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Etude de la langue - Le cahier de vie et d'écrits aux cycles 2 et 3

Ségolène Merlet

CPC St Marcellin

Février 2014

 

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Un outil pour une meilleure maîtrise de la langue

 

Synthèse élaborée à partir du travail réalisé en formation continue de circonscription en 2013-2014.

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Sommaire

1. Qu’est-ce que le cahier de vie et d’écrits ?

   1.1. Définition

   1.2. Contenus

   1.3. Traces

   1.4. Supports

   1.5. Attention écueils à éviter !

2. Pourquoi mettre en œuvre le cahier de vie et d’écrits aux cycles 2 & 3 ?

   2.1. Les objectifs

   2.2. Les apprentissages 

   2.3. Les principes de l’activité d’expression écrite (éditions Accès)

3. Comment mettre en œuvre le cahier de vie et d’écrits en classe ?

   3.1. Quand écrit-on à l’école ?

   3.2. Quelles situations d’écriture ?

   3.3. Quels fonctionnements ? quelques règles d’usage…

   3.4. Propositions de séquences à réaliser en classe

4. Le cahier de vie et d’écrits et les TICE

   4.1. Didapages

   4.2. Blogs

   4.3. Attention !

Bibliographie


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 1. Qu’est-ce que le cahier de vie et d’écrits ?

    1.1. Définition

Le cahier de vie est une idée qui a une vingtaine d'années. Elle est née d'un travail entre parents et enseignants à l'école du Lac de la Villeneuve de Grenoble. L'objectif n'est pas de faire ingurgiter à l'enfant un maximum de connaissances mais de l'aider à prendre conscience de ce qui lui arrive, découvrir le monde qui l'entoure, imaginer les conséquences de ses actions...

D’après Monique Eymard (directrice de l’école du Lac à l’époque) : « Des années plus tard, le cahier de vie s'est diffusé dans de nombreuses écoles. Il est devenu un cahier d'écrits, une collection de textes qui rappellent, préviennent, expliquent, demandent, racontent, proposent : la vie s'écrit ainsi au jour le jour et le cahier constitue la mémoire de l'enfant (...). Il permet de souligner que la richesse et l'harmonie de la vie collective ne sont possibles que si chacun y contribue. »

D’après Ève Leleu-Galland (IEN) : « Les cahiers de vie, cahiers qui mettent en mémoire la vie de l’enfant, sont utilisés par les enseignants dans les classes depuis de nombreuses années. Les formes en sont multiples ; il n’y a pas de modèle, les pratiques se fécondent les unes les autres. Ils sont issus d’une pédagogie active qui s’appuie sur les expériences de vie dont Célestin Freinet avait montré la voie. Cette pédagogie a développé de multiples usages et fonctions du cahier, donc a inventé des formes nouvelles en recherchant des adaptations au contexte, quelquefois à un projet spécifique. L’AFL (Association française pour la lecture) a « théorisé » l’outil et proposé un cahier d’écrits principalement centré sur la culture écrite, la lecture et les écrits. »

Pour en savoir plus : voir l'article :Cahier_vie_c1_bandeau.jpg

Les cahiers de vie et d’écrits sont fréquemment utilisés en maternelle, au service du langage, de l’entrée dans l’écrit… Mais ils peuvent tout autant être développés et adaptés aux cycles 2 et 3 en demeurant des outils transdisciplinaires au service d’une meilleure maîtrise de la langue.

Ils peuvent ainsi devenir des supports motivants pour l’élève, l’incitant à écrire davantage, voire le réconcilier avec l’écriture, avec ses capacités d’écrivant et d’écrivain.

Le cahier de vie devient une mémoire écrite de la classe, lieu où se succèdent des générations d’élèves… comme un livre de la bibliothèque il est consulté, lu, feuilleté…  les élèves aiment y voir le passé, mais aussi la continuité.

 

     1.2. Contenus

Le cahier de vie est une démarche qui peut être rapprochée de pratiques ordinaires d’écriture qui s’observent dans la vie courante à travers les habitudes de prises de notes, de mise en mémoire.

Les listes, les agendas, les correspondances, les journaux intimes, les blogs, les carnets de bord ou les carnets de voyage construisent l’expérience par le langage, en sollicitant ce que Jack Goody a appelé la « raison graphique », qui est un trait marquant de notre manière de penser le monde et non plus le subir  c’est-à-dire que l’écriture donne une possibilité culturelle d’analyser, de fragmenter, de recomposer la parole.

C’est pourquoi l’école doit être encore plus soucieuse de développer des habitudes authentiques d’écriture et une culture vivante de l’écrit. Si elle ne le fait pas, elle contribue à creuser encore plus les inégalités entre les élèves.

L’expérience de vie médiatisée est la matière première de ces pratiques. Les cahiers sont des objets personnels dans lesquels viennent prendre place, selon le choix de l’enfant, des fragments écrits ou imagés prélevés.

