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Théâtre cycle 3

Le théâtre à l’école

Quelques activités pour le cycle 3

 

Toutes les activités pour les cycles 1 et 2 pourront être adaptées pour des élèves débutant l’activité théâtre en cycle 3

Dossier suivi par Frédérique Mirgalet

Conseillère pédagogique

Novembre 2007

Dossier complété en décembre 2008

 

 

Echauffement 

 

Savoir respirer :

Assis à califourchon sur une chaise, les bras posés sur le dossier pour sentir la respiration ventrale.

Echauffer la voix :

Brr…Ah …  de plus en plus fort. Garder la position assise pour utiliser la respiration ventrale.

Echauffer la langue :

Tirer la langue à l’horizontale et décrire la déplacer latéralement en la gardant tirée. (Les enfants sont pudiques, ils peuvent se cacher avec leurs mains)

Echauffer le corps :

-          Tous en cercle on essaie de jeter une main, l’autre, un pied puis l’autre.

-          On se ramollit, puis on commence à essayer de lancer son bras en le faisant tourner de plus en plus vite, dans un sens puis dans l’autre.

-          Marcher tous ensemble en utilisant toute la surface de la pièce, au signal obéir à une consigne, puis deux puis trois (par exemple 1 : on s’accroupit, 2 : on saute en levant les bras, 3 : on fait un mouvement de boxe etc…)

-          Chanter tous ensemble en écho en swingant de plus en plus sur un petit air entraînant. (De + en + vite, de + en + physique)

Se concentrer :

Avancer tous ensemble d’un pas. Former une ligne et se tenant la main. Se concentrer le temps nécessaire et avancer tous ensemble, sans se donner le mot, sans meneur.

S’écouter :

-          Se disperser dans la salle et se compter. Chacun dit son numéro, à son tour, sans concertation. On recommence si deux personnes disent le même numéro.

-          En cercle. Le premier dit une petite phrase, le suivant enchaîne sans réfléchir avec une autre phrase en utilisant obligatoirement un des mots de la phrase précédente. Dès que quelqu’un hésite, on recommence.

 

Se mettre en connexion : Nouvelle activité

-          Marcher tous ensemble dans la salle en occupant l’espace, chacun marche à son rythme. Puis chacun décide lorsqu’il le souhaite, de se rapprocher de quelqu’un, de marcher en phase avec lui puis de le quitter. Des groupes de forment et se défont.

-          Idem mais on varie la rapidité de marche. Chacun choisit d’accélérer le pas pour rejoindre un autre ou un groupe, de ralentir pour se laisser distancer, de marcher lentement

-          Chacun marche à son rythme et le tient. Malgré tout, chacun doit montrer son intention de se raccrocher à un autre ou à un groupe qui va trop vite et qui le distance ou qui traine et qu’il dépasse. C’est l’intention et l’impossibilité de faire qui doivent être montrées.

 

 

 

Ateliers 

 

Pour entrer dans la peau d’un acteur, quelques situations qui pourront être utilisées en classe :

 

Entrer et ne rien faire :

Entrer sur scène et demeurer un temps immobile, face aux spectateurs, sans rien faire.

Attention aux gestes parasites et aux attitudes (mains dans les poches, bras croisés) qui en disent long. Il faut réussir à ne pas raconter d’histoire avec son corps.

(Cet exercice permettra de mettre en évidence certains petits gestes anodins, qui disent quelque chose et qu’on pourra exploiter, utiliser, exagérer quand on aura besoin de dire cette chose.)

 

Faire n’importe quoi :

Chacun est assis. Quelqu’un doit tout à coup se lever et aller faire n’importe quoi en quelques secondes. L’enseignant est le maître du jeu. La seule règle : il ne s’agit pas d’une mise en scène, ça ne doit pas être prémédité. C’est un jeu redoutable, il n’y a plus de signe social qui tienne. On doit accepter complètement le regard de l’autre.

