Académie de Grenoble

Emmanuelle (2010)

Comme vous vous en doutez certainement, je suis une ancienne khâgneuse du Berthollet. J’ai été sollicitée pour vous parler de mon parcours et de mon évolution après la prépa littéraire.

J’ai débuté en HK voici presque 6 ans. J’avais choisi ce cursus après le bac car il me donnait du temps supplémentaire pour choisir mon orientation.
Après 2 ans et ne désirant pas passer par l’ENS, je suis entrée directement en troisième année d’Allemand à la fac. Cette matière n’était pourtant pas ma spécialité en prépa.

L’année suivante, j’ai décidé de finir également ma licence de spécialité (Lettres Modernes) étant donné que j’avais déjà validé les crédits ECTS nécessaires en prépa. J’en ai profité pour faire cette année en Erasmus à Manchester.

Vous ne le saviez peut-être pas car ce n’est écrit nul part, mais après une prépa, les universités vous accueillent dans presque toutes les matières littéraires, tout simplement parce que vous possédez des capacités d’apprentissage largement supérieures aux étudiants classiques.

Tout n’a pas forcément été facile pour moi à la fac mais quatre ans après le bac, j’avais déjà deux licences et de belles expériences en poche. Pourtant, je n’avais pas encore trouvé ma voie.

Je me suis alors intéressée à la communication et j’ai découvert le métier de concepteur-rédacteur. Je suis entrée dans une école de management qui propose des cursus en alternance et ai postulé en parallèle dans une agence de communication. Je termine mon master dans 6 mois et aurai alors 2 années d’expérience dans la conception-rédaction.

Tout ça pour vous dire qu’après la prépa, vous n’êtes pas face au dilemme insoluble : être normalien ou homme de rien.

Dans mon cas, c’est en partie la prépa qui m’a ouvert les portes de la fac, du management et de la communication.

Avec un peu d’imagination et de motivation, vous arriverez toujours à vos fins car vous disposerez d’atouts non négligeables : une bonne culture générale, une grande ouverture d’esprit, une méthode d’apprentissage imparable, une aisance tant à l’oral qu’à l’écrit et de réelles capacités d’adaptation.

Au-delà de ces avantages, la prépa est aussi une aventure humaine unique. Après toutes ces années, mes amis d’hier sont toujours ceux d’aujourd’hui.
Certains ont fait le CELSA, d’autres des cursus universitaires en philosophie, histoire de l’art ou aménagement du territoire, une autre a voyagé au Mexique et prépare désormais la Femis en plus d’un master de cinéma et il y a même une ostéopathe en devenir ! Comme quoi rien n’est impossible pour un littéraire, même reprendre des cours de maths et de physique…

Voilà, j’espère vous avoir convaincu que l’ENS n’est pas l’unique porte de sortie après une prépa littéraire et que ce cursus est riche en promesses d’avenir.
Après la prépa, vous serez résistants, persévérants, méthodiques, curieux, polyvalents, motivés et bien entourés. Avec un CV pareil, vous pourrez emprunter bien des chemins et faire de nombreux détours inattendus.

Bon courage à tous pour la suite et bonne continuation.