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Rencontre des « classes qui dansent » en Oisans
 

Lundi 13 juin, la journée de rencontre des « Classes qui dansent » est venue clôturer de façon magnifique la fin de trois années de résidence de la Compagnie Scalène en Oisans. Fidèles à leur réputation, les danseurs Youtci Erdos, Elodie Morard et Manuel Chabanis ont su entraîner dans leur sillage petits et grands : quatre classes de grande section et CP des communes de Gavet et Bourg d’Oisans ainsi que deux classes du collège ont présenté le fruit d’une année de travail en collaboration avec leurs enseignants. Grâce au partenariat avec la Communauté de Communes,le Conseil départemental, l’Inspection académique et la Drac, ce sont 102 élèves de primaire qui ont pu découvrir et s’initier à cet art au cours de 8 séances sous la houlette de « Manu ». De leur côté, et pour préparer la journée de rencontres, les professeurs des écoles ont complété l’apport du spécialiste par la mise en place de séances d’approfondissement.Celles-ci leur ont également permis de réinvestir les trois heures de formation dont ils avaient bénéficié en début d’année.

Matthieu ASTIER-PERRET,directeur de l’école de Gavet et Rachel Rochat-Mano, enseignante, nous confient :

"Dans le cadre de ce projet, nos élèves ont pratiqué la danse contemporaine avec un danseur, chorégraphe. Travailler avec un artiste a donné une dimension particulière au projet. Les séances entre les visites du chorégraphe étaient des temps de travail motivés entre-autres par sa venue prochaine. Le travail s’est construit progressivement à partir des propositions du chorégraphe et de leurs appropriations par les élèves qui ont fait partie intégrante du processus de création, et qui ont vu la chorégraphie naitre au fil des séances. Les élèves ont été mis très vite dans une dynamique de projet avec la perspective d’une représentation dans une vraie salle de spectacle avec la présence d’un public et la rencontre d’autres classes. Cet aspect a été moteur dans leur investissement. La discipline était exigeante : difficile de faire ensemble surtout pour les plus jeunes qui ont beaucoup de mal à coopérer. Difficile de rester concentrer sans parler tout au long du déroulement de la chorégraphie. Difficile d’être à l’écoute les uns des autres. La présentation mutuelle des chorégraphies au sein de l’école a été un temps fort de mise en condition, présenter une première fois son travail devant l’enseignant et les élèves d’une autre classe permettait déjà de mesurer l’importance du travail à accomplir et de repréciser quelques points, notamment le travail sur la vitesse des mouvements qui a tendance à être accélérée avec le stress lié à la présentation publique. Prendre le temps, et être à l’écoute les uns des autres ont été des points que nous avons reprécisés lors de cette « mini – rencontre ». Le projet nous a permis également d’aborder le « rôle » de spectateur : être attentif et respecter le travail des danseurs par une observation silencieuse. Le projet a été finalisé lors de la rencontre avec les autres écoles et le collège. Un moment « magique » ! Vivre l’expérience de la scène avec des éclairages dans la pénombre d’une salle de spectacle. La réussite de ce moment met en évidence la qualité du travail mené par l’artiste qui a accompagné le groupe et la force de la dynamique de projet « faire pour de vrai ».

Cette expérience a été très riche, de la classe à la salle de spectacle, elle décline les différents aspects d’une pratique artistique : créer, s’entraîner, répéter pour mémoriser, oser présenter, et jouer le rôle de spectateur. Elle a permis également aux enfants d’éprouver ce qu’est la coopération. La réussite est collective et nécessite l’engagement de chacun. Une belle manière d’apprendre à vivre ensemble. Ce projet nous est apparu particulièrement intéressant avec un public d’enfants qui pour la grande majorité vivent dans des milieux très modestes souvent éloignés des pratiques artistiques telle que la danse contemporaine. Un travail de ce type permet de les sensibiliser à cet univers singulier d’autant plus intéressant que les pratiques en danse contemporaine sont très ouvertes à toutes formes de langage, permettant ainsi à chacun de trouver sa place. Un vrai travail de démocratisation de la culture et de lutte contre les inégalités sociales. Nous remercions vivement tous les partenaires qui ont permis à ce beau projet de voir le jour, et remercions en particulier la compagnie scalène et Manuel CHABANIS le danseur qui est intervenu dans notre école et avec lequel nous avons eu beaucoup de plaisir à travailler. Quel dommage qu’un projet aussi ambitieux ne puisse être reconduit !"

 
 
Publié le mercredi 29 juin 2016
Mis à jour le jeudi 30 juin 2016

 
 
 
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