C’est un moment très réglé. Seul le moment du n’importe quoi est anarchique, mais il obéit à des règles strictes. En le menant avec rigueur, ça peut être un moment de retour au calme qui va vers la concentration et l’attention.

 

Suivre un parcours :

Une personne doit exécuter un parcours devant un public, avec des contraintes précises.

(Par exemple : Entrer sur scène et ne rien faire. - Monter sur une chaise et chanter un morceau de chanson. - Descendre de la chaise, prendre un petit papier et selon ce qui est écrit (chose ou animal) essayer de la vendre ou en parler comme un documentaire - Aller prendre un livre posé par terre, l’ouvrir au hasard, poser le doigt n’importe où sur le page et lire la phrase comme si c’était notre vérité sur le monde.)

 

Dire sous contrainte :

Une personne va dire une phrase issue d’un poème ou d’une chanson. Un spectateur lui dit à l’oreille une consigne de jeu. Les spectateurs doivent pouvoir retrouver cette consigne grâce au jeu de l’acteur. (ex de consigne : tu dois montrer que tu as froid, dis le avec gentillesse…)

 

Dialoguer sous contrainte :

A partir des phrases suivantes :

« Petit pot de beurre, quand te dépetit-pot-de-beurreriseras-tu ?

Je me dépetit-pot-de-beurreriserai quand tous les petits pots de beurre du monde se dépetit-pot--beurreriseront. »

Deux personnes montées sur deux chaises, entre elles un champ de bataille de plus en plus bruyant.

Le dialogue commence par une première personne passablement énervée. Le ton monte et l’énervement aussi.

On peut faire la même chose en remplaçant l’énervement par le rire qui s’installe  de plus en plus.

 

La statue :

Pour accepter la promiscuité physique, dans le temps théâtral.

Statue simple.

Une personne se positionne en statue, la personne suivante vient se positionner par rapport à elle.

Statue complexe.

Une personne A se positionne en statue, une personne B vient se positionner par rapport à elle. B reste immobile et A se repositionne par rapport à B.

C vient se positionner dans la statue puis reste immobile. A et B se repositionnent en fonction de C. D vient se positionner dans la statue puis reste immobile. A, B et C se repositionnent en fonction de D. Ainsi de suite.

 

Le cercle qui ne fait rien :

Tous en cercle. Chacun regarde quelqu’un dans le cercle. Il faut que de regard en regard, chacun regarde quelqu’un et soit regardé par quelqu’un d’autre. Chacun s’efforce de ne rien faire mais doit reproduire le moindre geste fait par celui qu’il regarde. Les gestes parasites vont donc circuler dans le cercle et s’ajouter les uns aux autres.

 

 L’objet détourné :

Version individuelle : Tous assis en cercle, un objet est posé au centre (ici, un saladier). Chacun, à son tour va transformer l’objet : « C’est un chapeau. » L’auteur de la proposition se lève et va essayer le chapeau et se promener avec. C’est un seau, c’est une gamelle pour chien….

Version collective : Un objet est installé au centre de la salle (ici, un carton). On décide ensemble : « c’est une niche » et tous ensemble, on joue à faire semblant que c’est une niche, on est un chien, on est un arbre, on est un enfant…

 

Marcher sur des œufs :

Tout le monde se déplace librement dans la salle. Le meneur de jeu donne les consignes : attention, vous marchez sur des oeufs, sur du verre, dans l’eau jusqu’aux cuisses, dans la boue jusqu’à la taille…

 

Le geste arabe :

Tous debout en cercle. L’un fait un geste, son voisin le reproduit en l’allongeant, rajoutant un élément, ainsi de suite.

 

Le geste sonore :

Tous debout en cercle. Chacun choisi de faire un geste en lui associant un son et une intention. Chacun, à tour de rôle, fait son geste.

Chacun fait le geste de son voisin, mais en gardant son son et son intention. On peut comme ça, faire tous les gestes des autres.