En cela, ils constituent un support concret d’échanges et d’apprentissages langagiers oraux et écrits. Ils favorisent la communication et soutiennent les verbalisations, les apprentissages de lecture et d’écriture.

Le cahier de vie et d’écrits permet de mettre en valeur des écrits qui « disparaissent » trop vite dans les classeurs, il permet de mettre en valeur des activités transdisciplinaires et de les exploiter davantage dans le domaine de la maîtrise de la langue. Il permet aussi de conserver des traces d’écrits ou d’activités d’une année sur l’autre.

  • Une  première page indispensable Cahier_vie_c1_puce_punaiserouge2.jpg : L’enseignant y rédige un petit texte qui reprend les propos de la réunion de début de l’année. Il y explique le rôle et le fonctionnement de ce cahier de vie.
  • Y seront consignés des travaux des élèves et ceux de la classe retraçant l’année dans tous les domaines.
  • Le cahier regroupe des écrits familiers ou fonctionnels qui ont une fonction sociale : la langue y est un moyen d’action et de communication. Exemples : faire-part de naissance, ordonnance du médecin, carte postale reçue de la « tata » en vacances, menu du restaurant, étiquette du pot de confiture ou paquet de cigarettes vide, ticket de transport ou de spectacle...
  • Le cahier regroupe aussi des écrits fictionnels témoins d’une culture littéraire : la langue y est un outil d’épanouissement, de structuration de l’identité. Exemples : le bilan d’une lecture (affiche, avis des lecteurs…), une poésie écrite collectivement ou individuellement, la critique d’un film vu….

Ces écrits ont tous une finalité que l’enseignant va préciser. Il va faire découvrir comment s’organise l’information selon le support et sa destination ; il va aider les élèves à faire des remarques sur le code graphique, à prélever des indices de lecture et à se construire un répertoire mental de mots courants.

Les activités conduites sur le cahier vont aussi permettre de produire des messages et des textes courts écrits en dictée à l’adulte au cycle 1 puis début du cycle 2 puis de plus en plus élaborés par l’élève seul pour viser les compétences attendues en fin de cycle 3.

Aux cycles 2 & 3, les traces écrites seront toujours l’œuvre de l’élève ou de la classe (car au cycle 1, une place plus grande est laissée à la famille). Ce qui y est collé ou écrit doit toujours être explicité, justifié par l’élève. Le cahier doit être le moteur et le recueil d’écrits de soi.

Certains textes de classe collés dans le cahier de vie, compte rendu d’une visite chez le boulanger ou d’une sortie en forêt, peuvent être élaborés en groupes plus importants ou en groupe classe.

Le cahier est un support de mise en mémoire et de repérage de la vie. Il construit un univers de référence où prennent place à la fois des traces de l’expérience individuelle et des événements partagés au sein de la communauté scolaire.

Il est mémoire des faits, organisés en chronologie, mémoire des progrès et des évolutions, mémoire des textes appris ensemble, mémoire des événements clés à conserver. Il faut dire que dans un monde où la tendance générale est plutôt au zapping, ce cahier vient offrir quelques repères utiles et structurants pour les élèves.

Il faut penser et obliger l’élève à toujours dater les traces écrites, le cahier est une mémoire de l’année scolaire, une référence pour les élèves (« quand est-ce qu’on a fait ça ? »… ). Ne pas hésiter à commencer le cahier de vie par un calendrier qui sera complété au fil de l’année.
Dans le cahier individuel de l’élève figurera aussi des activités « semi-dirigées » ou « guidées » : des traces écrites ou activités de classe y seront consignées mais avec toujours une liberté d’exploitation (plusieurs pistes sont toujours envisagées pour laisser l’auteur s’approprier la trace écrite qu’il voudra laisser sur son cahier).

 

Ces activités guidées sont indispensables à la mise en place et à la continuité du cahier de vie :

  • Elles vont permettre de mettre en place les outils pour une meilleure maîtrise de la langue (orthographe de mots d’usage, règles de grammaire ou de conjugaison…).
  • Elles vont instaurer un moment privilégié où l’enseignant pourra être un « correcteur bienveillant ».
  • Elles donneront des outils pour produire des écrits différents ou plus conventionnels.

L’objectif principal du cahier de vie et d’écrits est de faire du lien entre les disciplines, de ne pas décloisonner les savoirs, de penser sa pédagogie en terme de projet. Toujours inventer des situations ou des jeux d’écriture qui ouvrent le champ des possibles et ne se cantonnent pas à une façon d’écrire ou de présenter (voir chap. 3 ex.).

 

     1.3. Traces

Elles peuvent et doivent être très variées, et toujours penser à allier la qualité de l’écrit (fond et forme) à l’esthétisme personnel : « Ce que j’écris est de qualité, je l’écris bien et je le mets en valeur ».

