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Par : CPC EPS
Publié : 16 mai 2011

Danse de création

En danse, le corps a un statut particulier

Il est à la fois matériau, matière d’œuvre et œuvre d’art dans une mise en scène singulière, lieu de l’imaginaire, lieu de symbolisation et lieu de communication.
Un enfant qui danse est centré d’abord sur son propre corps (qui est le matériau premier), sur sa relation (essentiellement non - verbale) avec l’autre, sur son regard envers ce qui se construit, se compose.
Il faut s’appuyer sur beaucoup de connu des enfants pour autoriser un peu d’inconnu, « s’imprégner » avant de « s’exprimer ».
Dans toutes les cultures, les jeux rythmés, les chants dansés mettent en cause toutes les parties du corps et la transmission se fait naturellement par l’adulte vers l’enfant dans le plaisir de faire ensemble… A partir de là, détournement, dérives de l’ordinaire : c’est là que sont les racines de la danse, art du corps.

Il faut différencier les - de 4ans et les +de 4ans  ; pour que les enfants créent, il faut qu’ils s’imprègnent « on ne crée pas à partir de rien ».
C’est à partir de règles de jeux chorégraphiques, à partir de contraintes fécondes données aux « matériaux » que l’enfant se sera appropriées, qu’il va pouvoir composer, mettre en forme ...son désir de danser....
 
Penser que danser, c’est :
·un début : une Majuscule
·une fin : un Point
·le corps en mouvement (le geste)
·la musicalité (la façon de dire)
·l’espace (comment je l’occupe)
·la relation entre les personnes du groupe

Une démarche de création pour amener l’enfant à passer :
du Bouger , actions motrices spontanées en réaction à des consignes ou des inducteurs,
à Danser pour communiquer une émotion, une intention, avec une gestuelle originale et poétique, la plus enchaînée possible.
 

Quelques règles à respecter pour construire des compétences en DANSE et garder le plaisir dans l’activité :

Donner du temps : pratique régulière (un module par année scolaire), volume de pratique suffisant (au moins 12h !), durée et répétition de chaque situation avec évolution ou consigne différente.

Chaque séance doit inclure des formes de travail différentes :

1. mise en disponibilité (corporelle ; écoute de son corps de son état, des autres)

2. exploration avec consignes ouvertes de temps, d’espace, de qualité de mouvement... permettant de rentrer dans l’action avec des réponses personnelles

3. écriture – composition (choix, mémorisation de gestes, d’actions, de déplacements)

4. production, restitution de ce que l’on a construit dans la séance (au moins une partie), en l’état, avec une part d’improvisation.

Après chaque situation, permettre à quelques uns, danseurs et spectateurs, d’exprimer le ressenti (attention à ne pas faire durer...)

Inclure des moments où l’élève est spectateur, sauf pendant la mise en disponibilité, en veillant à donner une consigne précise au spectateur (cf doc “le regard du spectateur”) ; l’observation en binôme favorise cet apprentissage et permet la verbalisation à 2 de ce que l’on a vu.

● Proposer des situations que l’on a expérimentées et dont on perçoit clairement les enjeux, pour mieux comprendre les difficultés des enfants, pouvoir les relancer, les aider pour qu’ils aillent plus loin dans leurs réponses.

● Vivre les situations avec les enfants chaque fois que cela est possible : pouvoir être spectateur et animateur en même temps.

Etre un spectateur actif lorsqu’on ne danse pas, qui exprime aux danseurs tout ce qu’il a vu et ressenti de positif en premier (n’interrompre que si les conditions ne permettent pas ou plus à une majorité d’enfants de s’engager dans l’action).

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