On peut aussi s’échanger les sons mais garder son geste et son intention…

 

Le tournedos :

Tous en ligne, dos au meneur.

Au signal, tout le monde se retourne en respectant la consigne donnée : « être, faire... l’arbre, la maman, l’enfant, la fleur, le bleu…

Les consignes doivent se succéder assez rapidement.

 

La machine :

Chacun, à son tour entre en scène et s’installe avec les autres en faisant un geste répétitif, en lien ou en accord avec les autres, jusqu’à former une grande machine que le meneur pourra accélérer, ralentir, arrêter, faire redémarrer.

On pourra faire varier le jeu, en donnant ou non l’ordre d’entrée en scène, en ajoutant au geste un mot ou un groupe de mot de façon à former une phrase.

 

 

Lecture théâtralisée

 

 

(Partie complétée suite à l’animation de décembre 2008)

Quelques principes et conseils en amont

 

Le texte théâtral s’aborde en classe comme tout texte littéraire, pour lui-même et non pas pour le spectacle qu’on pourrait en faire. On travaillera donc en lecture et en compréhension. C’est seulement lorsque le texte sera bien compris, bien maîtrisé que l’on pourra envisager de le jouer. L’inverse, commencer par distribuer les rôles avant de faire une première lecture, peut conduire malgré les bonnes intentions du maître, à une compréhension très morcelée du texte, à des problèmes d’enchaînement des interventions.

 

Déchiffrage / défrichage

-          On fait une première lecture la plus neutre possible de façon à ne pas induire chez les élèves une représentation à priori des personnages. La lecture peut être faite par l’enseignant, qui dira alors le nom de chaque personnage dans sa lecture, ou directement par les élèves.

-          A la fin de chaque scène, petite pause : « De quoi ça vous parle ? Que sait-on de plus sur les personnages, les lieux… »

-          Après avoir lu deux ou trois scènes : « Comment imaginez-vous le décor de l’histoire ? le physique des personnages, la couleur dominante, l’époque, les relations entre les personnages… »

-          Après la lecture de chaque scène, l’histoire évolue ainsi et la compréhension s’affine.

On voit bien toute fois, qu’il ne s’agit pas d’une explication de texte à proprement parler mais bien d’une évolution de la compréhension de l’histoire, provoquée par les échanges et les questionnements.

-          Dans cette lecture, dans cet échange, les élèvent se trouvent en situation de résoudre une énigme. Que nous apprend le texte, qu’est ce qui est dévoilé ? Il y a ce dont on est sûr et il y a tout un tas de chose que l’on suppose.

 

La lecture et la mise en espace peuvent se travailler parallèlement. C’est très difficile d’imaginer « jouer » une scène texte en main.

Lecture

-          On cherche à mettre en oeuvre  la théâtralité, l’oralité. Par exemple, on peut ramener le texte à une situation concrète pour ne pas sur-jouer l’aspect poétique. Le lyrisme et le poétique sont déjà dans le texte, il n’est pas nécessaire d’en rajouter ! Il s’agit de le faire entendre et pas de le surligner. Par exemple : pour mettre en évidence un texte dramatique il n’est pas nécessaire de jouer le drame. Quelques fois, le jeu peut être contraire et donnera encore plus de valeur à l’aspect dramatique.

-          Certains passages peuvent amener à se poser des questions : par exemple, dans « l’Ogrelet », les deux personnages sont dans une sorte de dialogue, alors qu’ils ne sont pas du tout dans le même lieu : l’Ogrelet est sur le chemin de l’école, sa mère est à la maison. Comment rendre cette idée ? On peut imaginer que la mère est une sorte de voix intérieure qu’on pourrait traduire par une voix off, un chœur qui chuchote,  les éléments du décor qui parlent tour à tour, construire un univers sonore.