  • Des textes créés par les élèves eux-mêmes, seuls, en petits groupes ou collectivement. Ces textes peuvent être manuscrits, ou mis en forme au traitement de texte.
  • Des dessins à visée esthétique ou d’observation, auxquels on prendra toujours soin d’ajouter un écrit court (légende, ressenti…)
  • Des plans et représentations schématiques : parcours, itinéraires, arbre généalogique…, toujours complété d’un écrit qui justifiera sa présence dans le cahier.
  • Des photographies, articles de presse…
  • Des reproductions d’œuvres  d’art, des cartes postales, des collages divers.
  • Des photocopies pour témoigner partiellement des activités collectives (couvertures d’albums…).

La première de couverture Cahier_vie_c1_puce_punaiserouge2.jpg sera exploitée et individualisée (travail d’arts visuels motivant) avec les nom et prénom de l’élève, l’année scolaire, sa classe, éventuellement les nom et prénom de l’enseignant (pour le cahier collectif).

Des exemples extraits de cahiers de vie de cycle 2 Cahier_vie_c1_puce_punaiserouge2.jpg & de cycle 3  Cahier_vie_c1_puce_punaiserouge2.jpg

 

      1.4. Supports

Comme il n’existe pas une façon de faire, il n’existe pas une seule forme idéale !

Libre à chacun d’opter pour ce qui conviendra le mieux à sa pratique de classe et ses objectifs.

Cahier collectif :

Un grand cahier 24x32 (souvent il en faudra un deuxième en cours d’année).

Cela peut être aussi un classeur (pour y insérer des choses écrites a posteriori…).

Le cahier collectif est la trace des activités uniquement scolaires de l’année. Y figure des textes collectifs, ou de groupes ou encore individuels.

Il est un outil indispensable pour la motivation du cahier de vie individuel : un « modèle », une « inspiration ». L’enseignant pourra ainsi y proposer des mises en forme « originales », « innovantes »… pour inspirer et donner envie de faire.

Cahier individuel :

Un petit cahier ou un grand au choix.

L’usage du petit cahier est souvent privilégié aux cycles 2 et 3 car plus facile à emporter pour les élèves dans le cartable, moins impressionnant quand il s’agit d’écrire une page entière !

Il est comme un journal intime mais adapté à la fois à sa vie dans et hors l’école.

Les évènements de l’année privés ou scolaires pourront y figurer.

À l’enseignant de fixer les règles d’usage… On peut tout à fait concevoir, au même titre que le journal intime que l’élève est libre de le montrer ou non à quelqu’un (adulte ou camarade) à condition que les règles soient respectées.

Les cahiers doivent être bien protégés, car ils vont être beaucoup manipulés pendant l’année. Il faudra prévoir un sac solide spécifique pour le cahier de vie collectif afin qu’il circule dans les familles.

     1.5. Écueils à éviter     Cahier_vie_c1_puce_attention.jpg

Le cahier de vie et d’écrits n’est pas :

  • un cahier de correspondance (informations pratiques) avec les familles,
  • un cahier de dessins ou de collages,
  • le cahier d’expression d’autres personnes (parents, fratrie…),
  • un outil d’évaluation,
  • le recueil des activités « festives », les moments de convivialité y figurent mais ne doivent pas représenter l'essentiel du cahier car on risquerait de véhiculer une fausse idée de l'école,
  • le recueil de la vie d’un ou quelques élèves qui auraient une vie plus « riche » que d’autres,
  • une surcharge de travail,
  • un cahier qui s’ajoute à d’autres : il faut éviter la surcharge de supports
  • le recueil de tous les écrits produits en classe : ne pas oublier que d’autres supports existent !

Le cahier de vie et d’écrits c’est :

  • un support vivant et authentique
  • le reflet de la vie de classe
  • le reflet des apprentissages de l’enfant
  • un lien entre la famille et l’école

 

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2. Pourquoi mettre en place un cahier de vie et d’écrits aux cycles 2 et 3

 

     2.1. Les objectifs

On s’attachera aux objectifs concernant la maîtrise de la langue, car ils semblent primordiaux et faisant partie d’une démarche pédagogique globale de la réussite de l’élève,  pour lutter contre l’illettrisme et l’échec scolaire.

Bien entendu les objectifs énoncés pour le cycle 1 sont toujours valables : lien famille-école, mémoire… (pour en savoir plus... voir l'article :Cahier_vie_c1_bandeau.jpg)

  • Développer des situations d’écriture à partir de l’écrit de soi pour acquérir compétences maîtrise de la langue : faire écrire pour mieux écrire !

