Exemple : Raphaël,
La Transfiguration , 1520, Musée du Vatican , Rome
| Lexique | Remarques de peintres |
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1 / Présentez le tableau :
Etude de la composition
permet de dégager 2 parties principales séparées par la
ligne jaune ( voir schéma)
Cette division est renforcée par le choix des couleurs, beaucoup + violentes
dans la moitié inférieure.
Lumière : concentrée dans la partie haute du tableau, autour de
Jésus Christ
Analyse des personnages :
Partie haute correspond au titre et au thème du tableau.
Au centre : Jésus Christ ; la lumière qui l'entoure, évoque
la description qu'en donne la Bible; à ses pieds et couchés, les
3 apôtres Pierre, Paul et Jacques . A sa droite, on reconnaît Moïse
(il porte les Tables de la Loi).
Partie inférieure ne correspond pas au
thème.
Elle fait allusion à un autre passage de la Bible
(Mathieu 17-14) : la guérison d'un enfant, peut-être épileptique
, par le Christ.L'enfant à droite est le personnage principal : une de
ses mains montre le ciel, l'autre le sol.Il est soutenu par son père
(en vert).
A gauche, on voit les apôtres.
Les autres personnages = les croyants
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3 / Interprétez le tableau :
Présentez la signification historique et artistique de l'uvre et montrez sa portée :
La partie inférieure du tableau ne correspondant
pas au titre ,c'est un " hors sujet ", prétexte à une
allusion par Raphaël à la contestation luthérienne et au
doute qu'elle entraîne chez les catholiques.
Les catholiques( à droite) doutent et s'interrogent
sur la voie à suivre ; ils se tournent vers les apôtres( à
gauche) qui symbolisent le clergé .
Le personnage central ( à gauche et en rose) donne la réponse
en montrant le Christ.
A relier avec le contexte historique : le peintre traduit le désarroi
et le trouble des catholiques, perturbés et désorientés
par la contestation de Luther.
Portée historique : Dans ce tableau qui est aussi son dernier, Raphaël s'interroge sur un des grands évènements de son temps et apporte sa réponse : les catholiques doivent faire confiance à l'Eglise et au Pape et donc rejeter la contestation luthérienne. Par cette réponse, il prend position dans la querelle théologique de son époque.