résultats obtenus par l’étudiant). L’université de Savoie, les universités de Grenoble et Lyon entérinent le plus souvent ces propositions, ce qui équivaut à 60 ECTS dans le système européen pour les Lettres (classiques ou modernes), les Langues et les Sciences Humaines, les Langues et les Sciences Humaines (Histoire, Géographie, Philosophie).
De manière analogue, l’année de khâgne est validée par l’autorisation de s’inscrire en LICENCE 3 et apporte donc à l’étudiant 120 ECTS sur proposition du conseil de classe de Première Supérieure.
Ainsi, la filière hypokhâgne-khâgne du lycée Berthollet représente approximativement l’équivalent d’un premier cycle universitaire.