La pratique du cahier de vie et d’écrits permet de développer un contexte de communication authentique dont l’enfant est le centre, en donnant une place aux intérêts et à la vie de l’enfant, en ne repoussant pas ce qui est périphérique à l’école, en répondant au projet d’accueillir et d’accompagner chaque enfant selon sa personnalité, son histoire, son identité…

Le cahier donne une place aussi à la vie de l’enfant ailleurs qu’à l’école : l’enfant y dépose des photos, des images, des écrits et des objets prélevés autour d’événements de sa vie et qui en portent le témoignage. C’est un support de verbalisation et d’échanges dont le centre est l’enfant ; la famille peut parler avec lui, le solliciter sur la vie à l’école qui est conservée dans le cahier.

La vie au sein du groupe se construit à partir de la reconnaissance de chacun, de la place donnée à chacun dans son cahier.

Grâce au cahier de vie et d’écrits collectif, les parents peuvent prendre connaissance de ce qui se passe à l’école : des activités (expériences scientifiques, rallye maths… et pas seulement les sorties !) qui n’apparaissaient jusque là sur aucun cahier, prennent vie aux yeux des parents. Le cahier devient donc aussi un outil de lien, de « réconciliation », de « médiatisation » positive sur la vie de la classe, comme le journal scolaire pour une école.

Il est à la fois un support de langage oral et de langage écrit.

Il permet à chaque enfant de recueillir, de garder en mémoire les évènements importants de l’école et de la maison.

 

  • Favoriser des situations motivantes pour écrire : créer du lien et du sens entre les disciplines et les savoirs.

Organiser des supports concrets de culture commune autour de l’écrit en accompagnant l’enfant dans son « métier » d’écolier, en favorisant une communication authentique… pour créer du lien du sens entre les disciplines et les savoirs, et favoriser des situations de confiance et motivantes pour écrire… réconciliation avec l’activité rédactionnelle.

Le cahier de vie est un support concret et affectif qui facilite et permet de contextualiser les apprentissages des programmes de l’école.

L’école donne alors une place, pour les apprentissages complexes de lecture et d’écriture, à ce qui constitue la culture de vie des élèves.

On sait bien que, pour un élève, il est plus facile d’apprendre quand on se sent accueilli et reconnu et que l’on est animé par une réelle motivation.

La confiance qui s’établit autour du cahier va influencer durablement la qualité de la relation, du dialogue, y compris avec les parents.

Les activités d’écriture doivent s’ancrer dans des situations vécues pour inciter l’enfant à préciser et enrichir ses compétences dans le domaine de la maîtrise de la langue.

Les écrits construisent aussi le lien entre les êtres, la maîtrise de la langue est un outil de cohésion sociale.

 

  • Développer chez l’élève les différents rôles de l’écrit (trace, lien, communication...).

Il faut aussi insister sur les fonctions « méthodologiques » du cahier de vie qui conserve la mémoire des étapes du développement de l’enfant et de ses apprentissages.

- Il favorise l’autonomie et la prise d’initiative,

- il organise l’appropriation progressive de l’univers de l’écrit dans sa diversité de formes et d’usages, il incite à être curieux vis-à-vis des autres et vis-à-vis du monde,

- il permet d’articuler la double dimension d’appartenance des enfants/élèves en rassemblant sur le même support des expériences familières et privées et des moments de vie de la communauté scolaire.

À partir de la pratique du cahier de vie peuvent se décliner des fonctions plus spécifiques, le carnet de dessins et de croquis, le cahier d’expériences, le journal de bord du projet, le carnet de voyage...
En définitive, il a une fonction assez unique de rencontre entre la réalité consignée, l’imaginaire auquel il renvoie et la construction symbolique qu’il permet.

 

  • Rendre compte des progrès de l’élève, maintenir la confiance ou lui redonner confiance.

C’est aussi une mémoire qui joue un rôle important de repère pour la structuration de l’enfant parce qu’il concrétise les différentes étapes de son développement.

 

  • Il existe encore d’autres raisons :

Encore d’autres raisons existent, elles font parties de notre culture de l’écrit : Cahier_vie_c1_puce_punaiserouge2.jpg

- parce que le lien entre texte et illustration est tenace,

- parce que c’est ancré dans notre culture de laisser une trace écrite,

- et parce que c’est beau !

      2.2. Quels apprentissages : les programmes 2008  Cahier_vie_c1_puce_ecole.jpg

Dire, lire, écrire, toujours liés pour une cohérence dans l'apprentissage.

« Les apprentissages de la lecture et de l'écriture, qu'il s'agisse des mots, des phrases, des textes, menés de pair, se renforcent mutuellement tout au long du cycle. Les enfants se familiarisent avec l'écrit : ils sont mis en situation de contribuer à l'écriture de textes... A la fin de l'école maternelle, ils savent transformer un énoncé oral spontané en un texte que l'adulte écrira sous leur dictée. »

Les compétences attendues en fin de cycle 2 concernant :

Écrire :

  • Copier par mots entiers ou groupes de mots, un court texte.
  • Écrire des mots réguliers en respectant les caractéristiques phonologiques du codage.
  • Corriger les erreurs en se référant aux règles connues.
  • Écrire sous la dictée….(accords dans le GN et accords S/V, bien écrire les petits mots usuels).
  • Saisir par l’informatique (connaître quelques manipulations courantes).