 

Mise en espace

-          Comment montrer qu’on passe de l’imaginaire à la réalité ? En changeant de voix, de décors, de personnage… en utilisant les éclairages…

-          On rêvera tous ensemble du décor idéal, donc irréalisable et on en gardera uniquement l’accessoire indispensable. On en arrive ainsi aux conventions du théâtre. Il suffit de décréter que tel accessoire représente tel objet et il le représente. Un décor par avance figé, bridera l’imagination.

-          On peut proposer aux élèves de travailler une scène, en nous montrant l’essentiel, sans dire un mot. (la scène d’une dispute entre deux personnages, une séparation déchirante…)

-          On peut comparer les productions de deux ou trois groupes pour en choisir une

 

Mise en son : création d’un univers sonore

-          parfois, l’absence de décor pourra être compensée par la création d’un univers sonore : par exemple on reconstituera une cour de récréation : chacun imagine un bruit de la cour (ça pourra être un tapement de pied, un cri « arrête ! » une phrase : « Maitresse, il m’a fait mal ! » « Kevin, viens ici » un chansonnette « qui veut jouer à la balle ») Le principe : chacun choisit un bruit et le répète plus ou moins fort, plus ou moins souvent. On eput ainsi reconstituer l’univers de la forêt, d’une gare, d’une marché…

-          Parfois, dans une pièce, un monologue ressemble à une partie chantée. On a alors plusieurs pistes de réalisation : mettre en musique, adapter à un air connu ou inventer une mélodie sur laquelle le texte sera parlé. Pour cela : en cercle, chacun chante un bourdon (note tenue, assez grave, la même pour tous. Chacun, quand il le souhaite, peut quitter le bourdon pour chanter une petite mélodie et revenir ensuite au bourdon. Seule contrainte, la nouvelle mélodie doit reprendre quelque chose de la précédente. Au bout d’un petit moment, une mélodie se dégage et on la reprend tous ensemble. On construira ainsi des mélodies très différentes selon ce qu’on veut montrer de l’état d’esprit du personnage.

 

 

Distribution

-          Elle ne se fera que quand le texte dans son ensemble aura déjà été travaillé et que les personnages auront été compris, dans leur complexité.

-          les écueils : C’est un moment capital pour les élèves. Attention, il n’est pas forcément judicieux de donner un petit rôle au leader ou de donner un rôle surdimensionné à un enfant qui ne s’en sentira pas capable.

-          Comment jouer un rôle à plusieurs ?

o    Avec un accessoire commun (accessoire qui peut se passer physiquement comme un passage de relais)

o    Avec un chœur. Ex de « grosse patate ». Toutes les filles font le chœur. On propose différentes intonations, on en choisit une et on la dit en chœur.

o    On peut démultiplier : ceux qui parlent et ceux qui jouent.

o    On peut aussi jouer en chœur.

 

Quelques pistes pour aborder le travail en classe.

 

1- La lecture, qui peut aussi être faite par l’enseignant.

 

2- Le travail sur des extraits de pièces. Ce travail peut être ritualisé. On peut avoir un recueil d’extraits de pièces et proposer aux enfants, régulièrement d’en travailler et de les jouer ou de les lire à la classe. On choisit alors un moment dans l’emploi du temps, 10mn par semaine pour regarder les enfants. Ce travail peut permettre d’aller vers l’œuvre entière ou de retravailler quelque chose de connu.

 

3- Le travail sur des pièces entières.

Ce travail peut être mené de différentes façons :

Un même extrait peut être travaillé par plusieurs groupes d’élèves. On pourra alors comparer les choix de mise en scène qui transcriront bien la compréhension qu’aura eu chacun des groupes de l’extrait.

 

4- lecture d’extraits, texte en main : pour lire à la classe, à une autre classe, pour s’enregistrer.

 

5- Mise en espace ou mise en scène du texte.


Date de création : 30/11/2007 · 12:15
Dernière modification : 02/07/2009 · 16:43
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