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Prêt aux écoles
Etude de la langue - Langage Cycle 1

Cyril GIRARD Frédérique MIRGALET

CPC St Marcellin

2009

LE LANGAGE EN MATERNELLE

 

 

Les propositions compilées sur cette page font suite à la conférence du Dr ZORMAN du 21 octobre 2009 et aux animations pédagogiques qui ont suivi.

 

·       Quelques principes issus du constat de zorman

·       Les attitudes qui font parler

·       Les outils déjà éprouvés

·       Albums échos et albums en syntaxe adaptée (P Boisseau)

·       Autres liens utiles pour démarrer

 

·       Quelques principes issus du constat de zorman

 Voir le diaporama de la conférence

      La fenêtre optimale des apprentissages langagiers se situe entre 0 et 5/6 ans, pas après, d’où la nécessité d’intervenir précocement.

      Ce n’est pas parce qu’un enfant ne parle pas, qu’il ne comprend pas. Donc on parle aussi et surtout avec les enfants qui ne parlent pas.

      Nécessité de créer les conditions d’un niveau sonore acceptable dans la classe.

      Les compétences langagières se travaillent avec des outils spécifiques, en petits groupes homogènes (en terme de petits et gros parleurs)

      Travailler sur une compétence langagière donnée avec des situations très ciblées.

      Entraînements intenses et réguliers (quotidien ou bi hebdomadaire)

      Ecouter est un acte volontaire qui demande un effort et qui s’apprend.

 

 

·       Les attitudes qui font parler

 

Comment passer d’un « parler à », à un « parler avec » l’enfant, alors que l’école est le lieu dans lequel il obéit à une suite de consignes diverses toute la journée, où il y a très peu de temps d’échanges directs et véritables avec l’adulte ?

 

       Exploiter, saisir tous les temps informels

Privilégier tous les petits temps où la communication peut s’établir avec un enfant : l’accueil, l’habillage… En ciblant les enfants en difficulté langagière.

 

       Développer un parler professionnel

      Motiver l’enfant, fixer son attention sur le langage

      Parler lentement et articuler

      Faire des phrases courtes et simples (utiliser un langage oral, pas trop éloigné de celui de l’enfant)

      Répéter jusqu’à 3 ou 4 fois

      Privilégier les phrases interrogatives

      Poser des questions ouvertes

      Laisser des silences pour susciter des réponses (jusqu’à 5 secondes)

      Ne pas corriger mais reformuler pour s’assurer auprès de l’enfant que l’on a compris.

      Ne pas hésiter à dire : « Je ne t’ai pas compris. » (Bentolila)

 

       S’interroger sur les conditions du besoin

      En maternelle, on va chercher à développer l’autonomie des enfants, mais parfois on va avoir tendance à « préorganiser » à outrance, à devancer ses demandes : on va aux toilettes ensemble, on se lave les mains ensemble, on lui sert son goûter, on lui donne à boire, on lui met son tablier de peinture… Quand lui laisse t-on un espace pour exprimer ses besoins ?

      Si l’on simplifie le principe d’une communication au modèle récepteur/émetteur, on voit bien qu’à l’école la situation de communication est très souvent biaisée. En effet, on est quasiment toujours dans une situation paradoxale où l’émetteur (la maîtresse) pose des questions aux récepteurs dont elle-même (et parfois elle seule) a déjà la réponse. Rare sont les vraies situations de communication où l’information a une authenticité. Le cahier de vie et les temps informels de vie de classe (récréation par exemple) sont, par le biais du vécu non partagé avec la maîtresse, de vrais supports de communication.

 

 

·       Les outils déjà éprouvés

 

      Apprendre à écouter : « Ecoute écoute », travail autour de sons du quotidien (grincement de porte, eau qui coule…) pour éduquer une attention auditive. Plusieurs CD en prêt à l’IEN.

      Travailler compréhension, phonologie, catégorisation, flexibilité… avec les outils de La Cigale et les cahiers de la Fourmi.

      Travailler phonologie et catégorisation avec les outils de Sylvie Cèbe édités chez Hatier.

      Apprendre à inférer (GS à CM2), grâce à l’ouvrage : « Stratégies pour lire au quotidien » scérén.

 

 

·       Albums échos et albums en syntaxe adaptée

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit de petits albums où un nombre limité de photos d’enfants en pleine activité est compilé. Ils ont pour objet d’aider les enfants à s’exprimer grâce à l’utilisation d’un support vécu. Ils donnent en outre l’occasion de multiples interactions langagières de qualité entre adulte et enfant.