Produire un écrit :

  • Écrire au cours d’une activité de classe, un texte de manière autonome et pouvoir le relire.
  • En situation de dictée à l’adulte, proposer des corrections pertinentes syntaxiques ou lexicales.
  • Rédiger un texte bref, en se faisant comprendre et en adaptant le niveau de langue à la situation de production (lettre, récit, résumé).

 

Dire, lire, écrire toujours liés

« Faire accéder tous les élèves à la maîtrise de la langue française, à une expression précise et claire à l’oral comme à l’écrit, relève d’abord de l’enseignement du français mais aussi de toutes les disciplines : les sciences, les mathématiques, l’histoire, la géographie, l’éducation physique et les arts. »

  • L’interdisciplinarité des apprentissages langagiers est ici réaffirmée. Elle concerne la totalité de la population scolaire. « … L’étude de la langue française (vocabulaire, grammaire, orthographe) donne lieu à des séances et activités spécifiques. Elle est conduite avec le souci de mettre en évidence ses liens avec l’expression, la compréhension et la correction rédactionnelle. »
  • La mise en cohérence des outils de langue construits au travers des disciplines d’étude de la langue française, vise une amélioration des performances en matière de compréhension et de rédaction.

Lecture : fait l’objet d’un apprentissage systématique visant à l’automatisation : Ateliers de lecture ?

  • Viser la compréhension des textes scolaires, informatifs, documentaires et littéraires.
  • Observer et repérer les éléments de cohérence.
  • Lire pour reformuler, répondre à des questions.

Littérature

  • Donner un répertoire de référence dans la création d’une culture littéraire commune.
  • Développer l’objectif « plaisir de lire ».
  • La littérature pour Lire, Comprendre, Interpréter et Mettre en réseaux les textes.

Rédaction (une priorité au cycle 3, dans le cadre d’un apprentissage régulier et progressif)

  • Pour narrer, décrire, expliquer, justifier, inventer, résumer.
  • S’entraîner à rédiger, corriger, améliorer.

 

Compétence 1 du Socle Commun :

Compétences attendues en fin de cycle 3 concernant Écrire :

  • Utiliser ses connaissances pour réfléchir sur un texte (pour mieux le comprendre ou mieux l’écrire)
  • Répondre à une question par une phrase complexe, à l’oral comme à l’écrit
  • Rédiger un texte d’une quinzaine de lignes (récit, description, dialogue, poème, compte-rendu) en utilisant ses connaissances en grammaire et vocabulaire
  • Orthographier correctement un texte de dix lignes (lors de sa rédaction ou de sa dictée), en se référant aux règles connues d’orthographe et de grammaire, ainsi qu’à la connaissance du vocabulaire

 

     2.3. Des principes pédagogiques primordiaux

Sachant la complexité du processus de la production d’écrits et connaissant les difficultés récurrentes pour les élèves en production d’écrits :

  • manque de motivation pour l’écrit
  • difficulté à coordonner les idées et à les imaginer
  • choix malaisé d’un vocabulaire adapté
  • orthographe défaillante
  • ponctuation approximative
  • difficulté à relire et améliorer son texte

Il semble primordial de mettre en œuvre des principes pédagogiques mobilisateurs de l’activité rédactionnelle : (extraits de Défi écrire aux éditions Accès)

  • La nécessité de la maîtrise de la langue doit être intégrée par l’enfant :

La langue est ce qui nous permet d’entrer en relation avec l’autre pour changer le monde. Il s’agit donc de faire acquérir aux élèves des connaissances sur la fonction et l’importance sociales de l’écrit.

Il doit toujours y avoir une réflexion initiale de la part  de l’enfant mis en position d’écriture. Il doit répondre avant tout aux deux questions clés « Pourquoi j’écris et pour qui ? ». Ensuite seulement il pourra se demander « Comment j’écris ?» et « Quels moyens vais-je utiliser ? »

  • L’apprentissage du Dire-Lire-Ecrire doit se faire simultanément et l’interaction lire-écrire doit être constante : Pourquoi ?

- Parce que c’est le même code, le même matériau à maîtriser : la langue écrite.

