Académie de Grenoble

Arnaud (2009)

Je m’appelle Arnaud, j’ai 24 ans et ai fait ma prépa à Berthollet de 2009 à 2011. Je suis aujourd’hui à Paris où je termine mes études avec un master 2 à l’Ecole du Louvre en médiation culturelle et un Master 2 « Conception et Direction de projets culturels » à la Sorbonne. Je réalise un stage de six mois dans une galerie spécialisée en photographie et organise des expositions comme commissaire indépendant depuis deux ans. Je n’aurai jamais cru faire ça un jour, lorsque que je m’orientais après mon bac. Je suis arrivé en Hypokhâgne à Berthollet pour préparer le concours de Science Po. Dommage, deux mois plus tard je suis tombé sérieusement amoureux de la littérature et ai vite oublié science Po. J’ai mis ces deux ans de prépa à profit pour me constituer une belle bibliothèque et lire, lire et lire encore. Je me suis passionné également pour l’histoire et me suis destiné à continuer mes études en lettres modernes et histoire à la fac à Lyon. A Lyon, comme il n’était pas possible de s’inscrire parallèlement en histoire et en Lettres modernes, j’ai décidé de poursuivre en licence, puis en master 1 en lettres modernes et en histoire de l’art à l’Université Lyon 2. Cette fois-ci, je suis tombé amoureux de l’histoire de l’art, que je ne connaissais que de loin, et surtout la période du 19ème siècle. J’ai écrit un mémoire dans chacun de ces masters pour étudier comment la littérature représentait la peinture au 19ème siècle, et vice versa. Puis j’ai ressenti le besoin de réfléchir à ma poursuite d’étude et de voir si l’enseignement me correspondait. J’avais également besoin d’améliorer mon anglais, alors je suis parti un an à Manchester comme assistant de français en école primaire. De nombreux anciens de la prépa ont fait de même. Ca a été une année très riche et je me suis rendu compte que, si j’aimais les enfants, enseigner n’était pas forcément ce que je voudrais faire toute ma vie. J’ai donné des cours d’histoire de l’art à l’Alliance française de Manchester et organisé une exposition regroupant photographes français et anglais sur le thème de la ville de Manchester. Je suis donc revenu d’Angleterre en parlant anglais, et avec de nouveaux projets. J’ai choisi une prépa littéraire pour préparer Science Po et je me dirige aujourd’hui vers l’organisation d’exposition. Si j’ai eu autant le choix d’orienter mon parcours au gré de mes projets, c’est que la prépa est une formation pluridisciplinaire. Après le bac, je ne me sentais pas prêt pour choisir une seule matière et n’en avais d’ailleurs aucune envie. J’ai pu continuer à étudier la littérature, la philosophie, l’histoire et la géographie, l’anglais, l’espagnol etc. Je n’avais jamais étudié l’histoire de l’art avant d’arriver à la fac, mais ils ont considéré que, venant de prépa, je n’aurai pas de mal à connaître une nouvelle discipline. Sans prépa, je n’aurais jamais pu faire ça ! Avec l’ouverture de la Banque d’Epreuve Littéraire, vous pouvez préparer les concours de l’ENS, des IEP, d’écoles de commerce, de journalisme (CELSA). Il y a plus de débouchés que l’on pense ! Une prépa littéraire, ce n’est pas une fin en soi mais c’est vraiment une très bonne base pour poursuivre ses études. Après la khâgne, j’ai fait deux licences et deux masters parce que je ne voulais pas perdre cet esprit pluridisciplinaire et ne voulais pas choisir entre lettres modernes et histoire de l’art. Mais sans les méthodes qu’on m’a enseignées ici, je n’aurais pas été capable de suivre deux cursus en même temps. On est tellement habitués à travailler régulièrement, vite et efficacement pendant deux ans de prépa, que je n’ai eu aucun mal en arrivant à la fac pour m’organiser. Je suis loin d’être le seul, presque la moitié des anciens ont fait de même avec une double licence : philo/ lettre, histoire/cinéma, anglais/science politiques etc. Parce que oui, on travaille beaucoup en prépa littéraire. Ce n’est pas une légende. Mais par contre, le mythe de la mauvaise ambiance et de la compétition en permanence, c’est un mensonge, du moins à Berthollet. On a la chance d’avoir durant deux ans les mêmes professeurs, qui nous connaissent bien et nous soutiennent, nous conseillent etc. On reste d’ailleurs en contact plusieurs années après, et c’est l’une des raisons pour laquelle j’écris ce petit texte aujourd’hui, à la demande de l’un d’entre eux. Ces deux années sont une belle aventure humaine, je suis resté en contact avec de nombreux anciens de la promo, et pour l’anecdote, c’est également en khâgne que j’ai rencontré ma copine ! Pour toutes ces raisons je vous conseille une prépa lettres à Berthollet. J’ai passé ici deux belles années, et n’en regrette pas une miette !