      Les albums échos de 1er personne

5 à 8 photos d’un enfant en action sont prises (fil d’une journée, temps d’EPS, activité culinaire…)

Dans un premier temps elles sont présentées lors d’un temps informel. Par exemple étalées sur la moquette du coin bibliothèque pendant l’accueil. L’enfant les découvre. L’enseignant peut alors choisir de laisser de côté les photos qui indifférent le plus l’enfant.

L’adulte note au plus près les verbalisations de l’enfant et les provoque si besoin « Qu’est-ce qui se passe ? » ; « Qu’est-ce que tu fais ? ».

Hors temps de classe, l’enseignant élabore une compilation des photos et reprend les propositions spontanées de l’enfant en les complexifiant juste un peu. (Différenciation des pronoms, usage des temps, complexification, reprise lexicale). Chaque album est construit sur mesure en écho aux capacités de l’élève.

Les albums sont rassemblés dans le coin bibliothèque pour qu’on les leur raconte et que l’enfant tente à son tour de raconter en autonomie. Ces temps d’interactions peuvent être courts, quelques minutes, mais sont reconduits plusieurs fois à propos d’un même album.

Les notes sont des ressources directes pour l’enseignant. C’est un retour déjà réfléchi, une aide à l’étayage pour l’adulte et non un texte figé.

Lorsque l’enfant maîtrise suffisamment l’album pour le raconter, on invite des élèves de la classe voisine (par exemple), en veillant à ce que les conditions de réussite soient présentes (album suffisamment maîtrisé, petit chevalet pour libérer l’enfant des contraintes matérielles…)

      Les albums échos de 3ème personne

Ce sont ici 8 à 10 photos d’enfants différents en train de vivre une même activité qui sont compilées. Elles seront toutes traitées à la 3ème personne (il/elle/on/ils/elles…)

Il s’agit maintenant de faire réagir les enfants sur des photos pour lesquelles ils ne sont pas dessus.

De la même manière, l’enseignant va recueillir au plus près les réactions des enfants, puis les retranscrire en les faisant évoluer légèrement. Il est souhaitable qu’un même album soit décliné en trois niveaux de syntaxe puisque contrairement à l’album de 1ère personne, celui-ci va servir de support à tout le groupe classe ou du moins à un grand groupe.

En petit groupe, on pourra aussi faire le « Jeu de la recherche de la page »: chacun dispose d’un même album. La maîtresse choisit une page qu’elle décrit en restant fidèle au texte qu’elle a prévu. Elle invite les enfants à retrouver cette page. Elle procède ainsi 2 ou 3 fois. Puis, elle propose à un élève de devenir le meneur du jeu…

L’adulte étaye les moins à l’aise, invite les plus sûrs à commenter les photos les plus difficiles…

      Albums qui peuvent être difficiles, mais qui suscitent l’intérêt… Comment les utiliser ? Albums en syntaxe adaptée

Un album est choisi parce que d’évidence ses illustrations, l’histoire qu’elles suggèrent, provoquent l’intérêt des enfants qui demandent qu’on le raconte.

On présente une première fois l’album tant bien que mal en s’inspirant du texte et en se livrant à quelques remaniements qui peuvent le rendre plus acceptable, puis on fait semblant de l’oublier.

Quinze jours plus tard, on ressort l’album et on se contente d’en tourner les pages en demandant aux enfants de raconter l’histoire. On enregistre tout ce qui est dit. A partir de cet enregistrement, l’enseignant produit, en écho des propositions enfantines, un texte plus élaboré que ce qu’ils ont émis spontanément, mais qui reste à leur portée. Ce texte est, le plus souvent, très proche des illustrations.

Par la suite, cette version est proposée aux groupes d’enfants qui s’associent aux restitutions… On attend de ces albums, qu’ils soient racontés en autonomie par les enfants. Tout comme les albums échos photos, on parviendra à construire une utilisation autonome en créant les conditions d’un petit groupe, en étayant l’enfant, en travaillant de nombreuses fois sur un même album

La capacité à étayer l’enfant vers un niveau de syntaxe juste supérieur est là aussi déterminante : choix des notes ; feed-back…

Pourquoi ça marche ?

Les albums échos

      Parce qu’on s’appuie sur le langage oral : or à l’oral, la syntaxe est bien différente.

      On travaille dans la Zone Proximale de Développement de l’enfant.

      Parce qu’on parle de lui et de ce qui le concerne.