- La lecture fournit des données réinvestissables dans l’écriture : idées (culture), organisations textuelles (ex : le schéma narratif), mémorisation visuelle de graphies (lexique)…

- L’écriture est ensuite révisée (donc améliorée) par une (re)lecture de la production, mais aussi par confrontation, lors de nouvelles lectures, à un même type ou à un même genre que le texte produit…

- L’écriture permet à l’élève de mieux prendre en compte certains paramètres propres à l’écrit, éclairant ainsi sa compréhension en lecture…

Les règles propres à chaque écrits (recette, conte, rébus…) pour être respectées doivent être connues de l’élève et il lui faut les rencontrer, en mettant en relation textes lus et textes écrits pour en dégager les caractéristiques de fonctionnement.

Si l’enfant est mis en situation de recherche active au contact de documents adaptés, variés et choisis, cette imprégnation sera d’autant plus réussie.

  • La programmation doit alterner « langue comme moyen d’action » et « langue comme objet d’étude » :

Avec les écrits fonctionnels, l’enfant utilise la langue comme un moyen d’action et de communication. Il en découvre toute la dimension sociale.

La rencontre avec les écrits fictionnels est une rencontre littéraire qui lui permettra de s’épanouir, de structurer son identité entre l’appropriation d’un patrimoine culturel existant et ses propres créations.

Avec ces écrits fictionnels et fonctionnels, Lire et écrire sont vécus comme une nécessité, une source de plaisir et doivent devenir un instrument de travail.

Ainsi ce n’est pas suffisant, il faut mettre les enfants devant des situations ou activités de structuration portant sur les différentes caractéristiques pour écrire des textes. Le code venant au service d’une meilleure  production de sens.

  • Cet apprentissage doit amener l’enfant à se construire une typologie de textes personnelle :

Tout en restant modestes ! à l’école primaire cette typologie doit rester simple, sommaire et facilement accessible à l’enfant. Il doit être capable de trouver pour le texte étudié :

Sa fonction (pourquoi ?)

Son enjeu (pour qui ?)

Son organisation (comment ?)

Sa cohérence à partir du lexique et du niveau de langue employés (quoi ?)

Il doit être capable aussi de mettre en relation le support et sa fonction (le conte/pour raconter, le rébus/pour jouer avec la langue, l’affiche/pour informer…)

Ainsi il est armé d’outils appropriés pour être capable de reproduire et donc écrire.

Le processus d’écriture (modèle décrit par les chercheurs américains J.R. Hayes et L.S. Flower) est composé de 3 opérations qui sont en interaction permanente :

- la planification, c’est déterminer le but et les enjeux de son écrit, se représenter les caractéristiques de son destinataire, identifier le type de texte à utiliser et les outils à employer (règles, lexique, silhouette de texte…), rechercher et organiser ses idées.

- La mise en texte, c’est articuler le lexique, la syntaxe et les aspects textuels comme la ponctuation et les formes verbales en veillant à la cohérence du texte.

- La révision, c’est percevoir les ambiguïtés et les incohérences de son récit, déterminer ce qu’il y a à corriger, mettre en œuvre des moyens spécifiques pour y remédier. Il faut se décentrer pour mieux se corriger.

Ces 3 opérations ne se succèdent pas, elles s’imbriquent constamment au fur et à mesure de l’écriture. La planification est constante tout au long de l’écriture. L’enfant découvre peu à peu les enjeux de son texte. La relecture peut conduire à une remise en cause de la planification initiale.

 

  • Le projet d’écriture constitue le principe organisateur des activités de maîtrise de la langue :

Le projet d’écriture est l’émanation de la vie de la classe. C’est la décision commune du groupe classe de mener à bien une production.

Chaque élève va mobiliser ses compétences et ses capacités dans différents domaines disciplinaires pour fabriquer un album, une exposition…

L’enseignant initie le projet d’écriture en saisissant ou en provoquant les opportunités pertinentes mais ne les impose pas.

La phase d’écriture permet aux élèves de réinvestir des acquis antérieurs et immédiats. Elle les confronte à des problèmes à résoudre qui vont les conduire à de nouvelles acquisitions. Le projet d’écriture est un moyen pédagogique basé sur la motivation des participants et le sens des apprentissages. Cette pédagogie de projet utilise et développe plusieurs formes d’intelligence chez les élèves. Elle permet aux élèves en difficulté de trouver leur place au sein du groupe classe en exprimant leur esprit créatif. Elle alterne travail en équipes et travail individuel. Elle est donc un moyen de prendre en considération les différences entre les élèves en permettant à l’enseignant de solliciter chacun à son rythme et selon ses compétences, tout en créant un groupe classe solidaire.

  • L’enfant doit être mis au plus tôt en position de produire des textes complets, même courts :

Il n’y a aucune raison d’attendre de savoir faire des phrases puis des paragraphes pour apprendre à produire des textes.

Apprendre à écrire est certes un apprentissage complexe, mais il se déroule mieux si les élèves y mettent du sens, ce que ne permet pas ou si peu la production de phrases isolées.

Dès le CP on peut commencer en dictée à l’adulte ou avec des étiquettes de mots connus en donnant le début et la fin d’un texte.

