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Etude de la langue - Catégorisation

La catégorisation

Compte rendu de la conférence de St Etienne de St Geoirs du 15 janvier 2008

Dossier suivi par Frédérique Mirgalet

Conseillère pédagogique à St Marcellin

Janvier 2008

Lien vers le document de la conférence de Françoise Bonthoux sur la catégorisation.

Pour illustrer la catégorisation et la flexibilité, voici des éléments extraits du complément pédagogique des cahiers de la fourmi, rédigé par Josette N’Guyen et Yvonne Semanaz, auteurs de Cogito et flexi*

 

« Notre connaissance du monde est constituée par les représentations mentales qui nous permettent d'appréhender et de catégoriser les objets. La catégorisation est un processus de base intervenant dans la plupart des comportements humains. Dans la reconnaissance et l'identification des objets, elle permet de coder les informations en fonction de la situation et du but visé. Dans les processus de compréhension et de raisonnement, elle permet de structurer les connaissances. Par le choix et la justification orale des critères, elle favorise la construction des réseaux sémantiques. Par la multiplication du pluri-étiquetage, elle organise la mémoire. »

 

  1. Comment se construisent les modes de catégorisation ?

 

Les conduites de catégorisation chez le jeune enfant sont dans un premier temps guidées par les relations de similarité. C’est à partir d’éléments perceptifs (couleur, taille, forme…) que se construiraient les premières catégories.

 

Différents types de catégorisation :

La catégorisation prototypique. Les objets sont catégorisés selon leur « air de famille», parce qu’ils possèdent beaucoup d’attributs en commun et entretiennent donc de fortes relations de similarité. Parmi ceux-ci un exemplaire est le plus représentatif, le prototype, et il assure le point de référence pour la catégorisation d’autres exemplaires. …. Prenons l’exemple d’un enfant à qui l’on demande de citer un animal. Il est plus probable qu’il dise "chien" que "rhinocéros" (élément moins représentatif dit "atypique" ou "périphérique"). Par contre, il ne citera sans doute pas "caniche" ou "boxer". Ces modèles basés sur les relations de similarité renvoient à la notion de catégorisation taxonomique.

 

Le script (ou schéma). Les scripts sont composés d’éléments divers - actions, personnes et objets – liés par des proximités spatiales, temporelles ou causales.

Ce modèle, basé sur les relations fonctionnelles, renvoie à la notion de catégorisation schématique. Le schéma du goûter regroupera ainsi un verre d’eau, une banane, un biscuit, une serviette, une table et une chaise. L’enfant, dès deux ans, pourrait construire des scripts. Ensuite, vers trois-quatre ans, l’enfant réalise que certains éléments, dans le même contexte, parce qu’ils sont de même nature et occupent la même fonction, sont substituables : s’il mange des fraises ou une pomme au goûter, il utilisera bientôt le terme de fruit qu’il pourra compléter par la suite par les termes de plante ou végétal. Au fil des expériences, les scripts se multiplient et se complexifient, et peu à peu l’enfant prend conscience qu’un même objet peut apparaître dans divers contextes et peut donc être désigné par plusieurs noms issus de taxonomies différentes : la fourchette fait partie de la vaisselle, comme l’assiette, mais elle est en métal, comme le tournevis. C’est cette décontextualisation progressive qui permet à l’enfant de passer à des concepts plus généraux où le rôle du langage est primordial.

 

Plus récemment, Bonthoux (2005) propose un modèle novateur du développement de la catégorisation. Elle défend l’hypothèse de deux voies de construction des concepts, conjointes à tout âge : une voie perceptive aboutissant aux catégories taxonomiques par ajouts successifs d’autres propriétés aux attributs perceptifs, et une voie contextuelle, liée aux propriétés fonctionnelles, au sens large, des objets.

Si divers modes de catégorisation coexistent, de quelle nature est la flexibilité qui permet de basculer de l’un à l’autre ?

 

  1. Qu’est-ce que la flexibilité catégorielle ?

 

La flexibilité perceptive est l’aptitude à basculer entre des catégorisations basées sur les critères perceptifs (essentiellement forme, taille, couleur). Si l’on présente deux bols, un uni et un rayé, et une feuille d’arbre rayée : les choix possibles sont l’appariement des deux bols et l’appariement des deux objets rayés. Pour certains enfants, ce double choix est difficile : ils opèrent facilement un premier choix, mais doivent résister à l’interférence de celui-ci pour effectuer le second choix, en d’autres mots pour activer deux représentations différentes d’un même objet (le bol rayé).

 

La flexibilité intracatégorielle est l’aptitude à basculer entre deux représentations de même type.

Comme nous l’avons vu précédemment, l’enfant est capable, dès trois ans, d’utiliser des noms différents pour un même objet. En section des petits, les jeux de catégorisation s’appuient sur cette dimension, la polynomie. Les enfants ne doivent pas seulement dénommer chaque objet en particulier mais regrouper divers objets sous une étiquette commune : le nom générique de la catégorie (la chaussette est une chaussette mais aussi un vêtement).

 

La flexibilité intercatégorielle est l’aptitude à basculer d’une catégorie taxonomique à une catégorie schématique. Prenons l’exemple d’un enfant sommé de ranger sa chambre. Il devra aligner les livres sur une étagère, regrouper les véhicules dans le garage, les peluches dans une corbeille et les vêtements dans l’armoire. Mais s’il est invité à passer la nuit chez un camarade, cet enfant devra alors rassembler dans un même sac son livre préféré, quelques autos, une peluche, son pyjama et sa brosse à dent. La flexibilité intercatégorielle exige le basculement, pour un même item, à un moment donné, entre une relation de similarité et une relation fonctionnelle. Elle a une valeur adaptative fondamentale puisqu’elle conduit à opter pour le type de relation le plus adapté à la situation.

 

On peut enfin citer la flexibilité relationnelle récemment décrite par Bonthoux (2005). On présente à l’enfant des images, par exemple: frigidaire, boîte à outils, yaourt et tournevis. On constitue devant lui le couple armoire/ pull sans lui expliciter la règle. Pour catégoriser ses propres images, l’enfant doit établir et maintenir la règle "se range dans", ce qui nécessite un niveau de conceptualisation élaboré. Bonthoux montre que la flexibilité relationnelle n’est possible que vers l’âge de six ans. »

 

Josette N’Guyen et Yvonne Semanaz

Professeurs d’école

Auteurs des cahiers de la fourmi : Cogito MS, Cogito GS et Flexi MS

*édités par les éditions de la cigale

http://www.editions-cigale.com/

 


Date de création : 16/01/2008 · 12:12
Dernière modification : 19/03/2010 · 15:33
Catégorie : Etude de la langue
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