      Parce qu’on prend le temps de provoquer des échanges et qu’on suit un principe de complexification de la langue orale qui permet de viser de vrais progrès.

Les albums en syntaxe adaptée

      Parce que le livre est rendu accessible à la compréhension.

      Parce que l’élève peut s’en emparer et le raconter.

 

Attention, ce travail est un travail de l’oral qui ne se substitue en aucun cas au travail sur la langue écrite, indispensable pour préparer l’entrée dans la lecture.

 

Remarques concernant la mise en œuvre

Prise des photos :

Pour les albums à la 1ère personne, la prise de photos sur une même activité (culinaire, motrice…) est difficile, car les situations prises doivent être suffisamment différentes pour ne pas appauvrir le support de langage. Il est plutôt rare d’avoir 8-10 tâches sur une même activité. Ceci est moins vrai pour les albums 3ème personne.

Pour la présentation des photos aux enfants :

Privilégier un petit groupe d’enfants permet un étayage par les pairs, à condition que l’adulte régule les prises de parole. La prise de notes peut se décliner en plusieurs temps pour un même enfant.

La dimension affective est importante.

Demander à/aux enfant(s) de choisir les photos qui lui plaisent le plus, en lui proposant de constituer un livre qui sera disponible dans la classe…

La réécriture du texte :

On tachera de faire évoluer les propositions enfantines au regard de quatre axes de réécriture :

       Utilisation et différenciation des pronoms 

       Construction du système de temps

       Elaboration du lexique

       Complexification (usage du pour, pour que, parce que, en + gérondif…)

Le principe est de partir des propositions enfantines que l’on va faire évoluer juste un peu, de façon à ce que les modifications apportées restent accessibles à l’enfant.

On évite absolument :

      Les déclaratives simples : « Le petit garçon épluche les légumes » 

      Les inversions interrogatives : « Epluche-t-il les légumes ?»

      Les incises : « "Veux-tu éplucher les légumes? " dit la maîtresse »

Après une complexité, on a toujours un pronom.

      Je frotte le savon pour que ça mousse.

      Quand je pousse avec les mains, le carton recule.

Quitte à ajouter des détachements.

      « On ne risque rien parce qu’il nous attrape avec sa perche, le maître nageur. »

      « Il a du mal à tourner parce qu’elle est très épaisse, la pâte. »

Pour éviter de mettre trop de détachements, Il faut jouer sur la phrase précédente:

      « Y’a un maître nageur qui nous surveille. On ne risque rien parce qu’il nous attrape avec sa perche. »

On peut mettre des exclamations, des références aux photos, des questions…

Même si cela parait lourd à l’écrit, il est fondamental de laisser les référents des pronoms pour parvenir à sans abstraire. Il faut bien comprendre que l’usage du « il » par exemple est une abstraction telle que, si l’on ne fait pas référence à qui est ce « il » dans la phrase, l’enfant ne peut, dans un premier temps, pas faire de pont avec ce référent « imaginaire ».

Fabrication de l’album :

Le support sur lequel photos et textes seront compilés doit être simple. Il doit en outre pouvoir être complété. L’utilisation de cahiers au format A5 semble bien adaptée.

Mise en œuvre :

Un entraînement systématique et intensif est nécessaire (plusieurs fois par semaine). Pour les albums échos, il pourra se faire sur des temps informels, pendant l’accueil ou encore pendant l’aide personnalisée car quelques minutes suffisent pour conter et se faire conter un ou plusieurs albums…

 

 

·       Autres liens utiles pour démarrer

L’ouvrage de BOISSEAU. P « Enseigner la langue orale en maternelle » Scéren.

Le travail de Boisseau P: http://www.bienlire.education.fr/02-atelier/fiche.asp?theme=1110&id=1072

Témoignages extrait du blog Ecole petite section à propos des albums langage,  inspirés des albums échos de Philippe Boisseau : http://soutien.over-blog.fr/categorie-10597896.html 

Albums en syntaxe adaptée "déjà prêts"  http://w8.ac-amiens.fr/inspections/02/ressources/lem/m4.html

Albums en syntaxe adaptée édités chez Retz : Oralbums et mini-oralbums

Pour vous aider à réécrire les textes, n’hésitez pas utiliser la P20 du document d’accompagnement des programmes « Le langage en maternelle », présent dans les écoles.

 


Date de création : 14/12/2009 · 14:43
Dernière modification : 22/01/2013 · 15:00
Catégorie : Etude de la langue
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