 

 

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3. Comment mettre en œuvre le cahier de vie et d’écrits dans sa classe ?

     3.1. Quand écrit-on à l’école ?  Cahier_vie_c1_puce_ardoise.jpg

  • En situations obligatoires : il s’agit là d’un acte de formalisation avec des contraintes à respecter :

- Contraintes orthographiques : pour tous les travaux de copie (toutes activités confondues)

- Contraintes graphiques : pour toutes les activités qui visent à formaliser le geste graphique, le tracé des lettres, notamment les majuscules cursives.

- Contraintes typographiques : pour tout ce qui relève de la mise en page des écrits (présentation d’un cahier, d’une feuille, d’un problème…)

  • En situations « libres » : il s’agit ici de produire un texte personnel, dont la lecture par autrui n’est pas obligatoire. Ces situations cherchent à multiplier les écrits de façon à dédramatiser l’acte rédactionnel.

- Supports narratifs : type « Cahier du Quoi de neuf ? » ou  « Cahier d’expression libre »

- Supports réflexifs : tout ce qui peut être rédigé au brouillon pour organiser sa pensée, questionner, élaborer des hypothèses, laisser trace d’une réflexion collective…. Ce n’est pas un premier jet d’écriture.

  • En situations dirigées : elles visent un apprentissage, une amélioration et un renforcement des compétences :

- Produire un texte de plus en plus complexe et conforme aux normes de la langue française écrite.

    3.2. Les grands types de situations d’écriture  Cahier_vie_c1_puce_ardoise.jpg

  • Ateliers d’écriture ou Jeux d’écriture :

- Écrire pour le plaisir

- Situations décrochées d’un projet d’écriture

  • Projets d’écriture :

Modules programmés d’apprentissages de l’écriture en interaction avec des apprentissages explicites en lecture et sur le fonctionnement de la langue selon le type d’écrit et les besoins des élèves.

- Projets d’écriture littéraires

 Écrits littéraires

 Écrire un texte fictionnel en interaction avec la lecture de textes littéraires ou d’œuvres d’art

- Projets d’écriture disciplinaires

 Écrits scolaires ou fonctionnels

 Écrire pour faire un apprentissage dans une discipline et pour apprendre à écrire un type d’écrit particulier

  • Écriture courante dans toutes les disciplines ou  Écrits scolaires :

- Repérer les difficultés et les besoins des élèves

- Réinvestir explicitement les apprentissages réalisés lors des projets d’écriture

     3.3. Les règles d’usage : fonctionnement dans la classe  Cahier_vie_c1_puce_ardoise.jpg

Des règles pour l’enseignant :

  • Il n’est pas un cahier d’exercices ni un outil « en plus », mais il doit être un outil de travail de l’enseignant, véritablement intégré à la pratique de classe quotidienne.
  • Côté pratique pour donner envie : Il sera toujours mis à disposition (au fond de la classe par exemple) des éléments pour exploiter une trace écrite (coupures de journaux (photocopiés si nécessaire), chutes de papier divers, tampons, ciseaux à crans…).

Des règles pour les parents :

  • Il faut associer les parents à cette pratique et à cet outil : leur expliquer en réunion de rentrée les objectifs et le fonctionnement des cahiers de vie et d’écrits (individuel et collectif).
  • Ne pas hésiter à insister sur le caractère privé du cahier de vie individuel. 

Des réactions ne manqueront pas de se manifester sur ce côté « libre » et privé :

« Comment vont-ils progresser en orthographe si vous ne pouvez pas le corriger ? »

À cela on peut argumenter que :

- Le cahier de vie individuel contiendra des textes qui seront aussi produits en classe avec des guides, des outils de correction orthographique et grammaticale (leçons, dico, ordinateur, camarade).

- Écrire doit être ou devenir un plaisir et pas toujours une contrainte soumise à l’évaluation. Il faut faire confiance aux élèves pour qu’ils nous fassent confiance et nous accordent parfois un regard de « correcteur bienveillant ». Le maître de jugera pas, ne corrigera pas au rouge (indélébile) mais au crayon par exemple.

- Par l’utilisation fréquente des écrits du cahier collectif qui eux sont corrigés et peuvent être repris dans le cahier individuel.

- Proposer des grilles d’écriture, des idées …

« Comment enrichir son vocabulaire pour que son cahier ne devienne pas un répertoire d’expression orale ? »

- Par la fréquentation de textes divers, et par la proposition des contraintes stylistiques,

- Par l’utilisation de jeux d’écriture qui doivent investir un vocabulaire spécifique… proposer des listes écrites au tableau, des grilles d’écriture…

Des règles pour les élèves :

 

         En classe :   3 « règles d’or » :

  • Une pratique guidée régulière : pour s’intéresser au cahier de vie, l’élève doit sentir que l’enseignant s’y intéresse aussi ! Le cahier de vie collectif doit être tenu à jour pour donner envie.
  • Un temps réservé inscrit dans l’emploi du temps de façon hebdomadaire : cette pratique doit faire partie de la pratique pédagogique de l’enseignant, ce n’est pas une « activité supplémentaire », mais un maillon dans les séances où l’expression écrite est inscrite.
  • Soi et le groupe (atelier/ collectif/ autonomie) : la mise en œuvre peut être multiple et doit être variée pour ne pas devenir un pensum.

L’essentiel étant toujours de démontrer par la pratique à l’élève qu’écrire et bien écrire est utile et nécessaire dans tous les domaines.

- le cahier collectif :

Quelque soit la discipline abordée, l’activité racontée… la production d’écrits sera au service de la classe pour être lue par tous. L’élève doit donc intégrer les contraintes de l’enseignant à son expression (lisibilité, orthographe, registre de langue…). Ce peut être une œuvre collective ou une accumulation de textes individuels ou de groupes, elle peut être plus ou moins dirigée (consignes ouvertes ou fermées, contraintes de vocabulaire, de tournures grammaticales, de présentation… à intégrer). Dans tous les cas chaque production se fait au service de la maîtrise de la langue, ils feront l’objet de plusieurs jets d’écriture avant de figurer « au propre » dans le cahier de vie collectif.

- Le cahier individuel :

Les exigences de soin, de s’appuyer sur des outils existants pour bien écrire sont les mêmes, à la différence que cette fois, tous les textes ne seront pas forcément corrigés par l’enseignant et que la liberté de ton et de sujet y est complète dans la mesure où elle respecte les autres et soi-même.

 

                       à l’extérieur

- le cahier collectif :

Il peut être emporté à la maison 2 fois par an (avant les vacances de Noël et avant la fin de l’année scolaire) pour lecture dans les familles, il devient ainsi un support d’échanges et de reformulation des activités à partir de la trace écrite du cahier, mais aussi support de lecture… Ce fonctionnement sera facilité par une bonne information en réunion de classe au début de l'année et une première page rappelant les fonctions et le fonctionnement et présentant une fiche d'émargement.
Certains enseignants laissent des pages réservées à l’expression des commentaires, réactions, avis des parents. Mais on peut considérer aussi que ce cahier reste à l’usage des élèves de la classe, et les parents peuvent toujours s’exprimer oralement ou sur le cahier de liaison.

- Le cahier individuel :

Il est emporté régulièrement (fréquemment) à la maison, à la discrétion de chaque élève. Certains vont très vite l’investir (écrire les activités du week end écoulé…), d’autres vont « mûrir » le projet et l’envie grandira au fur et à mesure de l’utilisation collective, et parfois avec certains la « sauce » ne prend pas !

 

     3.4. Propositions de séquences pour intégrer la pratique du cahier de vie et d’écrits

Ces documents ont été élaborés lors des animations pédagogiques en formation continue de circonscription 2013-2014.

Quatre entrées ont été choisies pour exploiter quatre types de situations vécues fréquemment en classe :

 

 

Cahier_vie_c1_puce_crayon.jpg

4. Le cahier de vie et d’écrits et les TICE

    4.1. Créer un « Didapages »

Jean-Christophe Dye, Animateur TICE de St Marcellin vous propose un tutoriel pour apprendre à utiliser « Didapages » Cahier_vie_c1_puce_punaiserouge2.jpg. Ce logiciel gratuit permettra d’éditer une version numérique du cahier de vie et d’écrits. Cette version apportera une plus-value sonore et visuelle au cahier de vie « papier ». Sans s’y substituer il apporte deux atouts majeurs : la vidéo et le son !

Autre intérêt : on pourra aussi le diffuser aux familles, sur le site de l’école ou sur CD.

Voici des exemples de « Didapages » créés par des classes…Cahier_vie_c1_puce_punaiserouge2.jpg

 

    4.2. Alimenter le blog

Le blog est un média complémentaire du cahier de vie et d’écrits : des écrits produits dans le cahier peuvent être diffusés via le blog… Ainsi on crée une nouvelle motivation pour les élèves : être lus au-delà de la classe et de la famille.

 

     4.3. Attention !

Comme toute diffusion externe à la classe et à l’école veillez à avoir les autorisations de diffusion d’images de chaque élève à jour (loi relative au droit à l’image) Cahier_vie_c1_puce_punaiserouge2.jpg.

Voici un exemple d'autorisation à remplir par les familles Cahier_vie_c1_puce_punaiserouge2.jpgà votre disposition.

 


Cahier_vie_c1_puce_crayon.jpg

Bibliographie


Date de création : 25/02/2014 · 11:27
Dernière modification : 26/02/2014 · 09:39
Catégorie : Etude de la langue
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